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Avec la Covid-19 et la Niña, 45 pays ont besoin d’aide alimentaire extérieure (FAO)

Avec la Covid-19 et la Niña, 45 pays ont besoin d’aide alimentaire extérieure (FAO) 2020-12-08
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Sur fonds de crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus, de phénomène climatique La Nina et d’insécurité alimentaire, 45 pays dont 34 en Afrique, ont désormais « besoin d’aide alimentaire extérieure », a indiqué jeudi la FAO.

« Les incidences de la pandémie de Covid-19, principalement la perte de revenus, jouent fortement sur les niveaux mondiaux d’insécurité alimentaire », relève l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO).

Selon le rapport trimestriel « Perspectives de récoltes et situation alimentaire », la production céréalière totale des 51 pays à faible revenu et à déficit vivrier devrait progresser cette année pour s’établir à 496,3 millions de tonnes, grâce aux volumes considérables produits en Afrique australe et en Extrême-Orient.

Il s’agit d’une légère hausse d’environ 7% de plus que la moyenne des cinq dernières années. Cependant, les besoins d’importations de céréales devraient atteindre 73,9 millions de tonnes pendant la campagne de commercialisation 2020-2021, une hausse principalement due aux besoins accrus des pays d’Afrique subsaharienne.

De ce fait, la pandémie aggrave « des situations déjà précaires causées par les conflits, les ravageurs et les chocs climatiques », notamment les ouragans qui ont récemment frappé l’Amérique centrale et les inondations qui ont touché l’Afrique.

Des phénomènes climatiques extrêmes à l’origine de ces chocs de production

Dans le même temps, le rapport souligne un autre paradoxe des phénomènes climatiques. Selon la FAO, le phénomène La Niña accentue le risque que la pluviométrie soit supérieure à la moyenne en Afrique australe et en Asie de l’Est.

Dans le même temps, les précipitations devraient être plus faibles dans certaines régions du Proche-Orient et d’Afrique de l’Est. Ce qui pourrait causer des chocs de production.

« Les années de chaleur record ont généralement coïncidé avec un fort épisode El Niño, comme ce fut le cas en 2016. La Niña a tendance à refroidir les températures mondiales, mais l’anomalie apparue cette année n’a pas suffi à freiner le réchauffement », a observé hier mercredi Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), Petteri Taalas. « Malgré cette anomalie, on enregistre déjà cette année une chaleur quasi record, comparable au précédent record de 2016 », a-t-il relevé lors de la présentation du rapport de l’ONU sur l’état du climat mondial.

Parmi les 45 pays ayant besoin d’une aide alimentaire extérieure, il y a l’Afghanistan, le Bangladesh, Haïti, l’Iraq, le Liban, le Myanmar, le Pakistan, la République populaire démocratique de Corée, la Syrie, le Venezuela, le Yémen.

Sur la trentaine de pays africains ayant besoin de cette assistance extérieure, la FAO cite : Burkina Faso, Burundi, Cabo Verde, Cameroun, Congo, Djibouti, Érythrée, Eswatini, Éthiopie, Guinée, Kenya, Lesotho, Libéria, Libye, Madagascar, Malawi, Mali, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Niger, Nigéria, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République-Unie de Tanzanie, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tchad, Zambie et Zimbabwe.

La FAO revoit également à la baisse ses prévisions concernant la production céréalière

Pour 2020, la FAO a ajusté à la baisse sa prévision de récolte céréalière mondiale, à 2,74 milliards de tonnes. Il s’agit d’une hausse de 1,3% par rapport à 2019. Ce qui représente tout de même un niveau record et une augmentation de 1,3% par rapport à la production de 2019.

À plus long terme, dans l’hémisphère nord, les semis de blé d’hiver ont commencé et, dans plusieurs grands pays producteurs, la superficie qu’ils occupent devrait croître sous l’effet de prix rémunérateurs. Toutefois, le temps sec, imputable notamment au phénomène météorologique La Niña, a quelque peu dégradé les conditions de culture aux États-Unis.

L’agence onusienne table aussi sur une utilisation mondiale des céréales de l’ordre de 2,74 milliards de tonnes en 2020-21, en hausse de 1,9% par rapport à l’an passé, sous l’effet notamment d’une augmentation de l’utilisation du maïs et du sorgho dans l’alimentation animale en Chine, pays qui a reconstitué ses élevages porcins décimés par une épidémie depuis 2018.

Les échanges mondiaux de céréales en 2020-2021 devraient aussi dépasser de 3,4% ceux de l’année dernière pour atteindre 454,6 millions de tonnes, essentiellement en raison des ventes de maïs des États-Unis qui sont plus fortes que prévu et de volumes d’achat toujours importants de la part de la Chine.

Forte hausse des prix alimentaires mondiaux en novembre

Par ailleurs, les prix mondiaux des denrées alimentaires de base ont atteint en novembre leur niveau le plus haut depuis près de six ans. Le mois dernier, l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 105 points, soit une hausse de 3,9% par rapport à octobre, et de 6,5% par rapport à novembre 2019.

Il s’agit de la hausse mensuelle « la plus importante depuis juillet 2012, qui fait grimper l’indice à son niveau le plus haut depuis décembre 2014 ». Comme pour illustrer cette tendance, le prix des huiles végétales a connu « une hausse vertigineuse de 14,5% » par rapport au mois dernier.

Les autres denrées de base étudiées ont vu leur prix augmenter.  L’indice des céréales a progressé de 2,5% par rapport à octobre et de 19,9% par rapport à l’an passé. Ceci en raison de l’ajustement à la baisse des prévisions de production aux États-Unis d’Amérique et en Ukraine ainsi que des vastes quantités achetées par la Chine.  Les cours internationaux du riz se sont maintenus pendant le mois.

L’indice du sucre affiche une croissance mensuelle de 3,3%, nourrie par les perspectives de baisse de récolte, dues notamment à des "conditions météorologiques défavorables" dans l’Union européenne, en Russie et en Thaïlande.

Le prix des produits laitiers a progressé de 0,9% et s’est approché de son niveau le plus élevé en 18 mois, principalement du fait de l’affermissement des prix du beurre et du fromage et de la montée en flèche des ventes au détail en Europe.

S’agissant de l’indice FAO de la viande, le prix a également enregistré une hausse de 0,9% par rapport à octobre, mais reste inférieur de 13,7% à la valeur qui était la sienne il y a un an. Les prix de la viande bovine, ovine et porcine ont tous augmenté, tandis que ceux de la viande de volaille ont reculé.


ONU Info / MCP, via mediacongo.net
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