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Coronavirus : pour Didier Raoult, les vaccins sont "de la science-fiction et surtout de la publicité"

Coronavirus : pour Didier Raoult, les vaccins sont "de la science-fiction et surtout de la publicité" 2020-12-11
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Le professeur marseillais s'est insurgé sur les mesures prises pour lutter contre le Covid-19 et sur les vaccins.

Didier Raoult n'y est comme d'habitude pas allé de main morte sur les mesures prises par le gouvernement sur la lutte contre le coronavirus ni sur les vaccins.

Interviewé par Laurence Ferrari dans La Matinale de Cnews ce lundi 7 décembre, le professeur marseillais a tenu à préciser quelques points.

Sur les vaccins : "De la folie"

Didier Raoult est loin d'être convaincu sur les vaccins proposés. "Le programme que j'ai lu jusqu'à maintenant, ça me paraissait de la science-fiction. Pour l'instant ce que j'ai vu, c'est surtout de la publicité. Je n'ai pas vu d'articles scientifiques. J'attends de voir de vraies données.

Il reste très dubitatif sur les essais effectués. "Les essais, il ne s'agit pas de dire si je fais ça, ça fait des anticorps. Il s'agit de dire écoutez voilà, on a une population exposée, dans cette population exposée dans des conditions naturelles chez des gens qui représentent la cible, ça marche. Et ça, on verra."

Une stratégie de vaccination incompréhensible pour lui

"Pour les vaccins, y compris ceux extrêmement utilisés comme ceux de la grippe, on sait qu'en réalité la cible y réagit assez mal parce que l'immunité va en se dégradant, avec l'âge notamment".

Les essais ne sont pas du tout concluants pour lui.

"La stratégie de nos pays et la France n'a pas été la pire de ce point de vue-là, l'Angleterre a fait un programme de vaccination qui a été repris par l'OMS, les Américains ont fait pareil, d'évaluation thérapeutique sans exiger qu'il y ait au moins un test diagnostic. En Afrique on ne fait pas ça personne ne fait ça, pour faire un diagnostic, on fait un test."

"On n'inclut pas dans des essais thérapeutiques, pour la folie de faire des essais thérapeutiques, des gens dont on ne connaît pas le diagnostic."

"Si on s'amusait à faire ce vaccin obligatoire, vous auriez une révolution"
"Je pense que si on s'amusait à faire ce vaccin obligatoire, vous auriez une révolution. Heureusement ce n'est pas le cas."

"Il ne faut pas faire quelque chose dont on ne sait pas si c'est dangereux, dont on ne sait pas si ça marche et on rend ça obligatoire alors ça, c'est vraiment de la folie."

Se faire vacciner, une décision individuelle

Il précise que la vaccination est le choix de chaque personne, comme pour se faire soigner.

"Après il y a la protection individuelle, le risque individuel que théoriquement on aurait le droit de prendre, mais dans ce pays on n'a plus ce droit non plus. Quand on vous empêche de prendre des médicaments (en référence à la chloroquine, NDLR) que vous avez envie de prendre c'est quand même que vous n'avez plus le droit de décider de ce que vous faites."

"Mais moi je suis libéral de ce point de vue, si vous décidez pour vous traiter ou pour vous prévenir de prendre ce vaccin vous le faites ça c'est différent de la politique d'Etat qui dit que vous devez le faire."

Des conditions même pas dignes du Moyen Âge

Pour le professeur marseillais, la stratégie de lutte contre le Covid ne s'est jamais vue.

"On vit dans un monde qui est fou. Si vous voulez, les conditions qui ont été prises pour lutter contre cette maladie sont des conditions d'un autre siècle. C'est pas des conditions pratiques, c'est pas de la lutte au quotidien."

"Déjà de dire aux gens, ne vous soignez pas restez à la maison, ce n'est même pas le Moyen Âge, même Hippocrate ne faisait pas ça. Il ne disait pas aux gens restez à la maison jusqu'à ce que vous mouriez. C'est un truc de fou."

"On a cru que c'était une gestion qui allait pouvoir se gérer politiquement et non médicalement"
Il critique et s'insurge sur le côté politique qui a pris le pas que le côté médical durant cette crise.

"Plutôt que de mettre en place une véritable stratégie qui a mis très longtemps à se mettre en place, on fait les tests, ceux qui sont positifs on les prend en charge, on regarde ce qu'ils ont. Ceux qui sont négatifs, ils peuvent rentrer chez eux, plutôt que de mettre en place une véritable stratégie de prise ne charge des malades on a cru que c'était une gestion qui allait pouvoir se gérer politiquement et non médicalement."

Une baguette magique

Il dénonce les choix pris en fonction de l'industrie pharmaceutique.

"Les politiques ont crû depuis le début qu'il y allait avoir une baguette magique. Cette baguette magique les experts ont cru que ça allait venir de l'industrie pharmaceutique."

"Avec le Remdesivir, ils se sont encore fait rouler dans la farine il y a quelques jours en achetant pour 2 milliards de médicaments dont moi je dis depuis le mois de mars que ça ne marche pas."

"Se battre à la vietnamienne, patient après patient, c'est la guérilla qu'il faut faire"

Pour expliquer sa vision de ce qu'il faut faire pour lutter contre une épidémie, il prend une métaphore de guerre, en expliquant que c'est une bataille quotidienne et qu'il n'y a pas de potion magique ou de baguette dans laquelle on ne peut fonder tous les espoirs.

"Maintenant il n'y a plus cette baguette magique, donc la nouveauté ça ne va pas être de lutter de faire le métier pour résoudre les combats il faut se battre à la vietnamienne, il ne faut pas se battre comme Napoléon III où on a une défaite et tout s'écroule."

"C'est comme les Vietnamiens, on gagne maison par maison, patient par patient, c'est comme ça qu'il faut se battre, c'est la guérilla qu'il faut faire."

"La plus grande star au monde c'est Muyembe"

Pour lui en la matière il y a des références médicales et notamment le docteur Jean-Jacques Muyembe. Le virologue congolais est notamment connu pour être l'un des codécouvreurs du virus Ebola en 1976. Il est le directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale de la République démocratique du Congo.

"La plus grande star moi que je connais au monde de lutte contre les épidémies c'est Jean-Jacques Muyembe."

"Personne n'a son tableau : trois ou quatre épidémies d'Ebola, des épidémies de choléra."

"On sait très bien que la chloroquine ça n'a jamais tué personne"

Et Didier Raoult confie que ce dernier lui a dit qu'il n'avait pas d'états d'âme : "On sait très bien que la chloroquine ça n'a jamais tué personne, on teste les gens", ajoute le professeur marseillais.


Midi Libre / MCP, via mediacongo.net
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