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Mission de suivi des activités des infrastructures d’accompagnement des producteurs maraichers du Kongo-Central par la coordination nationale de PAPAKIN

Mission de suivi des activités des infrastructures d’accompagnement des producteurs maraichers du Kongo-Central par la coordination nationale de PAPAKIN 2021-02-17
Echos des entreprises
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Remise des Puits et Matériels connexes

Mission de suivi des activités des infrastructures d’accompagnement des producteurs maraichers du Kongo-Central par la coordination nationale de PAPAKIN et le gouvernement de la RDC.

La coordination nationale du programme d’appui aux pôles d’approvisionnement de Kinshasa en produits vivriers et maraichers, PAPAKIN, accompagnée des membres du ministère des finances et de l’agriculture ont effectué du 26 au 29 janvier de l’année en cours une mission de suivi des différentes infrastructures d’accompagnement des producteurs maraichers réalisées dans le kongo-central, avec le financement du fonds international de développement agricole, FIDA. « Le suivi en question a consisté de vérifier par territoire si les infrastructures évoluent dans le délai contractuel » a dit en substance, Monsieur Popaul Kizungu-Chihisa, coordonnateur national du PAPAKIN.

Dans le territoire de Madimba, après les civilités à l’administrateur du territoire, qui a applaudi les réalisations de PAPAKIN, la délégation a visité à la station de l’INERA, la réhabilitation de deux bâtiments jadis vétustes, le château d’eau édifié sur le site ainsi que la borne fontaine.

Au centre de transformation des produits agro-alimentaires locaux, CETRAPAL, l’atelier moderne en construction arrive au stade de finissage et les machines devant accroitre la capacite de cette structure sont déjà sur place. Une aubaine pour des nombreux producteurs maraichers œuvrant à Kikonka. Foi de madame Marie-José Mandiangu, présidente du conseil d’administration : "nous avons plus de 800 exploitants maraichers. Nous produisons des jus a base des fruits naturels, nous transformons des légumes précuits. Nous allons faire de ces exploitants des professionnels parce que ce qu’ils vont produire ne va plus pourrir. Et les revenus doivent monter, parce que quand vous produisez, on transforme, c’est une valeur ajoutée. Nous n’allons plus parler en termes de 500 bouteilles mais on va parler de 5000 par jour. Avec le projet PAPAKIN, c’est vraiment du boom".

Avant la descente dans la vallée d’Inkisi, la délégation est passée par la boutique d’intrants agricoles de l’union des coopératives maraichères d’Inkisi, UCOOPMI. D’une superficie de 80 hectares, la vallée d’Inkisi abrite 15 coopératives bénéficiaires de 10 puits modernes, remis officiellement par le coordonnateur du PAPAKIN en ces termes : « nous vous remettons officiellement ce matériel devant vous permettre un arrosage aise, grâce aux puits modernes construits pour vous, suite à votre demande. Et vous recommandons d’en faire bon usage ».

Geste qui n’a pas laissé indifférents les bénéficiaires, à travers les mots adresses à la délégation par monsieur Olivier Kusengika, président d’UCOOPMI : « nous tenons à vous remercier ainsi que notre bailleur le FIDA, et souhaitons que pareilles réalisations se multiplient lors de la deuxième phase. Nous éprouvons beaucoup de difficultés pour arroser nos cultures pendant la saison sèche qui intervient au mois de septembre. En cette période, l’eau se fait rare dans notre vallée. Ces puits vont vraiment nous tirer d’affaire, surtout si on les associe aux motopompes ».

A Inkisi comme à Mbanza-Ngungu et à Minkelo au secteur de Luima dans le territoire de Songololo, le PAPAKIN a installé avec l’appui financier du FIDA, des chambres froides positives et déjà fonctionnelles pour la conservation des produits maraichers. « Il ne reste que la formation des utilisateurs pour la manipulation du fonctionnement des équipements de la chambre froide » a indique monsieur Patrice Ndibu, chef d’antenne du PAPAKIN au kongo-central. De quoi éradiquer des pertes post récoltes.
S’est enthousiasme Jean-Pierre MAMBAKA, président de l’union Nsimbani, Mbanza-Ngungu « les semenceaux se gardent à froid et dans des chambres froides positives. Mais aussi longtemps que nous n’en avions pas, c’était impossible de boucler la chaine. Maintenant que nous en avons, que ça soit pour la conservation des légumes de consommation ou des semenceaux, en tout cas-là, c’est sans problème. Nous sommes très, très, très contents. Notre joie c’est quoi ? au lieu que tout le monde livre les produits au même moment sur le marché, on peut maintenant faire des séquences. Quand bien même qu’il y en a beaucoup, on peut garder une partie dans la chambre froide, et on livre une partie pour que la loi de l’offre et la demande soit respectée. Et que les maraichers se retrouvent ».

A Mbanza-Ngungu, après la présentation des civilités à l’administrateur, la délégation s’est dirigée dans la vallée de Loma pour avoir des explications sur l’évolution de l’entrepôt de pomme de terre. Là encore monsieur Jean-Pierre MAMBAKA, président de l’union Nsimbani, Mbanza-Ngungu a livré des informations sur les inquiétudes qui rongeaient les producteurs de ce tubercule avant la construction de ce dépôt. « Il est vrai que les chambres froides ne peuvent pas regorger toute la production. Mais nous avions demandé que l’on ait quand même un dépôt de pomme de terre. Parce que ce qui peut se vendre pendant 3 mois peut déjà être mis dans le dépôt.
Aussi nous craignions la prégermination. Quand la pomme de terre est prégermée, elle perd son gout. Cela se fait après 3 mois de conservation post récolte. La quantité à vendre après trois (3) mois, seront conserver dans la chambre froide positive ».

Cette vallée constitue une grande zone de production de ciboulette, mieux connue sous l’appellation de Ndembi. On y construit aussi 3 serres devant permettre la préparation des germoirs en toute saison.

A la bifurcation de Lufu toto, sur la nationale n°1, au marché Kunda, les commerçantes environnantes apprécient la construction des infrastructures et ont hâte de les utiliser. A laisse entendre Charline PUATI, vendeuse des produits maraichers. « Grande est notre joie de voir ce marche être construit ici. Il va nous mettre à l’abri des intempéries. La pluie en particulier ».

Dans le territoire de Songololo, la mission de suivi a visité le micro-barrage hydroagricole en construction. Ouvrage d’une importance capitale pendant la saison sèche et est profitable aux 1400 producteurs d’oignon exerçant dans la vallée de Ndembo, d’environ 1100 hectares. À en croire les propos de Nixon ZOLA-NZAMBI, vice-président/RECOMADEC, regroupement des coopératives maraichères pour le développement communautaire. « On a eu beaucoup de problèmes lies à l’inondation et à la rareté d’eau.  Car il y a des terrains qui se trouvent à 200 mètres de la rivière. Et l’espace a emblaver était devenu petit. C’est pourquoi nous avions demandé à PAPAKIN si on pouvait nous aménager ce site par rapport au besoin en eau. Ce qui a fait qu’aujourd’hui le barrage est là. Ça rencontre nos besoins en eau. Ça va arroser tout le monde et les inondations aussi ne seront plus là. Car la rivière déversera son eau dans le barrage qui a son tour l’acheminera vers la canalisation. Ce n’est plus une utopie, le barrage est bel et bien là », a-t-il conclu.

Ce micro-barrage hydroagricole est l’un des plus grands investissements du programme dans la province du Kongo-Central.

À Minkelo dans le secteur de Luima, dans cette grande concession, on y trouve aussi une chambre froide positive déjà montée et fonctionnelle comme les autres. Des entrepôts, une boutique de vente des intrants agricoles et un marché. Toutes ces infrastructures construites par le PAPAKIN sur le financement du FIDA concourent à l’amélioration des conditions de travail des producteurs maraichers du coin. Dixit le coordonnateur national du PAPAKIN, Popaul Kizungu-Chihisa. « Je crois que vous avez été témoins de ce que nous avons visite en amont. Il ne s’agit pas seulement de la conservation mais aussi de la production. Par rapport à la production, vous avez vu que nous sommes entrain de finaliser un grand barrage avec les canaux qui pourront donc irriguer tous les terrains ou les oignons sont cultives. Ce sont des ouvrages très importants. Par rapport à ça, nous visons donc l’accroissement de la production. Après l’intensification de cette production, nous venons maintenant sur le point de chute pour la conservation. C’est toujours dans cette approche chaine de valeur. Donc à chaque étape nous cherchons à en tirer le plus grand bénéfice possible pour le bonheur des paysans producteurs ».

Par la même occasion, le coordonnateur national de PAPAKIN, interpelle-les entreprises ayant gagné ces marches à accélérer les travaux en vue de remettre au plus vite ces ouvrages aux bénéficiaires. « Par rapport au délai d’exécution nous sommes encore en retard. Au niveau du point de vente, ce n’est pas seulement a Songololo que nous l’avons constaté, nous l’avons aussi constaté dans le territoire de Mbanza-Ngungu ou l’entreprise est gravement en retard. C’est en apprenant notre visite que l’entrepreneur a déployé son personnel. Cela nous a poussé à organiser une réunion à Kinshasa, qui va regrouper tous les entrepreneurs, et au-delà de la mise en demeure déjà faite, nous allons prendre des mesures qui puissent faire avancer les travaux. Donc ici ou nous sommes à Songololo, sur 5 infrastructures, il y a 2 qui sont prêtés à être livrées, sur les 5. Vous voyez que nous ne sommes pas encore dans le compte. Donc il faudra faire en sorte que tout soit livre dans le délai et surtout avant la fin de cette période d’extension. Parce qu’après il n’y aura plus d’autre délai qui nous serait accordé ».

Cette mission de suivi a permis a toute la délégation de constater la transformation qui s’opère a vue d’œil dans ces jadis terrains vagues, par la sortie de terre de toutes ces infrastructures, grâce à l’appui financier du FIDA au gouvernement de la République Démocratique du Congo via le programme d’appui aux pôles d’approvisionnement de Kinshasa en produits vivriers et maraichers, PAPAKIN. Pour le grand bonheur des producteurs maraichers du Kongo-Central.


PAPAKIN
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