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« Variant breton » : dangerosité, test PCR inefficace, origine... ce que l’on sait

« Variant breton » : dangerosité, test PCR inefficace, origine... ce que l’on sait 2021-03-17
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La Direction générale de la santé (DGS) a confirmé, lundi 15 mars, l’apparition en Bretagne d’un nouveau variant du coronavirus. Voici les dernières informations publiées à ce jour sur cette souche mutante.

Après le britannique, le sud-africain et le brésilien, voici le variant français. Lundi 15 mars, la Direction générale de la santé (DGS) a officialisé l’apparition d’un variant en Bretagne, confirmant les informations exclusives du Télégramme.

1. Où le « variant breton » a-t-il été découvert ?

La mutation bretonne du SARS-CoV-2 a été détectée dans un cluster qui s’est formé au centre hospitalier de Lannion, dans les Côtes-d’Armor, début mars. Sur les 79 cas de contamination, huit personnes étaient porteuses de ce variant.

Les huit personnes sont décédées, annonce l’ARS ce mardi. Pour l’heure, rien ne permet le lier leur décès au variant.

2. Pourquoi le « variant breton » inquiète-t-il ?

Le « variant breton » a été classé dans la catégorie des variants sous surveillance de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Il est difficilement détectable par un prélèvement naso-pharyngé classique, une particularité qui inquiète les autorités. En effet, avec un tel dispositif, les tests PCR se révèlent à chaque fois négatifs, alors que les malades sont bien porteurs du virus (ce que l’on appelle couramment un faux test négatif). Cela conduit à sous-diagnostiquer le nombre de malades. A noter que si le variant ne réagit pas aux tests PCR, il ne devrait pas être détectable non plus avec les tests antigéniques, soulève ce mardi Santé publique France.

À ce jour, les autorités sanitaires n’ont réussi à identifier le variant qu’en réalisant des tests plus approfondis, par le sang ou via des prélèvements respiratoires bien plus profonds. Mais cela remet en cause la stratégie de dépistage et de contact-tracing actuellement en vigueur, pointe la DGS.

3. Le « variant breton » est-il dangereux ?

Les autorités s’accordent à dire que le variant découvert en Bretagne n’est pas jugé préoccupant pour l’heure, contrairement aux variants dits anglais, sud-africain et brésilien.

« Les premières analyses de ce nouveau variant ne permettent de conclure ni d’une gravité, ni d’une transmissibilité accrue par rapport au virus historique », indiquait la DGS lundi soir. Pierre Tattevin, chef du service des maladies infectieuses au CHU de Rennes, a expliqué sur BFMTV lundi matin qu’il est « trop tôt pour dire » si ce variant entraîne davantage de formes graves de la maladie.

Des investigations sont en cours pour connaître le véritable impact de la souche mutante sur la santé publique. Une enquête flash va être menée pour connaître la circulation du variant.

4. Qui sont les personnes ayant été contaminées par le variant breton ?

Les huit contaminés étaient des personnes assez âgées présentant des symptômes de comorbidité, a indiqué ce mardi l’ARS Bretagne. Elles sont toutes décédées. « Ces patients étaient hospitalisés avec un état clinique assez critique. » Aucun lien n’est établi pour le moment entre le variant et leur décès. « C'est là toute la nécessité de poursuivre les études épidémiologiques. »

L’ARS Bretagne reconnaît qu’à ce jour, « on ne sait pas si d'autres personnes sont porteuses de ce variant ».

5. D’où le « variant breton » tire-t-il son origine ?

Il est difficile de savoir avec précision comment et dans quelle condition est apparue cette mutation. Ce que l’on sait, pour l’heure, c’est que le « variant breton » est un dérivé du clade 20C. Il contient des caractéristiques génétiques communes avec d’autres variants de la même famille, dénommée « 20C », mais s’en distingue par l’apparition de neuf mutations sur sa protéine S et sur d’autres régions virales.

L’apparition de cette variante n’est néanmoins pas surprenante. C’est même un processus naturel. Le virus acquiert des mutations au fil du temps, pour assurer sa survie. La grande majorité de ces mutations ne sont pas jugées, par les scientifiques, comme préoccupantes. « Plus de 4 000 variants du Sars-CoV-2 ont été identifiés à travers le monde », expliquaient, en février dernier, les services de santé britannique sur leur site internet. Certaines sont déjà en circulation en France.

6. Quels sont les territoires placés sous surveillance ?

En Bretagne, cinq agglomérations sont placées sous surveillance (Morlaix, Lannion, Guingamp-Paimpol, Leff Armor et Saint-Brieuc). « Dans ces zones, des prélèvements plus poussés pourront être faits, en plus du PCR classique, pour essayer d’identifier ce variant », informe Stéphane Mulliez, directeur général de l’Agence régionale de santé Bretagne. « Nous avons alerté les différents laboratoires pour qu'ils réalisent les tests PCR profonds. » Les professionnels de santé vont être formés aux conduites à tenir pour ce dépistage particulier.

Des renforts vont arriver à l'hôpital de Lannion pour aider le personnel soignant à gérer le cluster.

Par ailleurs, les autorités annoncent mobiliser plus de doses de Pfizer et du Moderna pour accélérer la campagne de vaccination dans ces zones. « Nous allons intensifier la vaccination auprès du personnel du centre hospitalier de Lannion », annonce le directeur de l’ARS.

7. Quels sont les restrictions sanitaires prises dans le Finistère et les Côtes-d’Armor ?

Des mesures particulières sont d’ores et déjà prises dans les départements de Côtes-d’Armor et du Finistère pour éviter la circulation rapide de ce nouveau variant.

Tous les cas possibles, probables ou confirmés au « variant breton » devront faire l’objet d’un isolement strict d’une durée de dix jours à compter de la date de début des signes ou de prélèvement. Pour les personnes contacts, les recommandations en termes de dépistage (à faire immédiat et sept jours après) et la durée de quarantaine ne sont pas modifiées (la durée reste de sept jours à compter de la dernière exposition à risque).

Au contact tracing habituel s’ajouteront un « contact-warning » (les cas des cas contacts seront contactés par les agents de l’Assurance maladie) et un « rétro-tracing » (recherche de la situation à risque ayant conduit à la contamination).

Pour les malades ayant été contaminés avec le « variant breton », un « suivi de l’excrétion virale par la réalisation de prélèvements profonds tous les 3 à 5 jours » est demandé par les autorités.

Enfin, dans le Finistère comme dans les Côtes-d’Armor, le port du masque devient obligatoire pour tout piéton de onze ans et plus. La consommation d’alcool sur la voie publique est interdite, de même que les vide-greniers, brocantes, braderies et déballages. Ces nouvelles mesures prennent effet dès ce mardi 16 mars.

 


Le Télégramme / MCP, via mediacongo.net
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