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Quel bilan de la gratuité de l’enseignement après deux années scolaires ?

Quel bilan de la gratuité de l’enseignement après deux années scolaires ? 2021-10-15
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Depuis que la gratuité a commencé, les élèves n’étudient plus dans les bonnes conditions. Les salles de classe reçoivent une multitude d’élèves.

Juniace Ngangeli, étudiant: la gratuité n’a pas été effective, car les frais ont été payés de façon indirecte par le biais du RAM. Mais selon le ministre lors de son interpellation à l’Assemblée nationale, ce fameux RAM n’est pas lié à la gratuité de l’enseignement.

Magloire Mpemba: en tant que parent, je dirai oui et en même temps non car certains enfants ont bénéficié de cette gratuité contrairement à d’autres enfants dont les parents continuent à payer les frais scolaires. En toute franchise, la gratuité de l’enseignement n’a réussi qu’à 25% puisque l’État n’a pas beaucoup d’écoles à travers le pays, il n’y a que l’église catholique qui a des écoles presque partout. Pour mieux faire la chose, l’État devrait commencer par construire des écoles, au moins dans chaque quartier sur toute l’étendue nationale.

Divine Kabeya, étudiant: je pense que notre Président de la République n’anticipe jamais ses décisions. La gratuité, oui mais dans quelles conditions ? L’État en soi n’a pas beaucoup d’écoles. Alors d’où, le Chef de l’État a sorti cette idée de la gratuité sans avoir pensé à construire des écoles.

Djo Kabika, étudiant: deux ans après son instauration, faire le bilan de la gratuité de l’enseignement de base initiée par son Excellence, Président de la République Félix Tshisekedi, n’est pas un exercice facile. Nous estimons qu’au-delà de tout, et en raison des difficultés soulevées par les responsables des établissements scolaires ainsi que les actes de détournement constatés ici et là, la mesure reste néanmoins salvatrice en ce qu’elle a permis à des nombreux enfants de retrouver le chemin de l’école et d’accéder à l’enseignement primaire. Nous avons entendu parler de 2 millions d’enfants attendus pour cette rentrée scolaire, c’est dire combien le nombre d’élèves est considérable. L’année dernière, plusieurs écoles se sont plaintes des conditions difficiles avec lesquelles se déroulent les enseignements. Il urge que l’Etat se penche rapidement sur cette question afin que les résultats de cette politique salutaire soient positifs. L’année dernière, des nombreuses écoles ont demandé des sommes exorbitantes pour l’inscription et plusieurs enfants qu’on peut qualifier de « délaissés de la gratuité » n’ont pas pu avoir accès à l’école. Ces pratiques doivent cesser pour promouvoir l’égalité d’accès à l’éducation consacrée par la Constitution.

Triomphe Efonge, journaliste: moi, je dirai que le bilan est négatif. Le Président de la République était trop pressé à l’application de l’article 43 alinéa 5 de notre Constitution. Depuis que la gratuité a commencé, nos élèves n’étudient plus dans les bonnes conditions. Les salles de classe reçoivent une multitude d’élèves.

Henry Laky, entrepreneur: le bilan est totalement négatif. Je suis à Mbuji-Mayi où le ministre a lancé la rentrée scolaire malheureusement certains enseignants menacent même de ne pas enseigner. D’autres réclament leurs salaires et ont même lancé la grève dès aujourd’hui.

Olivier Kanynda: le bilan est négatif, c’est visible à l’œil nu. À Lubumbashi, les enseignants des écoles catholiques ont boycotté la rentrée scolaire.

David Kabanga: bon personnellement, le bilan est très positif, il faudra être sorcier pour ne pas reconnaître les efforts consentis par le gouvernement afin que ce programme soit un succès. Jadis, il était très difficile de scolariser 4, 5 ou plusieurs enfants car les frais étaient trop élevés, je prends l’exemple du Complexe scolaire Les Compagnons sise sur la 12 ème rue Limete résidentiel où les frais de l’école primaire s’élevaient à 320$ par élève, alors je vous laisse faire le calcul.

Henoc Kalolo, étudiant à l’Université du CEPROMAD: on dira à ce point que la gratuité a facilité un bon nombre d’enfants à regagner l’école et elle a aussi allégé la tache aux parents (imagines de parents avec trois, quatre ou plus des enfants). Aujourd’hui, les parents surtout de l’école primaire ont un souvenir de Félix Tshisekedi, ils ne cessent de le bénir jour et nuit. Par contre, à cause de la gratuité, l’enseignement a perdu ses valeurs et ses qualités. Cependant la Constitution prévoit qu’il y ait une gratuité de l’enseignement avec une bonne qualité (article 43 de la Constitution de 2006 révisée en 2011). Il est évident que le système éducatif congolais fonctionne mal depuis des décennies mais avec cette gratuité, il va de mal en pis. Avant, on parlait de la légèreté des professeurs en matière de corruption mais aujourd’hui on parle plus de la mauvaise qualité de l’enseignement que reçoivent nos sœurs et frères. Parce qu’avant, les enseignants étaient motivés (prime de motivation) et ils étaient prêts à faire le travail avec bonne volonté, ça donnait aussi le courage aux autorités de gronder sur l’enseignant qui s’absente ou qui travaille avec négligence. Aujourd’hui là, ce n’est plus le cas. Toutefois, nous n’allons pas condamner l’application de la loi (instauration de la gratuité de l’enseignement) car nous savons tous que les générations doivent être sacrifiées au profit du changement. Nous espérons qu’il y aura du sérieux demain ou après-demain. Pour être concis, la population salue la mesure mettant en application de la gratuité de l’enseignement.

Pierre Kabongu, journaliste: bilan largement négatif, parce que l’enseignement n’est pas de qualité. Ce n’est pas aussi toutes les écoles qui vivent sous la gratuité.

Clarisse Mfuamba
Objectif / MCP, via mediacongo.net
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