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Kabila, le grand retour en 2023 ?

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http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2019_actu/11-nov/11-17/jkabila-affiche-notre-candidat.jpeg Kabila, le grand retour en 2023 ?

Moins d’un an après l’élection de Félix Tshisekedi, les grandes manoeuvres pour la présidentielle de 2023 sont déjà lancées. Et c’est sans surprise le parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), le parti de l’ancien président Joseph Kabila, qui a dégainé le premier. Pour le mouvement kabiliste, il ne fait aucun doute que l’ex-président congolais sera candidat à la prochaine présidentielle.

Dans son discours devant les congressistes venus de toute part et réunis à Lubumbashi, le Secrétaire permanent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Emmanuel Ramazani Shadary a annoncé que le Président national de ce parti politique, Joseph Kabila Kabange, a décidé de faire sa rentrée politique dans les tous prochains jours. Ce, après un petit temps de vacance ou de congé fort bien mérité. « À cet effet, il nous incombe de préparer soigneusement cet événement qui devra faire date tant au sein de notre Parti que sur la scène politique de la République », dit-il.

Cette annonce a été au centre de plusieurs interprétations et commentaires dans la ville province de Kinshasa et ailleurs. Y-a-t-il péril en demeure ? La coalition est-elle menacée ? Qu’est-ce qui va changer dans le microcosme politique congolais ? Pour nombreuses personnes, un parti politique est un fait privé, son organisation est conçue dans l’objectif de respecter la mission première d’un parti politique : conquérir le pouvoir et le conserver le plus longtemps possible.  

Selon le Secrétaire permanent de ce Parti, le retour au pouvoir de Joseph Kabila risque de ne plus passer par le FCC - cette plateforme électoral de circonstance formée durant les élections mais qui a conduit à la défaite de l'ex-candidat pro-Kabila. « Le PPRD étant en mesure de gagner seul les élections », a-t-il affimé. 

Du coup, en 2023, la machine de guerre électorale de Joseph Kabila s’enclenchera sous les couleurs du PPRD, seul parti 100% kabiliste. « C’est Kabila qui a désigné le premier ministre. Kabila qui est le chef du FCC, Kabila qui est le chef du PPRD qui est la puissance du Congo, Kabila est le propriétaire de l’Etat et l’acteur majeur et principal de la RDC », a martelé Emmanuel Ramazani Shadary dans un meeting à Likasi.

Nouvelle bataille Constitutionnelle

Mais pour se représenter aux élections de 2023 et tenter de revenir à la tête de la RDC, Joseph Kabila devra tout de même convaincre que la Constitution autorise sa candidature. L’article 70 de la Constitution congolaise prévoit en effet que « le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois.

« Joseph Kabila ayant déjà été candidat et élu à deux reprises, certains doutent qu’une troisième candidature soit constitutionnelle. Un doute balayé par Néhémie Mwilanya, ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila et coordonnateur du Front commun pour le Congo (FCC), « aujourd’hui, aucun obstacle constitutionnel ou institutionnel voire politique n’empêcherait le retour [de l’ancien] président Kabila et surtout ne pourrait empêcher qu’il soit candidat » à la présidentielle.

Comme au temps du débat sur 3ème mandat présidentiel pourtant constitutionnellement interdit par l’article 220 de la Constitution, les spécialistes du droit sont divisés sur le retour éventuel ou possible d’un ancien président de la République élu. Pour Jean-Marie Kabengela Ilunga, avocat au barreau de Kinshasa, il manque un mot dans ce texte : « consécutivement ». Cette disposition constitutionnelle ne dit pas : « … un mandat de cinq ans renouvelable consécutivement une seule fois ». Selon lui, la présence de ce mot aurait pu permettre à un candidat qui a déjà exercé deux mandats présidentiels consécutifs de pouvoir participer à nouveau à la compétition présidentielle. Mais en l’absence du mot « consécutivement », ce n’est pas le cas. 

Pour le professeur émérite de Droit pénal Raphaël Nyabirungu, l’article 104 alinéa 7 de la Constitution qui fait d’un ancien président de la République élu « Sénateur à vie » ne comporte aucune interdiction. Un point de vue qui s’oppose à celui émit, il y a peu, par le coordonnateur de d’Acaj, Georges Kapiamba et le constitutionnaliste André Mbata qui considèrent quant à eux qu'il y a une « incompatibilité entre le statut de Sénateur à vie, dont bénéficie désormais Joseph Kabila, et tout autre mandat électif. » Selon le constitutionnaliste, Joseph Kabila ne peut donc pas briguer un nouveau mandat présidentiel en étant Sénateur à vie.

En attendant pour Barnabé Kikaya Bin Karubi, il s'agit là, encore une fois, d'un mauvais procès d'intention à l'encontre Kabila.
« En 2016, Kabila va changer la Constitution. Rien. En 2018, Kabila sera candidat. Rien. 2019, partira, partira pas : il est parti. Aujourd’hui, l’idée d’un retour éventuel fait trembler tout le monde. En silence, mû par sa passion pour le Congo, Kabila veille au grain », conclut le diplomate qui nous rappelle que Joseph Kabila a toujours surpris son monde.

Il est donc fort à parier que le débat autour de l’article 70 risque de faire rage dans les prochains mois, si l’éventualité d’une candidature de Joseph Kabila se précise...

 

Source: L'Avenir / Afrikarabia / Le Potentiel

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