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Consultant (e) national (e)

TERMES DE REFERENCE :
ETUDE SUR L'IMPACT SOCIO-ECONOMIQUE DE LA SITUATION HUMANITAIRE
 SUR LES FEMMES ET LES FILLES EN RDC

 

Titre :

Consultant (e) national (e)

Date limite de dépôt :

23 Septembre 2019

Type de contrat :

SSA

Niveau du poste :

National

Durée de la mission

Oct - Nov 2019


I. Contexte

Avec une population totale estimée à plus de 77 millions d'habitants répartis sur 2 345 000 km2, la RDC est le deuxième plus grand pays d'Afrique derrière l'Algérie. Après plusieurs années de violents conflits armés qui ont entraîné de multiples violations des droits humains, la RDC a tenu ses premières élections démocratiques en 2006. Cependant, à partir de fin 2016, le pays a connu une crise politique aiguë en raison de l'échec à tenir les élections présidentielles et législatives, qui ont eu lieu seulement en décembre 2018. La situation sécuritaire reste détériorée avec la résurgence de milices et de groupes armés dans plusieurs provinces de la RDC telles que le Nord et le Sud Kivu, le Tanganyika, le Lualaba, le Kasaï Central et dernièrement l’Ituri.

Le contexte politique instable et la propagation de la violence ont créé l'une des crises humanitaires les plus longues qui affecte les femmes et les hommes d'une manière différente. Les hommes sont exposés aux risques d'être tués, enlevés, torturés et recrutés dans différents groupes armés. Les jeunes hommes constituent la majorité des combattants et des non-combattants tués pendant le conflit. Quant aux femmes et filles, elles sont plus exposées à être massivement déplacées, abusées sexuellement, violées, exposées aux maladies sexuellement transmissibles, forcées à travailler pour les groupes armés, à la prostitution et à l'esclavage. En tant que survivantes, les femmes deviennent très souvent responsables du ménage en raison d'un mari tué dans le conflit. Elles prennent aussi soin des blessés pendant le conflit. En tant que mères, elles sont particulièrement vulnérables au recrutement de leurs enfants dans les groupes armés.

En 2017, ONU Femmes a réalisé une évaluation rapide de la situation des femmes / filles réfugiées et déplacées au Sud Kivu, au Nord Kivu, au Haut Uélé, au Bas Uélé et à l'Ubangi. L'évaluation a montré que les mouvements immodérés de personnes augmentent le risque de vulnérabilité, en particulier pour les femmes, les filles et les enfants parce qu'elles doivent faire face à la charge accrue des rôles de gardiens, comme la fourniture de nourriture et de l'eau, la prise en charge des malades et des blessés dans les familles.  Les autorités de l'État de la RDC ont des pouvoirs limités sur les zones touchées telles que le Sud-Kivu et le Nord-Kivu où les groupes armés de Mayi-Mayi Bède, Karakara, Simuzizi, Nyatura et Yakutumba, Ibra Muzungu et ADF NALU sont toujours actifs. Par exemple, au début d'octobre 2017, 24 femmes d'un site de déplacés internes collectant du bois dans le parc des Virunga dans la province du Nord-Kivu ont été prises en embuscade et violées par des membres d'un groupe armé. Beaucoup de femmes violées disent que même si elles savent que le parc est dangereux, le besoin de ramasser du bois pour préparer la nourriture les fait courir le risque d'aller dans la forêt. La nécessité de fournir d'autres moyens pour préparer la nourriture est évidente.

De plus, l'évaluation d'ONU Femmes a mis en évidence des tensions potentielles entre les réfugiés / déplacés internes et les communautés locales dans la plupart des zones d'accueil. En effet, l'une des principales bases de ces tensions est la pression économique des réfugiés / déplacés internes sur les moyens de subsistance des communautés d'accueil (terre, eau, bois de feu, nourriture, etc ...).
Produits de base insuffisants, surpeuplement dans les centres de transit et les lieux de déplacement en raison de la taille des familles (3 à 5 enfants par famille en moyenne), manque d'intimité, logements et installations de lavage limités et non séparés, manque d'apprentissage et d'espaces de jeu pour les enfants, et d'autres risques de protection sont des causes de détresse psychologique / de stress observées chez les femmes et les filles dans les sites de personnes déplacées et de réfugiés. Outre la promiscuité dans les camps, les femmes et les filles vivant dans de mauvaises conditions socioéconomiques sont contraintes de pratiquer la prostitution de survie, les exposant à l'exploitation sexuelle qui les traumatisent sévèrement et les exposent à un risque plus élevé de VSBG et de VIH.

Enfin, l'évaluation a souligné la nécessité de compléter les interventions mises en œuvre dans les camps de personnes déplacées et de réfugiés dans une perspective axée sur le genre. S'appuyant sur son modèle de "SAFE HEAVEN CENTERS" et dans le cadre de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, il est nécessaire d’institutionnaliser une culture d'intégration de la dimension genre au sein de la communauté humanitaire en RDC et renforcer l'environnement protecteur des femmes / filles réfugiées et des personnes déplacées à travers des activités économiques et la santé reproductive et sexuelle qui amélioreront leurs conditions de vie dans les abris temporaires et les communautés d'accueil.

II. Objectif de la consultation

L'objectif global de la consultation est de procéder à une évaluation de l'impact socio-économique de la crise humanitaire sur les femmes et les filles en RDC. L'évaluation appuiera la pratique fondée sur des données probantes dans la formulation des politiques d'ONU Femmes et la conception efficace des programmes.

L'analyse devrait permettre de mieux comprendre la dynamique sociale et genre, l'impact de la crise sur les femmes, les filles ainsi que les hommes et les garçons et ce que cela implique en termes de division du travail, de charge de travail et l'accès aux services de soins de santé.
L'analyse évaluera les problèmes et les défis auxquels sont confrontées les femmes et les filles et proposera des recommandations concrètes sur la manière de répondre à ces problèmes dans le contexte humanitaire. Ainsi, cette analyse permettra de mieux formuler le soutien nécessaire à la population cible.

Les objectifs spécifiques sont les suivants :

III. Portée des travaux et la méthodologie

L'évaluation portera sur l'impact de la crise humanitaire sur les femmes et les filles dans tous les domaines pertinents : accès aux services de santé, assainissement de l'eau et la santé, violence sexiste, accès à l'éducation, sécurité des femmes, l'accès des femmes à la justice, la participation des femmes aux négociations de paix et aux moyens de subsistance / à l'agriculture.
La méthodologie combinera des techniques quantitatives et qualitatives. Les données seront recueillies au moyen d'enquêtes, d'observations directes, de discussions de groupe et d'entrevues avec des informateurs clés. 

IV. Résultats attendus et calendrier

L'étude se déroulera en octobre-novembre 2019. Elle se concentrera sur le Centre et l'Est de la RDC. Le rapport final est attendu pour novembre 2019.

V. Qualifications des consultants

VI. Manifestation d’intérêt

Les dossiers de candidatures seront constitués des éléments ci-après :

N.B : Les candidatures ainsi que toutes les pièces annexes seront réceptionnées sous pli fermé avec mention : « Offre spéciale ONU femmes » au plus tard 25 septembre 2019, à la réception de l’ONU Femmes à l’adresse suivante :  4ème niveau Immeuble Losonia, Boulevard du 30 Juin, Kinshasa/Gombe.

-----------------------------------------
(*) Rapid assessment conducted by the Sub-Cluster on gender-based violence, 18 October 2017

Kinshasa
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2019-09-16



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Publiée le 10/09/2019
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Consultant (e) national (e)

Lieu

Kinshasa ()

Description

Le poste

TERMES DE REFERENCE :
ETUDE SUR L'IMPACT SOCIO-ECONOMIQUE DE LA SITUATION HUMANITAIRE
 SUR LES FEMMES ET LES FILLES EN RDC

 

Titre :

Consultant (e) national (e)

Date limite de dépôt :

23 Septembre 2019

Type de contrat :

SSA

Niveau du poste :

National

Durée de la mission

Oct - Nov 2019


I. Contexte

Avec une population totale estimée à plus de 77 millions d'habitants répartis sur 2 345 000 km2, la RDC est le deuxième plus grand pays d'Afrique derrière l'Algérie. Après plusieurs années de violents conflits armés qui ont entraîné de multiples violations des droits humains, la RDC a tenu ses premières élections démocratiques en 2006. Cependant, à partir de fin 2016, le pays a connu une crise politique aiguë en raison de l'échec à tenir les élections présidentielles et législatives, qui ont eu lieu seulement en décembre 2018. La situation sécuritaire reste détériorée avec la résurgence de milices et de groupes armés dans plusieurs provinces de la RDC telles que le Nord et le Sud Kivu, le Tanganyika, le Lualaba, le Kasaï Central et dernièrement l’Ituri.

Le contexte politique instable et la propagation de la violence ont créé l'une des crises humanitaires les plus longues qui affecte les femmes et les hommes d'une manière différente. Les hommes sont exposés aux risques d'être tués, enlevés, torturés et recrutés dans différents groupes armés. Les jeunes hommes constituent la majorité des combattants et des non-combattants tués pendant le conflit. Quant aux femmes et filles, elles sont plus exposées à être massivement déplacées, abusées sexuellement, violées, exposées aux maladies sexuellement transmissibles, forcées à travailler pour les groupes armés, à la prostitution et à l'esclavage. En tant que survivantes, les femmes deviennent très souvent responsables du ménage en raison d'un mari tué dans le conflit. Elles prennent aussi soin des blessés pendant le conflit. En tant que mères, elles sont particulièrement vulnérables au recrutement de leurs enfants dans les groupes armés.

En 2017, ONU Femmes a réalisé une évaluation rapide de la situation des femmes / filles réfugiées et déplacées au Sud Kivu, au Nord Kivu, au Haut Uélé, au Bas Uélé et à l'Ubangi. L'évaluation a montré que les mouvements immodérés de personnes augmentent le risque de vulnérabilité, en particulier pour les femmes, les filles et les enfants parce qu'elles doivent faire face à la charge accrue des rôles de gardiens, comme la fourniture de nourriture et de l'eau, la prise en charge des malades et des blessés dans les familles.  Les autorités de l'État de la RDC ont des pouvoirs limités sur les zones touchées telles que le Sud-Kivu et le Nord-Kivu où les groupes armés de Mayi-Mayi Bède, Karakara, Simuzizi, Nyatura et Yakutumba, Ibra Muzungu et ADF NALU sont toujours actifs. Par exemple, au début d'octobre 2017, 24 femmes d'un site de déplacés internes collectant du bois dans le parc des Virunga dans la province du Nord-Kivu ont été prises en embuscade et violées par des membres d'un groupe armé. Beaucoup de femmes violées disent que même si elles savent que le parc est dangereux, le besoin de ramasser du bois pour préparer la nourriture les fait courir le risque d'aller dans la forêt. La nécessité de fournir d'autres moyens pour préparer la nourriture est évidente.

De plus, l'évaluation d'ONU Femmes a mis en évidence des tensions potentielles entre les réfugiés / déplacés internes et les communautés locales dans la plupart des zones d'accueil. En effet, l'une des principales bases de ces tensions est la pression économique des réfugiés / déplacés internes sur les moyens de subsistance des communautés d'accueil (terre, eau, bois de feu, nourriture, etc ...).
Produits de base insuffisants, surpeuplement dans les centres de transit et les lieux de déplacement en raison de la taille des familles (3 à 5 enfants par famille en moyenne), manque d'intimité, logements et installations de lavage limités et non séparés, manque d'apprentissage et d'espaces de jeu pour les enfants, et d'autres risques de protection sont des causes de détresse psychologique / de stress observées chez les femmes et les filles dans les sites de personnes déplacées et de réfugiés. Outre la promiscuité dans les camps, les femmes et les filles vivant dans de mauvaises conditions socioéconomiques sont contraintes de pratiquer la prostitution de survie, les exposant à l'exploitation sexuelle qui les traumatisent sévèrement et les exposent à un risque plus élevé de VSBG et de VIH.

Enfin, l'évaluation a souligné la nécessité de compléter les interventions mises en œuvre dans les camps de personnes déplacées et de réfugiés dans une perspective axée sur le genre. S'appuyant sur son modèle de "SAFE HEAVEN CENTERS" et dans le cadre de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, il est nécessaire d’institutionnaliser une culture d'intégration de la dimension genre au sein de la communauté humanitaire en RDC et renforcer l'environnement protecteur des femmes / filles réfugiées et des personnes déplacées à travers des activités économiques et la santé reproductive et sexuelle qui amélioreront leurs conditions de vie dans les abris temporaires et les communautés d'accueil.

II. Objectif de la consultation

L'objectif global de la consultation est de procéder à une évaluation de l'impact socio-économique de la crise humanitaire sur les femmes et les filles en RDC. L'évaluation appuiera la pratique fondée sur des données probantes dans la formulation des politiques d'ONU Femmes et la conception efficace des programmes.

L'analyse devrait permettre de mieux comprendre la dynamique sociale et genre, l'impact de la crise sur les femmes, les filles ainsi que les hommes et les garçons et ce que cela implique en termes de division du travail, de charge de travail et l'accès aux services de soins de santé.
L'analyse évaluera les problèmes et les défis auxquels sont confrontées les femmes et les filles et proposera des recommandations concrètes sur la manière de répondre à ces problèmes dans le contexte humanitaire. Ainsi, cette analyse permettra de mieux formuler le soutien nécessaire à la population cible.

Les objectifs spécifiques sont les suivants :

  • Mener une étude qui permettra d’établir des baselines sur la situation socio-économique des femmes et des filles touchées par la crise humanitaire ;
  • Exprimer clairement les besoins y afférents en termes de priorité - besoins réels dans tous les domaines qui affectent leur survie dans le contexte humanitaire ;
  • Proposer un plan d'action avec des interventions innovantes qui permettraient de combler les gaps identifiés ;
  • Interviewer les acteurs clés : gouvernement local ; des représentants de la société civile ; ménages ; représentants de la communauté internationale afin de cibler les besoins ;
  • Explorer le leadership et la participation des femmes à la réponse humanitaire nationale ;
  • Explorer les mécanismes d'adaptation des communautés à la crise humanitaire ;
  • Suggérer des approches novatrices pour offrir des espaces et des activités sécuritaires aux femmes et aux filles (centres à guichet unique, cuisinières propres, etc.) ;
  • Recueillir des données désagrégées par sexe ;
  • Concevoir en collaboration avec l'équipe d'ONU Femmes et les plans d'intervention innovants de GenCap pour soutenir les femmes et les filles en axant le travail initial sur les priorités des bénéficiaires (amélioration du niveau de vie, accès à la santé sexuelle et reproductive, etc.).

III. Portée des travaux et la méthodologie

L'évaluation portera sur l'impact de la crise humanitaire sur les femmes et les filles dans tous les domaines pertinents : accès aux services de santé, assainissement de l'eau et la santé, violence sexiste, accès à l'éducation, sécurité des femmes, l'accès des femmes à la justice, la participation des femmes aux négociations de paix et aux moyens de subsistance / à l'agriculture.
La méthodologie combinera des techniques quantitatives et qualitatives. Les données seront recueillies au moyen d'enquêtes, d'observations directes, de discussions de groupe et d'entrevues avec des informateurs clés. 

IV. Résultats attendus et calendrier

  • Rapport d'analyse d'impact avec les principales conclusions et recommandations concrètes
  • Plans d'engagement (plan de réponse)
  • Des outils de connaissance tels que des dépliants, des graphiques avec des données désagrégées par sexe, des rapports produits pour présenter les principales conclusions

L'étude se déroulera en octobre-novembre 2019. Elle se concentrera sur le Centre et l'Est de la RDC. Le rapport final est attendu pour novembre 2019.

V. Qualifications des consultants

  • Très bonne expérience des méthodologies de recherche quantitatives et qualitatives
  • Au moins 5 ans d'expérience professionnelle dans la conduite d'évaluations et de recherches dans le domaine de l'égalité des sexes et de l'autonomisation des femmes
  • Expérience de travail dans le contexte humanitaire, en particulier dans le contexte de la crise humanitaire en RDC
  • Maîtrise du Français. Une bonne connaissance de l’Anglais serait un atout
  • Une bonne connaissance d'une langue locale sera un avantage
  • Bonnes capacités de communication et de gestion des conflits
  • Excellente capacité de rédaction et de présentation
  • Flexibilité de travailler et de vivre dans une région éloignée

VI. Manifestation d’intérêt

Les dossiers de candidatures seront constitués des éléments ci-après :

  • une note explicative de la compréhension des termes de référence ainsi qu’une une note méthodologique décrivant l'approche à adopter ainsi qu’un chronogramme de la mission (maximum 5 pages)
  • une offre financière sous pli fermé,
  • un échantillon d'une étude similaire précédente,
  • le CV et la lettre de motivation

N.B : Les candidatures ainsi que toutes les pièces annexes seront réceptionnées sous pli fermé avec mention : « Offre spéciale ONU femmes » au plus tard 25 septembre 2019, à la réception de l’ONU Femmes à l’adresse suivante :  4ème niveau Immeuble Losonia, Boulevard du 30 Juin, Kinshasa/Gombe.

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(*) Rapid assessment conducted by the Sub-Cluster on gender-based violence, 18 October 2017

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EMPLOI SUIVANT : Chargé (e) de subventions (Subgrants Officer)
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