mediacongo.net - Publireportage - Steve Bandoma : « Ma culture est mon physique, mon art est ma métaphysique »



Retour PUBLIREPORTAGE : Talents

Steve Bandoma : « Ma culture est mon physique, mon art est ma métaphysique »

Steve Bandoma : « Ma culture est mon physique, mon art est ma métaphysique » 2013-02-17
Talents

De la conception de ses œuvres, il réalise une rupture d’avec le monde réel pour  s’ouvrir à l’abstrait afin de mieux illustrer et matérialiser son art. Steve Bandoma est un artiste d’Art contemporain. Depuis son jeune âge, il affectionne l’Art dans toutes ses dimensions. « Après m’être perdu en biochimie où j’ai d’ailleurs lamentablement échoué, ma passion a fini par me rattraper. C’est alors qu’en 1998 j’intègre l’Institut des Beaux-arts pour allier le talent naturel à la connaissance. En 2000, grande fut ma satisfaction d’avoir été le lauréat de la République en Céramique. Cela a boosté mon enthousiasme et j’ai enchainé à l’Académie des Beaux-arts pour  confirmer mon potentiel et être consommable sur le marché, cette fois-là, c’est la Peinture qui m’a séduit ».

Son passage aux Beaux-arts, ce cumul de différents aspects de l’Art, lui  permet de découvrir son penchant sur l’essentiel de sa matière, sur ce qu’il doit transcrire comme message dans ses œuvres. C’est ainsi qu’à Cape Town en Afrique du Sud, où il s’installe après son diplôme de graduat, il se donne à des formations professionnelles sur les différents médias et vecteur de l’Art contemporain. Un choix, des plus judicieux, qui lui ouvre au monde.

Dans sa démarche, il emploie des objets de récupération, des images de magazines, et y travaille en leur  insufflant quelque chose de nouveau. Le but est d’incarner un monde dynamique parfois dépourvu de sens par des images et des objets de désir ou de répulsion. Car seuls nos yeux ne suffisent pas pour apprécier l’Art, ce dernier fait appel à tous nos sens pour le déguster, affirme-t-il.
Son œuvre, souligne-t-il, interroge l’humanité dans ses dimensions liées à l’homme et quelque fois de manière provocatrice et souvent mêlé d’une dose de dérision. Mais que voulez-vous ? C’est cette rupture avec l’ordinaire qui crée l’artiste.

Sa carrière

Lauréat de plusieurs prix, Steve Bandoma a été enseignant et associé à plusieurs projets dont Visual art network  en Afrique du Sud, jusqu’à être Co-commissaire dans certains festivals au pays de Nelson Mandela. L’artiste-peintre qu’il est, a aussi beaucoup exposé individuellement comme collectivement à Cape Town, Pointe-Noire, Londres, aux Etats-Unis…
A ce siècle de globalisation où l’échange est de prime abord,  l’artiste s’interroge. Qu’en est-il des rapports des civilisations dites primitives aux civilisations qualifiées de modernes ? Ce choc de culture lui pousse à observer les différents aspects de tout ce qui se présente à l’homme noir  à travers ces échanges. Ainsi donc Mutatis Mutandis, qui est sa deuxième œuvre après « l’Heure de choc »,  le monde visuel et plastique de Steve se façonne image après image, collage après collage, dans un style incisif et percutant  surtout interpellateur.

 « Mutatis Mutandis » est une exposition où il met en scène une confrontation culturelle sur un échiquier  qui en est la pièce maîtresse (Qui perd gagne, série « new order »), avec d’un côté des peluches représentant l’occident et des statuettes ancestrales qui, évidemment, représentent l’homme noir. Un duel très complexe dont l’issue n’est connue d’aucuns. Juste à côté, comme si la charge émotionnelle dégagée par le damier ne suffisait pas, « Nkondi » un fétiche Kongo portant un miroir, une sorte de poupée vaudou très significative, rappelle les hommes qui perdent leurs racines en embrassant tout ce que propose l’Occident.
Jusqu’au 2 mars, découvrez cette exposition à l’Institut Français.

Contacts :
Tél. : +243 817879200/+243 896560209
Mail : bandomasteve@gmail.com
www.stevebandoma.blogspot.com

 


« Nkondi » un fétiche Kongo (from lost tribes series, ndlr : tribu perdue)

 


right
ARTICLE SUIVANT : Une élève congolaise gagne la prestigieuse bourse de Colgate - Palmolive
left
ARTICLE Précédent : Serge Diantantu : « Réveillez-vous… maintenant ! »