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Un rapport de l'Université de Roskilde critique "le contrat chinois" conclu avec la RDC

Un rapport de l'Université de Roskilde critique "le contrat chinois" conclu avec la RDC 2016-10-28
Monde

Les contrats chinois en RD Congo plus coûteux qu’on ne le pensait à cause de l’ingérence du FMI, selon une chercheuse de l’Université de Roskilde.

Les ‘contrats chinois’, valant 6 milliards $US, entre la République démocratique du Congo (RDC) et un consortium de compagnies chinoises, se révèle plus coûteux pour la nation africaine que l'on ne pensait, expose un nouveau rapport de l'Université de Roskilde au Danemark. Le rapport fait valoir que le Fonds monétaire international (FMI) a atténué un défi relevé par le prêt chinois contre son cadre de viabilité de la dette afin de conserver son pouvoir et sa pertinence.

Le rapport du Dr. Johanna Malm décrit les développements de 2007 à 2011 autour d’une ligne de crédit de 6 milliards $US de la China Exim Bank pour le financement d'un projet minier et des infrastructures en RDC, connu sous le nom du ‘contrat chinois’. Le rapport montre que le FMI a décrit le prêt de 3 milliards $US pour la construction des infrastructures au sein de cet accord comme un prêt concessionnel moins cher, alors qu'en fait, il était un prêt commercial beaucoup plus cher.

« En dénaturant la valeur et de la nature du prêt, le FMI a privé le peuple de la RDC des informations cruciales autour des coûts réels de l'affaire », déclare la Dr. Malm. Selon la chercheuse, « cela démontre également que le FMI était prêt à desserrer ses limites de la dette dans le but de conserver son pouvoir et sa pertinence ».

Le rapport note que le FMI a compromis son cadre de viabilité de la dette en RDC en 2009, représentant ‘les contrats chinois’ comme un prêt concessionnel moins cher, alors qu’il ne l’est pas. « Avant tout, le FMI a fait ça pour s'assurer que la RDC pourrait avancer dans le processus d'allègement de la dette, qui avait été bloqué par les contrats chinois », ajoute Malm , « mais pour des raisons politiques, le FMI a également été obligé de minimiser le défi relevé par le prêt chinois contre son cadre de viabilité de la dette ».

Ingérence du FMI dans les prêts africains

Le rapport de Malm montre que les actions du FMI en RDC ne fait pas exception. L’organisation a fait des compromis similaires en Angola (2009) et au Ghana (2011-2012), et elle a également révisé son cadre de viabilité de la dette en 2009. Ces révisions ont rendu le cadre plus flexible, permettant une mise à l'échelle temporaire des prêts commerciaux. Dr. Malm fait valoir que le FMI a fait cette révision en réponse au défi relevé par les prêts chinois – tout cela afin que l'organisation ne perde pas son pouvoir d’établir des normes dans le domaine du financement du développement.

«Il est important de considérer que les prêts chinois remettent en question le pouvoir du FMI d’établir des normes seulement quand ces prêts se matérialisent," dit-elle. "Ce n’est pas une priorité de la politique étrangère chinoise de défier le FMI. Ça veut dire que ce genre de défis ne se produisent que si les entreprises et les banques chinoises jugent commercialement viable d'offrir ce type de prêts commerciaux aux pays africains ».


MCNTEAM / mediacongo.net
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