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Le transport fluvial, clé de développement de la RD.Congo

Le transport fluvial, clé de développement de la RD.Congo 2007-01-18
Echos des entreprises

Quelle contribution du secteur privé belge et congolais pour la relance du transport fluvial en RDC ? Tel a été le  thème de la table ronde tenue le 10 janvier 2007 au Cercle Privé de Kinshasa, dans la commune de Gombe. Cette rencontre a été organisée par Jérôme Roux, Conseiller économique et commercial des Régions  bruxelloise, wallonne, flamande.

Le Transport fluvial,  une priorité pour le prochain gouvernement.

« J’ai voulu me concentrer sur le secteur les plus important. Le transport fluvial est en mon sens, la clé  de développement pour le Congo » a déclaré Jérôme Roux, modérateur de la soirée.

Pour ce secteur les enjeux sont énormes ; le transport  fluvial permet un accès étendu vers l’intérieur du pays, le coût d’exploitation est plus bas par rapport au transport par air, par route ou par voie ferrée. Mais en plus, les investissements et les frais d’entretien sont également réduits. Le secteur de transport fluvial représente une haute intensité de main d’œuvre.

Parole aux intervenants : Problèmes principaux et pistes de solutions.

Les entreprises belges et congolaises, les associations participant à cette rencontre, ont partagé des expériences, des difficultés rencontrées dans ce secteur, mais elles ont aussi  proposé  quelques pistes de solutions.

C’est le cas d’Alain Huart, Expert à la Coopération Technique Belge (CTB) auprès du ministère de transport. M. Huart a relevé l’importance  du secteur agricole, il a fait un rapprochement entre l’agriculture et l’activité du fleuve. Lors de son intervention, il a donné des chiffres très révélateurs pour le secteur agricole congolais. Selon lui le traffic Matadi-Kinshasa reste la seule voie pour l’approvisionnement en produits alimentaires, cette desserte enregistre 300 camions de 40 tonnes par semaines. 380.000 tonnes en exportation de produits agricoles réalisé et 150.000  pour seulement l’huile de palme, cette production est baisse aujourd’hui. Le secteur agro-industriel produit 25.000 tonnes et 200.000 tonnes pour le secteur villageois en 65.000 unités de productions. 30.000 hectares de terres abandonné mais récupérables.

En conclusion, 10 % des terres arables (cultivables), le manioc représente 15 millions de tonnes, l’approvisionnement de Kinshasa représente 1 millions de tonnes d’équivalent céréales et manioc sec. Le potentiel du pays est de 700.000 tonnes, le cacao marchand à l’export pourrait représenter 20.000 T/an dans 10 ans, les exportations agricoles atteignait 40.000 tonnes en 1960 + le secteur forestier.
On le voit clairement l’exposé de Alain Huart pour développer le secteur, il faut mettre en place un système efficace de transport fluvial.

Madame Mata a’ Nkumu, Vice-présidente du comité des transporteurs fluviaux de la FEC (Fédération des Entreprises du Congo) et ancien Ministre du transport du PTT. Elle a commencé son exposé en présentant sa structure, le CPTF (Comité Professionnel des Transporteurs Fluviaux est une corporation des armateurs membres de la FEC, qui exploite le fleuve Congo et ses affluents, cette corporation a pour mission d’examiner les problèmes spécifiques liés au transport fluvial et lacustre en RDC et elle soumet des propositions aux autorités en charge de transport maritime.

La RDC est drainée par plus ou moins 16.238 km des voies navigable a-t-elle  expliquée.

40 ports fluviaux sont gérés par l’ONATRA et les privés, malgré ces chiffres, le réseau fluvial au Congo connaît des sérieux problèmes qui ne favorisent pas une bonne exploitation commerciale due à l’ absence de route, dégradation avancée des moyens de transport, manque de chantier navale, dégradation de secteur agricole, absence des bateaux appropriés aux passagers, absence d’une politique de financement pour les voyages fluviaux. 
Elle n’a pas manqué de proposer quelques solutions à savoir :

- La révision de la législation fluviale et réhabilitation de certains ports à l’intérieur du pays.
- La mise en place des organismes compétents.
- Nouer un bon partenariat entre la Régie des voies fluviaux (RVF) et les partenaires fluviaux (armateurs).
- Accélération du processus de réforme de l’administration publique et de restructuration des entreprises publiques de transport (SNCC, ONATRA, RVF, etc…).
- Aider financièrement SEP Congo à réhabiliter ses dépôts de distribution de carburant à l’intérieur du pays afin de faciliter l’approvisionnement en produits pétroliers par les exploitants fluviaux.
- Accès aux crédits bancaires et la restructuration des entreprises de transports fluviaux.

Daniel Bottemanne, Administrateur de la Compagnie de Transport fluvial du lac Tumba et secrétaire général de l’ONG  Europe Afrique Congo, a expliqué avec clarté les activités de sa société qui opère dans le secteur fluvial.

Dans le cadre du projet O2M, EuropAfrique intervient pour assurer le transport sur la bordure fluviale du plateau des Batéké, aménage et forme des équipes de gestion des ports en amont et en aval, faire une étude et construction d’un bateau.

Voici les réalisations de l’Ong jusqu’à ce jour : elle a  redynamisé l’activité sur le fleuve Congo et ses affluents. Une école de  formation aux métiers du fleuve a été crée, elle dispense les cours de base pour futur matelot, forme des chefs de bord et de mécaniciens pour la mer.

Ecole de charpentier de Marine  a conçu et construit un bateau de transport léger du type « EVA » avec une capacité de 6 personnes et 4 tonnes de charge utile.

Ong EuropAfrique  dans ses projets aide à la structuration et au développement de société privée, elle a développé le port Belle vue en créant une base logistique sur le fleuve, 30 km de Ndjili, un port 200 mètres de quai darse et slipway a été aménagé. De Guest house et des magasins ont été installé.

Une barge de 400 tonne  a été fabriqué, une technique a été mise au point, RoRo (Roll on, Roll off) grâce à laquelle ont peut charger et décharger des véhicules et des containers.

Pour L’ONATRA (Officie national de Transport)  représenté par Monsieur Mukunza, Directeur de l’Armement et Navigation /Département  des Ports et Transports Fluviaux,lors de son intervention, Monsieur Mukunza a bordé le fond de la question, il s’agit notamment des contraintes liées aujourd’hui au développement du secteur  fluvial, il a fait un rappel historique de son entreprise, il détaille les instruments juridiques internationaux sur l’utilisation des eaux du bassin du Congo. Il insiste sur le faite que le transport fluvial est lié à l’exploitation agro-industriel.

Monsieur Mukunza lors de son intervention  a exposé le plan décennal sur les investissements à caractères économiques, dans le transport et électricité (millions de franc belges) : 14.667 en 1948, 23.817 en 1954 et 25.283 en 1959.

L’investissement en développement agricole, a atteint 1388 en 1948 et 2.966 en 1954.

Crédits prévus et accordés (en millions de franc congolais) à l’heure du bilan des réalisations des années 1950 à 1959 :

Transport par raïl : 1.378 (prévision) et 1378 (crédits accordés)
Transport par route : 7.355 (prévision) et 6.917 (crédits accordés)
Transport par eau :2587 (prévision) et 2.555 (crédits accordés)
Transport par air : 2.270 (prévision) et1.983 (crédits accordés)

Cette étude comparative du plan décennal offre des opportunités aux sociétés privées belges et congolaises qui sont intéressé pour relancer le transport fluvial en RDC.

En relançant le transport fluvial ses entreprises appuient le secteur agro-forestier et minier pour les facilités d’acheminement des produits et marchandises.

La réhabilitation des infrastructures du transport fluvial et des services connexes (chantiers navals, ports) permet l’acheminement rapide des marchandises et sa sécurité.

Enfin pour lui, la relance du secteur agro-forestier et minier apporte au transport fluvial et le jumelage de ports de bruxelles et de Kinshasa permet un modèle qui permet au Congo de s’intégrer et de relancer le transport fluvial.

La   RFV (Régie des voies fluviales)  entreprises publique représenté par son Directeur Technique, Jean-Pierre Muongo, cette entreprise a pour  charge  l’étude du fleuve, de ses affluents et des lacs, des balisages et de l’entretien des passes navigables et d’installer les bouées et balises conséquents. Monsieur Muongo prenant la parole, a expliqué l’importance du transport maritime au Congo, selon lui, la voie d’eau au Congo permet un grand volume d’échanges commerciaux entre les provinces du pays, car le transport fluvial et lacustre est moins coûteux, il coûte 0,2 USD par Kg pour acheminer un container 40 pieds de 22 tonnes de Kinshasa à Kisangani par bateau et il en coûte 1,2 USD par Kilo par « freight »  aérien.

Le transport fluvial joue le rôle d’élément intégrateur en RD.CONGO, Le fleuve Congo est ses affluents desservent plus de ¾ du pays et est, pour bien des contrées, la seule voie d’accès (Province de l’Equateur, Bandundu Kasaï Occidental et Oriental, la Province Orientale, etc.) et la seule artère véritablement économique, un  exemple très illustratif, on peut pousser une barge de 500 tonnes de Kinshasa à Kikwit en une semaine. Ce qui se fait en plus que 10 jours par camion de 7 à 14 tonnes.

Une problématique sérieuse celle de la non fluidité du trafic fluvial a été soulevé par Monsieur Muongo, la non fluidité du traffic fluvial est due à la faiblesse du nombre d’embarcation, le manque de politique de transport intégré dans la politique économique, L’insuffisance sinon l’absence d’infrastructures portuaires adéquates ainsi que de matériel de manutention, La RDC pourrait exporté plus de 8 millions de m3 de bois mais ne le peut par manque de ports.

L’insuffisance de balisage et service d’Entretien des Voies Navigables, ce qui entraîne la prolongation des délais de voyage des bateaux.Par manque d’assurance de condition de sécurité pendant plusieurs années de la navigation fluviale et lacustre a occasionné le non respect  par l’état des engagements pris à l’égard de la mise à disposition des fonds nécessaires aux campagnes de balisage depuis 1992, l’inefficacité progressive des équipes RVF, difficultés des utilisateurs (ONATRA, SNCC) entraînant le non-recouvrement des recettes de la taxe de navigation.

Quelques recommandations ont été émises, pour 2008, la RVF souhaite renforcer sa capacité pour la remise à niveau du cantonnage fluvial et lacustre, acquérir un équipement minimal, une drague au bief moyen, une drague au lac Tanganyika et une drague à pelle au lac Kivu, un recyclage en hydrologie et hydrographie, la RVF recherche aussi une collaboration avec pour espace d’un maintenance et  contrôle technique en ses ateliers de Kinshasa, Mbandaka, Kalemie,distribution d’accessoires de sécurité (bouées de sauvetage, gilets de sécurité, câbles et canots de servitude,etc.)

Pour la période 2009-2015 la RVF compte décentraliser la gestion de voies navigables, elle espère pendant cette période le partenariat RVF/Privé deviendra facile.

Yves Galvez, Expert portuaire auprès de l’ONATRA, est intervenu en soulignant  qu’un habitant  sur 15 à accès à la mer en RDC et le transport est de plus en plus accès sur les containers pour l’acheminement des marchandises,   en 1800 le Congo, comptait 10 millions d’habitant et aujourd’hui il en compte 60 millions, il conseille donc,  logiquement, d’accroître le trafic des ports de  Kinshasa. Pour lui le transport doit être une priorité et il permet aussi de  développer les contacts entre la population.

Gilbert Nkuli de Vodacom Congo, cette fois ci, il représente  la société G.H Investment. Cette société a pour objectif, la promotion d’investissement en Afrique, le développement durable.

Les stratégies auxquelles poursuit GH Investment : Identification des projets, Joint-venture, recherche de financement, management des projets, investissement social.

Comme domaines d’activités : l’industrie minière, hôtelière, immobilière, transports et tourisme.

La table ronde sur le transport fluvial était une opportunité pour GH Investment de partager et d’expliquer aux participant son projet ; sur la relance du tourisme en République Démocratique du Congo.

Dad  Marcantei, Directeur Général de TMC (Transport Manutention Commerce) a présenté son entreprise. TMC utilise de pirogues (Long Dad), équipés de moteur de véhicules. Ces engins possèdent plusieurs avantages :

- Très peu de carburant et utile pour les rivières profondes.
-
Utilisation de moteur de ces pirogues comme groupe électrogènes.
-
Une technologie peu chère, adoptée à l’Afrique.

3 types de moteur aliment les pirogues :

- Honda, 9CV, 4 temps, Essence.
- Kama, 10 CV, diesel
- Toyota, 10 CV, 16 soupapes, essence.

Il existe des avantages par rapport aux moteurs hors bords :

- Pour les 10 et 9CV, les moteurs sont très fiables, sans entretien particulier, pièces détachées très bon marché (peu chères), 30% moins cher qu’un moteur hors bords de même puissance.
-
Pour les 100 CV et plus, technologie issue des moteurs de voitures, pièces détachées innombrables d’occasion sur place et peu chères, 70% moins cher à l’achat qu’un hors bords de même puissance.
-
Le Long Dad permet un échouage et une navigation dans très peu d’eau, plus rapide et économique.

Un atelier de fabrication a été crée en RDC. Dad Mercantei a illustré son discours par une projection présentant ses pirogues à moteur de véhicules, une expérience au Congo et en Asie.

Amédée Nzee, Président  des associations des armateurs de la Fec, a partagé la vision de son association. L'Association a été créée pour protéger les droits des armateurs auprès des autorités locales, en collaboration avec les transporteurs fluviaux. Cette association de ne cesse de dénoncer les tracasseries, de déficit de balisage des voies fluviales. "la RVF perçoit de taxes, mais rien n’est fait!" a-t-il affirmé. Monsieur Nzee, a par ailleurs rappelé les autorités à apporter des solutions concrètes pour permettre aux armateurs d’utiliser au mieux le trafic  fluvial.

Le Port de Bruxelles et le Port de Kinshasa, un partenariat solide.

Après les exposés  des entreprises et experts, les membres de la délégation du port de Bruxelles ont intervenu également :

Philippe Matthis, Directeur de projets dans le cadre de la mise en œuvre des accords de partenariats entre le Port de Bruxelles et le Port de Kinshasa ainsi qu’avec d’autres ports intérieurs de la RDC, a été le premier à intervenir.

Thierry Van Frachen, Administrateur Délégué de la société Meuse et Sambre était de la partie.  Meuse et Sambre est une société Créée en 1906 à Beez (Namur), Meuse & Sambre s’est d’abord spécialisée dans la construction et l’entretien des péniches de tous types - des spits (type Frecynet) aux Rhénans (80 m).

Entre les années 1940 et 1985, Meuse et Sambre a conçu et livré en Afrique centrale des dizaines de bateaux de tous types (pousseurs, barges, courriers, baliseurs, dragues ..) avec une  spécialisation vers les bateaux à faibles tirant d’eau.

Dans les années 1980, Meuse et Sambre a créé un département aluminium et y a notamment construit une série de vedettes de pontage en aluminium pour le Génie de l’Armée belge.

Depuis 1988, Meuse et Sambre développe une activité de sous-traitance industrielle notamment avec les sociétés CARMEUSE et CBR.

En 2006, Meuse et Sambre porte à 12,50 m la largeur maximal de ses bateaux en constructions neuves en réalisant un investissement important dans ses ateliers et slipway du chantier de Beez. Ses domaines de compétences  sont :

· L'identification de projets de transport par voie d’eau.
·
 La conception ou aide à la conception de projets de matériels flottants de tous types.
·
 L'élaboration de projets de matériels flottants, en ce compris réalisation des spécifications, des études de stabilité, structure, de propulsion et des plans de fabrication.
· La fabrication de tous types de matériels flottants en acier, aluminium ou acier inoxydable. Cette fabrication peut être complète ou réalisée en fit à remonter sur place.
·
 Le suivi de construction in situ de matériels flottants de tous types.
·
 La réception et la livraison de matériels flottants de tous types.

Quelques références :
 

Type de bateau Dimensions  Nombre   Contrôle
       
Barge RO-RO (Somef)   76x11,4x5,8 m 1 Lloyds
Pousseur (Nigéria) 8x9x1,2 m  1    Unitas
Bac de passage (Nigéria)  20x9x1 m   Unitas
Baliseur (Zaïre)  43,5x8,5x1,5 m  1 Unitas
Bateau Passager (Tanzanie)   59,5x9x3,5 m    1      Lloyds
Ponton sondage (Belgique) 25x5x1,25 m Minist. Wallon Equip. (MET)
Vedettes rapides (Indonésie) 28x5,4x1,60 m 29    Unitas
Barges à grumes (Zaïre)   51x12 m    5     German. Lloyds


La vision de l’objectif de Meuse et Sambre au Congo

Meuse et Sambre a livré jusqu'à la fin des années '70 des dizaines et sans doutes des centaines de bateaux, barges, pousseurs, courriers, baliseurs, etc au Congo. L’action actuelle de Meuse et Sambre n'est donc qu'un "retour au pays" normal et attendu entre amis.
Ces retrouvailles se basent sur des vérités qui n'ont pas changé : 

1. Le transport - tant des personnes que des biens - est LA clef du développement économique, social, éducatif du pays.

2. Le seul moyen de transport qui couvre les 2/3 du pays, qui demande peu d'investissement (il suffit de comparer le coût de construction d'1 seul km de route à celui d'une barge), qui n'exige qu'un entretien très réduit (comparons encore le coût d'entretien d'une route avec celui du balisage du fleuve) et dont le fonctionnement est environ
10 fois moins coûteux que le trafic routier, c'est le transport fluvial.

3. Les chantiers navals Meuse et
Sambre  possèdent un kow how éprouvé dans ce domaine et peuvent, en plus, offrir leur compétence dans un domaine prometteur et en pleine expansion dans le monde : le tourisme fluvial

Le travail de Meuse et Sambre - ouvert à tout projet venant des opérateurs congolais - se concentre actuellement sur le chantier naval Onatra de N'Dolo et la coopération entre les Ports de Kinshasa et de Bruxelles, pour mieux préparer l'avenir .

Le port de Kinshasa est un port autonome.
 
Ses principales activités:
-Port
trimodal d’éclatement vers l’intérieur du pays et les Ports de Mbandaka (à 700 km), Kisangani (à 1.733 km), Ilebo (à 798 km) et vers le Port de Matadi par chemin de fer (à 366 km)
- Chantier naval de N’Dolo
- Gare fluviale vers Brazzaville.

L’ONATRA, est le principal opérateur public avec 22 grues sises à quai, avec 414.974 mètres carrés du domaine portuaire,  5 quais d’une longueur totale de 1,6 km, 10 entrepôts d’une superficie totale de 68.000 m² sis 25 mètres en arrière des quais, 363.097 tonnes en 2005, 186 bateaux dont 38 en exploitation et 126 bateaux stationnés à Kinshasa.


Problèmes rencontrés par le port de Kinshasa.

Ces sont les problèmes de divers ordres :

Problèmes matériels 

10 épaves coulées le long des quais, 79 bateaux stationnés le long des quais, rendant indisponibles 1.000 mètres de quai sur les 1.600 mètres de quai existants, Du matériel portuaire vétuste non entretenu (6 grues encore en fonctionnement sur 22 grues présentes), Des quais ensablés à cause de la présence des épaves, Une partie des terrains portuaires de stockage indisponibles, vu la présence de mitrailles.

Problèmes de gestion

Pas de structure propre, (conséquences : pas de trésorerie propre, pas de comptabilité distincte, pas de personnel propre, pas de plan de gestion, etc), Pas de fonds disponibles pour entretenir l’outil, Une faible activité commerciale vu les prix prohibitifs pratiqués par l’ONATRA.

Quelques rétroactes du partenariat :

En 2003, le Port de Bruxelles a souhaité conclure avec le Port de Kinshasa un partenariat sans but lucratif ayant pour objectifs :

1) Favoriser la reprise des échanges de marchandises et, partant, de l’économie nationale au travers du fleuve Congo et de ses ports

2) Maintenir les infrastructures portuaires en état de fonctionnement

3) Mettre progressivement en place une structure efficace de l’exploitation portuaire

* Le 16 avril 2004 : signature d’un accord de partenariat entre l’ONATRA et le Port de Bruxelles

* Avril 2004-décembre 2005 : missions d’expertise du Port de Bruxelles à Kinshasa, Mbandaka, Kisangani, Ilebo et Kalemie

* Le 12 avril 2005 : signature d’un protocole d’accord de financement d’un subside de 500.000 euros octroyé par Monsieur le Ministre De Decker pour mettre en œuvre le partenariat

* Avril 2005-février 2006 : mise en œuvre du programme des travaux et prestations convenus. 5 contrats signés, après adjudication

* Février 2006 : promesse d’octroi d’un 2ème subside de 600.000 euros par Monsieur le Ministre De Decker.

Le  Général Claude Paelinckx, Conseiller transport du Ministère belge de la coopération est intervenu en donnant une leçon de bonne gouvernance et de gestion « c’est bien de citer d’entreprendre des grands projets, mais la question la plus importante est celle de bien gérer » a-t-il déclaré.

 

Quelques images de la table ronde


Jérôme Roux,
Conseiller économique et commercial des Régions bruxelloise, wallonne, flamande.


Alain Huart,
Expert à la coopération Belge auprès du ministère de l'agriculture,lors de son intervention


Dad Marcantie, Directeur Général, Transport Manutention, Commerce


Daniel Bottemanne Secrétaire Général de l'Ong Europe Afrique Congo.


Gilbert Nkuli (Adg, Vodacom), et Promoteur de GH.Investment


L'assistance


Pierre Muongo,Directeur Technique de la RVF


Phillippe Mathhis, Directeur de Projet Partenariat Port Bruxelles-Kinshasa


Yves Galvez Expert Portuaire auprès de l'Onatra, Bwabwa Wa Kayembe, Directeur Général de l'Anapi (d.à g.)


Madame Mata a’ Nkumu,
Vice-présidente du comité des transporteurs fluviaux de la FEC


Un cocktail a été offert à l'issue de la réunion


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