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Mamisa Nzigire : histoire d’un succès

Mamisa Nzigire : histoire d’un succès 2006-10-16
Stratégies
Jeune femme congolaise, Mamisa Nzigire, la trentaine, mariée et mère d'un petit garçon de 3 ans. En 2000, elle décroche son diplôme de licence en sciences économiques, option économie-monétaire à l'Université Protestante au Congo, la même année elle décide de rejoindre le monde professionnel, mais comme pour la plupart de jeunes diplômés, les choses n'ont pas été faciles. elle passe finalement un stage à la Banque Centrale du Congo, à la fin de cette prestation, elle pense à un contrat de travail à temps plein, elle patiente, alimente des efforts, toujours pas un job intéressant, mais là non plus elle n'a pu décrocher un contrat d'embauche.

Pendant ses voyages à l'étranger, souvent avec son mari, elle découvre la cuisine étrangère, elle s'intéresse à la vie de l'occident, elle apprend à cuisiner. Vite l'idée de créer un restaurant, un take-away, lui vient à l'esprit. Vite pensé, vite fait ! Mamisa se lance donc la petite restauration avec des goûts un peu exotiques. Ce qu'elle considérait comme un passe temps avant de trouver un emploi, prenait de plus en plus d'ampleur : elle se confie à une copine pour mûrir le projet, elle en discute avec son mari, qui la soutient dans cette " aventure ". Il fallait notamment bien analyser les contraintes ainsi que les obligations juridiques avant de lancer l'affaire.

Le 18 décembre 2001, à la veille des festivités de fin d'années, elle crée Ibizabar, un restaurant-bar, la marque Ibizabar est tirée d'une île " Ibiza " dans les Baléares en Espagne, là-bas dit-elle, il y a la vie, l'ambiance, " les gens fêtent tous les jours ". Ramener cette réalité au pays, n'a pas été chose facile, elle a petit à petit réussi à conquérir les kinois, surtout les étrangers vivant à Kinshasa.
Le début d'une entreprise connaît les difficultés, la gestion la perturbe un peu, elle engage deux serveuses, elle s'occupe elle-même de la cuisine, mais suite à la demande croissante et pour être plus proche de sa clientèle elle doit encore faire le service, elle finit par engager un cuisinier.

Le jazz : la cerise sur le gâteau

Mamisa Nzigire a un grand cœur, aimable et serviable nous confient ses collaborateurs ainsi que ses clients. Le bar est devenu au fil des ans, un lieu d'ambiance, de rencontre et de convivialité. Pour en arriver là, elle a dû se pencher du côté de son mari, un grand amateur de jazz, qui faisait d'ailleurs partie à l'époque d'un club de promotion de la musique Jazz à Kinshasa. Avec son aide, elle fait venir en 2001 un orchestre de Jazz, elle pose les affiches, invite les gens, envoie des messages sur Internet. Peu de temps après, les clients affluent en masse, elle est surprise de cet engouement pour cette forme de musique, les kinois découvrent et c'était parti pour un spectacle de jazz organisé tous les vendredis.

A restaurant, les superbes plats sont présentés aux clients, qui mélangent réalités locales et occidentales, les grandes personnalités, les ambassadeurs, les chefs d'entreprises y visitent.

Un emploi du temps très serré

Concilier la vie familiale et une vie professionnelle aussi active est un réel défi. Elle se réveille, et prépare le petit déjeuner pour son mari et son fils, qu'il confie à une nounou pendant son absence, le papa prend le soin de déposer le petit à l'école. Mamisa débarque à Ibiza à 10h30, elle fait un contrôle général, fait la comptabilité, rencontre les premiers clients, et s'assure du bon démarrage de la journée. Vers 15h30, elle retourne à la maison, laissant le restaurant-bar à ses collaborateurs, mais le travail n'est pas pour autant terminé! De son bureau aménagé à son domicile, elle achève le travail administratif. A 20h00, le dîner est servi, c'est un moment vital, toute la famille qui se retrouve à la table. " On fait de petites blagues, chacun raconte sa journée " nous confie t-elle, " mon mari me fait confiance et il est très content de ce que je fais " ajoute t-elle avec sourire.

Conseils à ceux et celles qui hésitent pour se lancer

" Pour faire des affaires au Congo, il suffit de trouver un bon créneau. Je pense que ceux qui sont en Europe ou en Amérique peuvent réussir et c'est tant mieux, mais je pense qu'il y a de nombreuses opportunités au pays, question d'allier patience et compréhension qui sont les secrets de la réussite" dit-elle. " Ce que je fais me plait beaucoup, j'aime rencontrer les gens, et servir " ajoute-elle.

Elle a envi d'aller loin, ses projets d'avenir, développer son agence en événementielle, qu'elle nomme " Privilège ", elle organise les soirées, les mariages, le rencontres de beautés et culturelles.
Mamisa Nzigire est aujourd'hui tenancière, d'un restaurant-bar. " J'ai réussi à monter cette entreprise, une autre personne peut le faire, il suffit d'avoir un esprit de créativité " conclut-elle.

Ibizabar est situé en plein centre ville, derrière les nouvelles galeries présidentielles, en face de la bibliothèque Wallonie-Bruxelles à Kinshasa. Il est ouvert de 10h30 à l'aube, comme à Ibiza dit-on ! Un concert de Jazz est donné tous les vendredis et samedis soir.


Mamisa Nzigire


Mamisa Nzigire


Après le boulot, le boulot! Mamisa au bureau


Une soirée à Ibizabar


Le bar


L'orchestre de jazz de Ibizabar


Recréer l'exotisme oriental



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