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Dr Paul Makan Mawaw : La Passion et la vocation de servir

Dr Paul Makan Mawaw : La Passion et la vocation de servir 2011-08-01
Stratégies

On connait beaucoup plus Lubumbashi pour ses ressources minières. Cependant, derrière ce qui fait le jalon de cette ville se trouve des personnages qui ne manquent point de ressources et de qualité. Ainsi en est il du Dr Paul Makan Mawaw que mediacongo.net a rencontré pour ses lecteurs dans la capitale du cuivre.

C’est un samedi, mais pour cet homme, les jours se suivent et se ressemblent : le Dr Paul Mawaw, Directeur des opérations à SOS international qui, tout en nous accueillant aimablement, est dans une conversation avec un ton grave pour annuler tous ses rendez-vous puisqu’il doit se rendre incessamment, en hélicoptère, à Kisangani pour évacuer un rescapé du crash de l’avion de la compagnie aérienne privée Hewa Bora vers l’Afrique du Sud. (Il est pourtant  rentré D’Afrique du Sud la veille de l’interview).

La Médecine, une prédestination plus qu’un simple choix

Rare sont les hommes, qui peuvent rendre témoignage d’être dans l’accomplissement de leur destinée. Et pourtant en écoutant cet homme, il nous semble bien que tel est le cas : « Dès ma tendre enfance, chez nous à Kisangani, je m’appliquais à soigner des sauterelles, à les nourrir et à les protéger. Kisangani, c’est en pleine forêt équatoriale et, il y a beaucoup d’insectes, beaucoup de petites bêtes pour qui, dès mon enfance, j’étais le défenseur. La Médecine, pour moi, est une passion. C’est Dieu qui m’avait prédestiné à devenir médecin. »

Né à Lubumbashi, il a fait ses études primaires au Complexe Scolaire de l’Université de Kisangani. C’est à Lubumbashi qu’il décrochera son Diplôme d’Etat : «  je l’ai décroché ici à Lubumbashi, à l’IDAP/ ISP, en 1987 dans l’option biologie chimie ». Pour ensuite continuer son parcours scolaire toujours à la découverte de la RD Congo et au service des autres : « Après mon Diplôme d’Etat, je suis allé dans les montagnes du Sud Kivu où j’ai pris mon inscription à l’Institut Supérieur des Techniques médicales à Bukavu. Après trois ans d’études, j’ai décroché le diplôme de graduat en Nutrition et Diététique. J’ai par la suite travaillé pendant une année comme responsable du programme de lutte contre la malnutrition dans un camp de réfugiés Rwandais dans la plaine de la Ruzizi ».

Sans cesse en vadrouille pour s’instruire, il retourne à Lubumbashi en 1994 : « j’ai regagné Lubumbashi pour me faire inscrire à la Faculté de Médecine de l’Université de Lubumbashi. En l’an 2000, j’ai eu mon Diplôme de Docteur en Médecine, chirurgie et accouchement», non sans une certaine fierté, car notre Docteur est parvenu à ses fins en supportant lui même ses études « grâce au boulot de conducteur de camion que je faisais. J’étais transporteur des marchandises sur les axes, Lubumbashi – Kapanga – Kasa Mayi, Lubumbashi-Kasungami.»  

Aujourd’hui Directeur des Opérations à SOS internationale, une société d’Assistance médicale de grande renommée de part le monde, servant notamment les entreprises minières, notre interlocuteur  est, comme on dit, un touche-à-tout. Ce Docteur pas comme les autres a même été vendeur de bière, et pas à n’importe qui, aux  rebelles angolais de Savimbi ! « J’ai aussi été animateur d’émissions radio télé à la RTNC Katanga. Pour ceux qui ne le savent pas, je présentais avec une consœur nutritionniste qui vit actuellement au Cameroun, l’émission ‘’Dites-nous Nutritionniste’’; dont j’ai été l’initiateur. C’est un grand souvenir pour moi ».

En dehors de la blouse blanche, le Dr Paul Mawaw est un homme d’affaires tout fait ; il a hérité de ses grands parents le don du business ; raison pour laquelle il porte aussi la casquette de Président Directeur Général du Groupe AISHA, spécialisé dans la vente de produits pétroliers, de véhicules et de matériel informatique.

La  Passion et  la vocation de servir

Passionné par son ‘’appel’’, Dr Paul Mawaw a toujours eu en lui ce désire de se rendre utile à la communauté pour laquelle il fit tant de sacrifice au cours de ses études. C’est ainsi que déjà à l’époque où il était nutritionniste, Dr. Paul Mawaw travaillait dans un camp de réfugiés rwandais implantés au bas des collines du  Sud Kivu : « Dans le quartier, alors que je n’avais que le diplôme de graduat en Nutrition, je soignais dans des centres de Santé. L’on m’appelait déjà ‘’Docta’’. Je ne voulais pas m’arrêter là, c’est pourquoi je m’étais inscrit dans la Faculté de Médecine et j’ai fini sans jamais avoir repris une seule année.»

Depuis lors médecin, lorsqu’on le questionne sur l’attrait exercé par ce métier, le Docta  se confie en disant : « le sens du devoir vis-à-vis de la Nation ». Il considère que le métier qu’il a choisi n’était pas pour l’enrichir ; l’essentiel pour lui c’est d’être au service de la population, celle meurtrie par des problèmes de santé. En claire : c’est la Destinée qui a fait de lui Médecin ; Ce n’est pas la recherche du gain. « J’avais un objectif, terminer des études de Médecine et me mettre au service du pays.  Ça n’avais pas pris du temps, j’ai décroché mon diplôme et j’ai commencé à travailler à l’Inspection provinciale de Santé comme Médecin chef d’Antenne du programme élargi de vaccination de Lubumbashi, avec sous ma responsabilité une quinzaine de zones de santé.  Je me suis plus enrichi sur le plan intellectuel que matériel. J’ai obtenu en 2006 une spécialisation en Santé publique sous forme de Diplôme d’études approfondies en Santé et Développement et après quelques années de travail sur terrain Je suis devenu chef des Travaux à l’Ecole de Santé Publique de l’Université de Lubumbashi.  Avec le Programme Elargi de vaccination, j’ai sillonné toute la province du Katanga et la RD Congo, en qualité de pionnier pour la lutte contre les maladies transmissibles de l’enfance, spécialement la poliomyélite et la rougeole. C’est un travail passionnant, qui m’a permis de connaitre le Congo profond et d’atteindre le sommet du programme, car j’ai quitté le PEV en tant que Directeur Adjoint au niveau national. Ce travail de vaccinateur qui constitue pour moi une grande richesse intellectuelle me manque énormément»

Bien qu’inondé par le grand bonheur du service aux autres et notamment envers les enfants, Dr Paul regrette néanmoins de ne pas en avoir fait davantage : « je regrette d’avoir quitté le programme de vaccination, qui me mettait en contact avec une multitude de nécessiteux. A ce poste, j’avais une large population cible que je servais. Maintenant elle est réduite, mais le travail, au fond, reste le même : l’Assistance et le soulagement de la souffrance». Toutefois, ce Monsieur  retrouve de la sérénité par la joie que lui procure sa famille: «Ma famille compte beaucoup pour moi autant que toutes les personnes inconnues que je rencontre et je sers.  J’ai la chance d’avoir épousé une Psychologue, elle m’aide beaucoup dans l’orientation de mon travail et dans le maintien de l’équilibre familial. Malgré mes occupations, je trouve toujours du temps pour donner à ma famille l’affection paternelle qu’elle attend de moi. »
La peur de faire le mal 

Lui qui franchissait la frontière entre la RD Congo et l’Angola pour vendre la farine et la bière aux rebelles de Savimbi pourrait passer pour un homme sans peur et sûr de lui,  mais au fond de cet homme se cache cet idéal de faire le bien à autrui et de marcher dans la volonté et la crainte de Dieu qui souvent l’animent de peur : «  Je considère que pour réussir dans la vie, il faut avoir peur d’une seule chose, la peur de faire le mal ; de choquer autrui. Il faut vouloir à autrui ce que l’on veut pour soi. En dehors de ça, il ne faut rien craindre, sinon Dieu. Il faut avoir la crainte de Dieu pour ne pas être tenté de faire le mal. Dieu a fait de moi quelqu’un de courageux ; je peux affronter n’importe quelle difficulté, je peux faire face à n’importe quelle situation. Ne jamais avoir peur, c’est la grâce que j’ai reçue de Dieu. »

Pour ce patriote convaincu, l’avenir de la RD Congo est entre les mains de la jeunesse. Néanmoins, d’après son vécu, celle-ci est malheureusement guettée par un danger, le virus du tribalisme et du divisionnisme : « Je demande aux jeunes de bannir le divisionnisme, sur tous les plans. La jeunesse doit être unie et déterminée à prendre la relève demain. Et l’on ne peut rien construire si l’on a des opinions et objectifs divergents. Il faut avoir le courage et l’esprit d’unité ». Tel est son message fondé sur ses nombreuses et diverses expériences à travers le Congo et dans le monde.

 

Contact :
Makan Mawaw Paul
Tel : +243997029364/ +243819500924
Email : paulmawaw@gmail.com

 


 

 


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