mediacongo.net - Publireportage - AFEDE et la lutte contre les violences sexuelles, un fléau qui gangrène l’Est du Congo



Retour PUBLIREPORTAGE : Initiatives

AFEDE et la lutte contre les violences sexuelles, un fléau qui gangrène l’Est du Congo

AFEDE et la lutte contre les violences sexuelles, un fléau qui gangrène l’Est du Congo 2008-06-04
Initiatives

L'action des femmes pour le développement (AFEDE) a vu le jour en 2004. A l'origine de cette asbl, 6 femmes motivées et mues par un véritable projet commun : lutter en vue de la reconnaissance du viol utilisé comme arme de guerre à l'est de la République démocratique du Congo. Parmi elles, Maddy Tiembe, jeune femme originaire de la RDC et arrivée sur le sol belge il y a une dizaine d'années. Après l'obtention d'une licence en gestion des entreprises en langue anglaise à l'Université Européenne de Bruxelles, Maddy Tiembe effectue plusieurs stages dans son pays natal. De retour en Belgique, elle entreprend activement une recherche d'emploi et suit en parallèle des cours du soir en nouvelles technologies de l'information. En 2001, Maddy Tiembe obtient un poste chez Sabena mais son contrat prend fin, un an plus tard, suite à la faillite de l'entreprise. Elle profite alors de cette période de licenciement pour effectuer des voyages en France, Canada et aux Etats-Unis. En 2004, suite à la diffusion des premières images des victimes de violences en RDC, Maddy Tiembe et ses collaboratrices décident de sensibiliser le public aux abus subis par les femmes en RDC. A partir de ce moment, la militante s'engage dans ce combat et multiplie les opérations de sensibilisations.

Pour rappel, le génocide rwandais de 1994, l'arrivée de Laurent-Désiré Kabila au pouvoir en 1996 et la guerre d'agression dont fut victime le Congo en 1998 ont entraîné de graves crises dans les régions de l'Est. Et les violences sexuelles à l'égard des femmes figurent parmi les répercussions les plus atroces de ces conflits. Certes, le phénomène n'est pas nouveau ; il perdure depuis des années. Mais, désormais le fléau est pointé du doigt par la communauté internationale. D'ailleurs, en 2005, le parlement de la Communauté française de Belgique a adopté une loi
" Dénonçant et condamnant les violences sexuelles notamment utilisées comme arme de guerre et ayant un impact sur la propagation du virus du Sida ". Dans le même temps, le même parlement " Reconnaît ainsi les femmes et les jeunes filles congolaises comme principales victimes de la guerre en République démocratique du Congo et soutient, dans le même temps et avec la même force, leur combat pour leur reconnaissance en qualité de citoyennes à part entière ". Un an plus tard, le 20 juillet 2006, le Président de la RDC, Joseph Kabila, a promulgué deux lois ayant trait aux violences sexuelles. Dans ces " nouveaux " articles, le législateur définit le viol, précise les cas où il est confirmé et énonce les peines encourues. Malgré cela, les victimes éprouvent beaucoup de difficultés à faire valoir leur droit. Bien souvent, l'ignorance de ces lois et le manque de moyens constituent deux freins majeurs à l'enclenchement de toute procédure judiciaire.

Par conséquent, chaque année des milliers de viols sont commis en toute impunité sur les femmes congolaises. A titre indicatif, 68.000 cas de violences sexuelles ont été recensé uniquement pour la province du Sud-Kivu. Des chiffres affolants, certes, mais qui ne doivent pas cacher une autre réalité. En effet, à l'heure actuelle tout semble indiquer que le phénomène prend de l'ampleur et risque de s'étendre aux régions avoisinantes. Bien que les femmes soient les principales victimes de ces pratiques barbares, les hommes ne seraient pas épargnés pour autant. Ainsi, des cas de sodomies pratiqués sur ceux-ci sont également rapportés dans les centres hospitaliers. Par ailleurs, les hommes armés étrangers en tenues militaires ne seraient plus les seuls bourreaux. Désormais, les civils se livreraient aussi à ces actes révoltants. Dès lors, au travers ces viols subis par ces mamans, jeunes femmes ou petites filles, c'est toute une famille qui est détruite et une nation humiliée. En s'attaquant ainsi à la femme, dans son intégrité, c'est toute la société congolaise qui est entrain de périr.

GENOCIDE. Osons le mot. Car les évènements qui se déroulent actuellement à l'Est du Congo sont inacceptables. Mutilées dans leur chair et dans leur âme, les victimes lorsqu'elles survivent, gardent des séquelles profondes de ces abus. C'est pourquoi, le temps presse et il importe donc que les personnes dirigeantes prennent leur responsabilité. Désormais, l'heure des beaux discours doit être révolu. Voici venu le moment de poser des gestes forts et concrets. Parce qu'à l'heure où nous écrivons ces lignes, des femmes sont victimes d'abus. Pire, pour certaines d'entres elles, il s'agit de la deuxième, voire troisième fois. Enfin, comme le souligne Maddy Tiembe : " Cette cause est importante pour tout le monde et la communauté internationale doit réagir ". Parce que nous avons tous une mère, une tante, une sœur ou une cousine…

Pour en savoir plus sur AFEDE :
Visitez le blog http://afedeasbl.blogspot.com
E-mail : MaddyTmaddy@afede.net



(gauche à droite)Maddy Tiembe, secrétaire générale
et Yvette Tabu, présidente de l'AFEDE asbl


Manifestation à Bruxelles contre les violences sexuelles
faites aux femmes en RD Congo


right
ARTICLE SUIVANT : 1er congrès international de l’APRONES sur les Neurosciences au Congo
left
ARTICLE Précédent : EDUCON: n’attendons pas que les enfants soient dans la rue pour les aider