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Pie Tshibanda : « Un Fou Noir au Pays des Blancs »

Pie Tshibanda : « Un Fou Noir au Pays des Blancs » 2006-03-20
Talents
Le mardi 21 février 2006 Pie Tshibanda présentait son célèbre one- man- show : un fou noir au pays des blancs, dans le cadre prestigieux de l'Ecole Royale Militaire belge à Bruxelles. Devant un parterre d'autorités dont le ministre de la défense André Flahaut, l'humoriste congolais a partagé un morceau de son parcours atypique et admirable. Pie Thsibanda décrit avec finesse et sourire les épreuves qui ont marquées sa vie, afin de nous inviter à nous interroger sur le sens de l'Histoire qui nous habite et que nous construisons.

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore Pie Tshibanda est un conteur, chroniqueur, historien, professeur, psychologue, écrivain, pédagogue, comique, … originaire de Kolwezi dans la province du Katanga.
Agé de 54 ans Pie Tshibanda Wamwela Bujitu a obtenu une licence en psychologie à l'Université de Kisangani en 1977, ainsi qu'une licence en science de la famille et de la sexualité à l'Université Catholique de Louvain La Neuve en 1999.
Au Congo il a exercé la profession d'enseignant, de conseiller d'orientation scolaire et de directeur des études dans divers établissements du Katanga de 1977 à 1987.
Ensuite Pie a travaillé durant sept ans à la Gecamines (Lubumbashi) comme psychologue d'entreprise, chargé de la sélection et de la qualification professionnelle.
Ces quelques éléments ne résument évidement pas le parcours de cette homme hors du commun. Pour le découvrir plus profondément, il faut aller voir son premier spectacle " Un fou noir au pays des blancs ", qui remporte un franc succès depuis déjà quelques années.

" Un fou noir au pays des blancs " : chronique d'un exilé forcé.

Pie Tshibanda est arrivé en Belgique en 1995 comme réfugié politique. Dans son spectacle d'une heure et demi, il relate les difficultés liées au statut de " sans papiers " et au choc produit par la rencontre de deux cultures différentes.
Sur un ton juste et sincère il explique tantôt les tracasseries administratives et tantôt les situations cocasses pour ne pas dire absurdes qui en résultent, sans toutefois oublier d'interpeller l'auditoire sur les questions essentielles que sont le regard sur la personne noire ou l'accueil de l'étranger en Belgique.

Le public africain qui vient voir ce spectacle est également invité à la réflexion par l'évocation de l'histoire du Congo, des guerres ou des déplacements de populations qui ont secoués le pays.
Un fou noir au pays des blancs est une ode à l'amitié belgo-congolaise et intercongolaise.
Pie utilise l'histoire comme un miroir sur le passé qui permet une critique précise de certains événements. Il souligne l'importance de la connaissance et de l'éducation pour pacifier les esprits.
Pie Tshibanda, l'écrivain, a déjà initié ce travail de mémoire au travers de nombreuses publications, et il continue cet excellent exercice par le biais de ses one-man-shows.
Il utilise son histoire personnelle comme une occasion de réveiller les consciences endormies des jeunes générations.

Pie Tshibanda : la voix des sans voix

Son expérience de demandeur d'asile, de sans papiers, de réfugié politique et d'étranger lui a fait connaître la déshumanisation.
Un regard ou un geste peu accueillant, une attitude de suspicion, un mouvement de rejet, des difficultés à se loger ou à trouver un emploi sont autant de situations pénibles qu'il faut assumer lorsqu'on est étranger.
Mais dans son malheur Pie Tshibanda reconnaît qu'il a eu beaucoup de chance et il ne manque pas de remercier tout les belges qui lui ont témoigné de l'affection et un accueil chaleureux.

Pie profite de sa médiatisation pour parler au nom de ceux qu'on n'entend pas et qu'on ne voit pas, il dépeint certaines réalités cachées. " Derrière chaque étranger qu'on souhaite refouler promptement se cache peut-être un prince ", nous dit-il.
Son appel retentit en faveur de l'écoute et de la compréhension mutuelle.
Pie Tshibanda nous invite sous l'arbre à palabre, non seulement pour discuter mais aussi pour construire des ponts de solidarité entre les cultures.

Pie Tshibanda : un artiste engagé

Pie Tshibanda est également reconnu et apprécié (notamment par les autorités belges) pour son travail et son engagement envers la collectivité. Alors qu'il était sans emploi, il a eu l'idée de se rendre indispensable en ouvrant une école de devoir au sein de sa commune.
Ayant obtenu l'accord et le soutien du bourgmestre de sa commune, Pie Tshibanda a sillonné sa régions d'adoption pendant de nombreuses années, afin d'aller chercher au moyen d'un bus aménagé, tous les enfants des environs en difficultés scolaires.
Mettant à profit ses talents de pédagogue voire ses connaissances de psychologue, il ainsi rendu service à beaucoup de familles en crise et d'enfants en décrochage scolaire.
A l'heure actuelle l'école de devoir, " Le Court Pouce ", est toujours en activité et emploi deux professionnels à temps plein. En 2005, il a été élevé au rang de chevalier de l'ordre Léopold par le roi Albert II.

N'oubliant pas les enfants du Congo, Pie Tshibanda, président de l'asbl Rayon de soleil a construit et ouvert un centre de formation pour les jeunes des milieux défavorisés.
Ce centre est situé avenue Katwambi n°104, Q/Muya dans la commune Diulu Mbujimayi (Kasaï Oriental/RDC).

Très sensible à la problématique des enfants des rues, qui s'est scandaleusement amplifiée, Pie Tshibanda n'hésite pas à sensibiliser le peuple congolais et sa diaspora pour les réunir autour de projet d'aide et de développement.

Aujourd'hui artiste à part entière, Pie Tshibanda assume en outre la fonction de chroniquer sur la radio Afriquen°1 et sillonne le monde avec son message d'espoir pour l'Afrique.
Artisan de la paix, il tenait à offrir des paroles d'encouragement à la jeune génération d'étudiants de l'Ecole Royale militaire de Belgique, afin de les exhorter à bâtir dans leur pays respectifs des armées exemplaires dont les populations n'auraient plus peur, mais qui serviraient leur nation avec intégrité et dévouement.

Pour plus d'information et contact : www.tshibanda.be


En compagnie de quelques étudiants africians
de l'Ecole Royale Militaire (Bruxelles)

Article réalisé par Patricia Kanku


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