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Gilbert Nkuli : VODACOM CONGO fait le pari d’amener le téléphone dans tous les coins et recoins de la RDC

Gilbert Nkuli : VODACOM CONGO fait le pari d’amener le téléphone dans tous les coins et recoins de la RDC 2006-08-07
Interviews
Gilbert Nkuli, Directeur Général Adjoint (Deputy Managing Director) de l'Opérateur de téléphonie mobile cellulaire VODACOM CONGO, est depuis vingt-sept ans dans l'univers des télécommunications. Ingénieur de formation, il a d'abord travaillé pendant quinze ans, au RENATELSAT (Réseau national de Télécommunications par Satellite), successivement, à la station terrienne de Lubumbashi, à celle de Kisangani, au Laboratoire de Maintenance de Kinshasa, et en fin à la station maîtresse de la N'sele.

Après une formation en téléphonie mobile cellulaire aux USA, il rejoignit l'Opérateur de téléphonie mobile cellulaire COMCELL, en qualité de Directeur Technique. Cinq années plus tard, il deviendra le Directeur Technique de CWN (Congolese Wireless Network), première société de téléphonie cellulaire à introduire le système GSM (Global System for Mobile communication) au Congo. CWN conclura en 2001 un partenariat avec la compagnie sud-Africaine Vodacom Group, pour donner naissance à Vodacom Congo. Gilbert Nkuli intégrera cette nouvelle compagnie en qualité de Manager Radio Transmission Satellite, avant d'être nommé, une année après, Directeur General Adjoint de VODACOM CONGO, poste qu'il occupe jusqu'à ce jour.

M. Nkuli est par ailleurs Membre du Comite de Direction de la FEC (Fédération des Entreprises du Congo), Président de la Commission Nationale des Télécommunications de la Chambre Nationale de Commerce et Vice-président de la Chambre de Commerce RDC-Afrique du Sud (CCIA-RDC/RSA).

Comme Manager de l'une des Sociétés africaines à très forte croissance, M. Nkuli a participé au mois de Mai dernier, avec Monsieur A.B.M. CONTEH, Président du Conseil d'Administration de Vodacom Congo, au forum "Africa Open for Business " organisé par l'association " Africa Caucus " de la Harvard University (Boston, USA). Ce forum, soutenu par mediacongo.net, avait été rehaussé par la présence de plusieurs Top Managers africains. Dans l'interview, qu'il nous accorde, Monsieur Nkuli dresse les grandes lignes de la stratégie de son groupe ainsi que l'avenir de la téléphonie mobile en République Démocratique du Congo.

M. Nkuli, comment pouvez-vous expliquer le boom des télécoms dans un pays dont tous les paramètres économiques sont au plus bas ?

Les télécoms au Congo ont répondu à un réel besoin. Pendant plusieurs années, le téléphone fut un objet de luxe ; rappelez-vous qu'un appareil cellulaire analogique coûtait 2500$ (US) et qu'une minute de communication internationale revenait à 15$. Ce besoin refoulé par le congolais moyen a pu être satisfait grâce à la banalisation du téléphone survenue avec l'introduction du GSM. Le téléphone coûte aujourd'hui environ 50$, et la minute internationale revient en moyenne à 0,40$. Les difficultés de déplacement, de communiquer, d'échanger, à l'intérieur du pays, ont trouvé une solution palliative grâce au téléphone cellulaire. Ceci explique cela. Et la progression du téléphone cellulaire continue.

Combien d'abonnés pouvez-vous prétendre posséder à ce jour ?

Sur un total de trois millions cinq cents mille abonnés pour tout le Congo, nous avons le plus grand nombre d'abonnés, soit un million huit cent mille.

Il existe un opérateur à l'Est du Congo, Supercell, pourquoi ni VODACOM, ni aucun autre opérateur congolais n'y est connecté ?

Les difficultés étaient de deux ordres : D'abord, Supercell n'avait pas de central téléphonique au Congo ; ensuite Supercell n'utilisait pas de NDC (National Destination Code) de la RDC. Bien que le réseau opérait au Congo, appeler un numéro Supercell revenait à faire un appel à l'étranger. Mais tous ces problèmes sont en train d'être résolus. Nous sommes en contact en permanence; tous les obstacles ont été levés.

Vous avez répondu à l'invitation qui vous a été lancée par l'Africa Caucus de la Harvard University ? Sur quelles questions portait le forum et quelles sont les perspectives pour le Congo ?

L' " Africa Caucus " a eu des échos du déploiement fulgurant de VODACOM au Congo. Les Universitaires de Harvard se posaient une question fondamentale : " Comment un tel réseau a pu se développer en pleine guerre ? ". Le Chairman de VODACOM CONGO, Monsieur A.B.M. Conteh et moi-même avions répondu à cette invitation. Le Chairman a présenté la stratégie de VODACOM CONGO basée sur la vision du développement durable pour satisfaire les besoins fondamentaux de la population, dont celui de communiquer. La passion, la rage et la volonté que VODACOM CONGO a manifestées, malgré les difficultés naturelles de tous ordres, ont fini par donner des résultats absolument remarquables. Vodacom Congo a investi près de 350 millions de Dollars US pour amener le téléphone dans le Congo profond. Qui pouvait l'imaginer ? Nous avons utilise des avions, des camions, des vélos et des pirogues, pour acheminer nos matériels dans tous les coins et recoins du Congo. En se déployant en pleine guerre, VODACOM a démontre la volonté d'unité du pays car nous avons pu nous installer même dans les zones occupées par des rebelles de l'époque.
Le téléphone a boosté l'économie là où elle était au stade embryonnaire. Véritablement, Vodacom Congo accompagne le Congo dans sa renaissance. Des contacts fructueux ont été établis avec l'Africa Caucus, pour permettre au Congo de jouer un rôle dans le développement durable de l'Afrique.


VODACOM s'est imposée comme un géant dans le monde cellulaire africain, quels sont les nouveaux défis auxquels vous faites face?

Vodacom est à ce jour, le plus grand Opérateur GSM d'Afrique, avec plus de vingt-trois millions d'Abonnes. Son défi est de rester à la pointe de l'innovation. Vous n'ignorez pas que Vodacom Afrique du Sud a été le premier Opérateur au monde à introduire le système de prépaiement.
Pour ce qui est de Vodacom Congo, nous avons deux axes majeurs actuellement: le déploiement du réseau et le développement des nouveaux services. Le déploiement du réseau dans plus de 200 localités est une réalité ; mais notre objectif est d'atteindre cinq cent localités à la fin du premier quinquennat, c'est-à-dire Mars 2008. Il nous faut couvrir au moins 80% des terres habitées du Congo.
L'introduction des Nouvelles Technologies et des services à valeur ajoutée comme le GPRS, EDGE, et bientôt le 3G, permettra à Vodacom Congo d'offrir à sa clientèle tous les services actuellement disponibles au monde, et ainsi surmonter la fracture numérique.
L'Internet est déjà disponible à travers tout le Congo grâce au support mis en place par Vodacom Congo. Il suffit d'avoir un téléphone compatible GPRS, ou de disposer d'une carte data sur son ordinateur.

Par rapport aux autres pays africains, à quel niveau se situe le Congo en matière de téléphonie cellulaire ? Sommes-nous en avance ou en retard ?

Le Congo a fait des progrès immenses. En l'an 2000, l'UIT (Union Internationale des Télécommunications) avait demandé à tous les pays du monde, d'avoir au minimum un téléphone pour 100 habitants. Au Congo, à cette époque, il y avait un téléphone pour 1300 habitants. Aujourd'hui, nous sommes à un téléphone pour 25 habitants. De la 45è place en Afrique, nous sommes passés à la 9è place. VODACOM Congo est parmi les dix grandes compagnies de télécommunications en Afrique.

Quels sont les principaux partenaires de VODACOM au niveau international ? Equipementier, marketing et financier ?

VODACOM CONGO est une joint-venture entre CWN (Congo Wireless Network) qui a 49% et VODACOM Groupe (Afrique du Sud) qui dispose de 51%. En amont, VODACOM group est elle-même filiale de Vodafone (UK) et Telkom (SA), la société publique de téléphonie en Afrique du Sud. Comme vous voyez, nous appartenons à une grande famille.
L'équipementier de VODACOM CONGO pour les équipements GSM, stations terriennes, V-sat, Microwaves, c'est Alcatel/ France.
En matière de marketing, VODACOM Congo travaille avec des partenaires locaux car la communication de " VODACOM group " est adressée à des anglophones. Nous sommes l'unique pays francophone de la famille VODACOM ; nous ne pouvons tabler sur une économie d'échelle en ce domaine. Vous verrez d'ailleurs que la plupart de nos supports publicitaires sont réalisés à partir des paysages locaux.

VODACOM a une politique sociale très développée particulièrement en matière d'éducation, nous pensons au programme " MOTO-MOLO " pouvez-vous nous en dire plus ?

Nous nous refusons de fermer les yeux devant les problèmes sociaux que connaît la société congolaise.
Nous nous sommes volontairement engagés à épauler l'Etat dans la résolution des urgences sociales, avec une option préférentielle pour les couches vulnérables de la société.
Nous nous voulons une Entreprise citoyenne, consciente de sa responsabilité sociale.
Notre contribution aurait pu être encore plus éclatante si l'Etat acceptait des compensations,
La politique sociale de VODACOM est axée sur quatre domaines principaux: Education, Santé, Environnement, et bien-être.

Dans le domaine de l'éducation, nous fournissons des bancs pupitres aux écoles. En effet, la moitié des élèves de notre pays étudient debout ou assis par terre. Nous réhabilitons les bâtiments scolaires, et parfois, nous en construisons des nouveaux. Avec le programme de bourse d'études " MOTO-MOLO ", VODACOM CONGO offre chaque année à dix meilleurs élèves qui terminent les études secondaires avec plus de 75% des points, la possibilité d'étudier dans une Université en Afrique du Sud, et une place dans la compagnie a la fin des études. Cette politique a pour but de préparer la relève dans la société.
Dans le domaine de la Santé, Il s'agit de la réhabilitation des Hôpitaux, de la fourniture des matériels médicaux, des campagnes d'information sur le VIH/Sida, du numéro vert d'information sur le VIH/Sida et maintenant du numéro vert d'information sur la grippe aviaire.

Dans le cadre de l'Environnement, VODACOM organise le nettoyage des villes, des parcs et rond-point, la restauration des monuments.

Le quatrième axe est le bien-être de la population. Il consiste en des campagnes de distribution de vivres et vêtements dans les milieux défavorisés à travers le pays, notamment aux Veuves, aux Orphelins, et aux vieillards, le financement des microprojets pour les personnes vivant avec handicap ( fabrication de savons, élevage) pour les aider à se prendre en charge.

Pour en savoir davantage sur :
VODACOM Congo, veuillez visiter http://www.vodacom.cd
Africa Caucus, veuillez visiter : http://www.ksg.harvard.edu/kssgorg/AfricaCaucus/


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