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L’insécurité alimentaire n’est pas une fatalité en RDC, le changement de mentalité peut la vaincre.

L’insécurité alimentaire n’est pas une fatalité en RDC, le changement de mentalité peut la vaincre. 2012-06-19
Interviews

Selon le ministère  congolais de l’Agriculture, 70% de ménages en RDC se trouvent en insécurité alimentaire. Autrement dit, 7 personnes sur 10 n’ont pas accès aux ressources en nourriture, soit parce qu’elles n’ont pas le pouvoir d’achat, soit parce que ces ressources ne sont pas disponibles. La précarité alimentaire est donc une situation bien réelle en RDC. Et la pauvreté qui caractérise les ménages dans les milieux urbains et ruraux serait l’une des causes génératrices de cette insuffisance alimentaire au sein des familles. Toutefois, sur le terrain, une multitude de personnes œuvre quotidiennement pour l’extinction de ce fléau. Parmi celles-ci, A’mira-Madeleine Malimi, que mediacongo.net a eu la chance de rencontrer et qui est coordinatrice de l’ONG Centre d’Intelligence, de Vulgarisation pour la Lutte contre la Faim et la Pauvreté(CIVLFP). Pour elle, ce combat constitue un véritable fer de lance.

mediacongo.net : Pourquoi un centre d’intelligence ?
A’mira-Madeleine Malimi: Au Centre d’Intelligence, de Vulgarisation pour la Lutte contre la Faim et la Pauvreté nous appréhendons l’intelligence comme cette capacité d’agir de manière adaptée aux situations. Le verset 10 tiré du douzième chapitre du livre de Daniel de la Bible dit : « (…) Ceux qui auront de l’intelligence comprendront ». Cette parole montre que face à un problème, il y a plusieurs solutions cependant, il faut être capable de choisir la solution qui englobe les autres.
Notre programme tient compte de l’histoire : la lutte contre la faim et la pauvreté n’est pas un fait nouveau. Ceux qui se sont lancés dans cette lutte de bonne heure bénéficient de certains avantages notamment l’information, la connaissance ainsi que des experts et des cadres hautement qualifiés. Nous pouvons profiter plus que jamais de cet acquis.

mediacongo.net : Quelle est la vision du CIVLFP ?
A’mira Madeleine Malimi: Faire de la lutte un but national àlaquelle participera l’ensemble des couches sociales du pays.
Pour réduire la pauvreté, il faut d’abord atteindre une croissance diversifiée et assainir la gestion des affaires publiques nationales. Mais il faut aussi adopter une approche centrée sur les personnes pauvres qui tient compte de leurs expériences et de leur rôle dans le processus du développement.
La pauvreté est aussi une mentalité. Nous sommes une organisation caritative ainsi, nous nous focalisons sur l’éducation et non sur la bonne gouvernance pour améliorer la vie des populations: que les hommes aient la même information, ce qui permettrait de les autonomiser.

mediacongo.net : Comment le CIVLFP compte amener les ménages à sortir de cette précarité ?
A’mira Madeleine Malimi: La question culturelle est essentielle. Pour sortir de la précarité, il faut l’adoption d’une approche participative ainsi que d’une nouvelle culture : la création des richesses. C’est pourquoi le CIVLFP (qui prône la création des richesses) s’attèle dans un premier temps à conscientiser les populations, les rassembler et les former pour qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle dans le développement socio-économique.

mediacongo.net : Ce n’est pas toujours facile de séparer les gens de leurs croyances et habitudes. Comment vous en sortez-vous ?
A’mira MadeleineMalimi : Aucun changement n’est facile. Avec beaucoup de patience et de détermination  nous avons réussi à former un noyau assez important et surtout réceptif, ce qui pour nous est un signal fort. Les enjeux sont énormes et nous ne pouvons qu’être optimistes car il en va de notre avenir.

mediacongo.net : Dans les milieux ruraux où les agriculteurs disposent des petites parcelles à exploiter, l’individualité agraire serait-elle l’une des causes de l’insuffisance alimentaire ?
A’mira Madeleine Malimi: La suffisance alimentaire est déterminée par le niveau de production alimentaire, de bonnes provisions et le commerce net. Un agriculteur à lui seul ne peut réaliser cela. « L’union fait la force » dit-on et, l’individualité ne peut qu’affaiblir le système agricole.

mediacongo.net : Le CIVLFP évolue-t-il seul ou en synergie avec d’autres ONG du pays ?
A’mira Madeleine Malimi: CIVLFP évolue seul pour le moment, est reste ouvert à la collaboration avec les ONG pour créer plus de richesse, des disponibilités alimentaires en RD Congo.


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