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Thierry Kabamba : la promotion d’une musique « congolo-congolaise »

Thierry Kabamba : la promotion d’une musique « congolo-congolaise » 2012-12-21
Interviews

Mécène ou producteur, il porte aussi bien la première casquette que la deuxième. Thierry Kabamba est un  entrepreneur congolais qui dans sa jeune carrière culturelle se veut promouvoir la culture congolaise. En se lançant dans la conquête de cet espace, Thierry, veut redorer l’image de nos musiciens qui pour la plupart, sont dans les oubliettes. Pour ce, il commémore les anciens succès à travers des concerts de retrouvailles et en devoir de mémoire, il se tarde à garder frais les souvenirs des illustres disparus. En dernière date, il a célébré le 22e anniversaire des frères Soki (Vangu et Dianzenza décédés), les 14 ans de Pépé Kallé et il s'apprête à rassembler le reste du Clan Langa Langa pour un concert mémorial. mediacongo.net l’a rencontré pour vous.

mediacongo.net (MCN) :
dans ce rendez-vous – du mécénat –  où l’on donne plus que l’on ne reçoit, que recherchez-vous ?

Thierry Kabamba (TK) : promouvoir une musique congolo-congolaise ; remettre nos artistes sur leur piédestal (ce sont des icônes qu’on doit entretenir) ; leur proposer des prestations de qualité. Quand je dis « congolo-congolaise », c’est amener nos artistes à comprendre qu’ils peuvent aussi bien réaliser l’enregistrement, le mixage et le mastering du son ici qu’en dehors de nos frontières.

MCN :
à l’occasion du 14e anniversaire de la mort de celui qu’on surnomme « l’Eléphant de la musique congolaise » connu aussi sous le nom de Pépé Kallé,  il nous est parvenu qu’un concert événementiel allait se tenir à Kinshasa voire dans quelques provinces du pays, et à Brazzaville. Mais aucun écho ne s’est fait suivre. Que s’est-il passé ? Le projet est sursis  ou vous avez simplement tourné la page?

T. K. :
non, pourquoi tourner la page… tout ce qui était prévu a été fait. La réfection de la tombe de Pépé Kallé, la messe a été dite, la soirée karaoké aussi était organisée. Le seul ingrédient qui manquait pour emmener les fans au comble, c’est le chanteur Papy Tex. Tout pouvait manquait sauf lui. Son absence est justifiée par le fait qu’il soit en studio. C’est en février qu’il en sortira et viendra à Kinshasa rejoindre la grande équipe qui l’attend pour commémorer Pépé Kallé.

MCN : pourquoi cette fixation sur les anciens succès ?

T. K. : Je n’irai pas par quatre chemins. C’est pour la simple et unique raison qu’ils sont les  géniteurs de la musique actuelle. Mais on ne s’arrête pas qu’à eux. Nous avons un large éventail qui couvre également les jeunes qui font du bon  travail que l’on peut apprécier à leur juste valeur.

MCN : quelques uns…

T K. : il y a par exemple Star academy, des jeunes pétris de talent, Eric Nice, la jeunesse chrétienne comme Nana Lukezo, …

MCN : où organisez-vous ces manifs ?

T. K. : dans mon espace privé, le Palm Beach. Que beaucoup appellent  « le centre culturel congolais ».

MCN : un cadre assez huppé pour monsieur tout le monde. Les anciens succès sont appréciés par toutes les générations et toutes les bourses, surtout. Pour raison d’accessibilité,  pensez-vous organiser ces concerts dans les lieux publics?

T. K. : on n’en est pas encore là. Mais ce qu’il faut que vous sachiez, c’est que les droits d’entrée ne cadrent pas avec le cercle. Ils sont très accessibles à monsieur tout le monde. Celui qui a l’information peut se permettre de se déplacer pour voir ces « grands » chanter. Et, je n’organise pas que des concerts. Le cercle offre plus d’une activité.

MCN : où en êtes-vous avec le Clan Langa Langa?

T. K. : aux préparatifs. Normalement ce concert des retrouvailles devrait avoir lieu ce 24 décembre mais il a été reporté pour début janvier.

MCN
 : des évènements en évènements, certes.  C’est du vivant de quelqu’un qu’on lui jette des fleurs, dit-on. Vu que certains ténors du Tout puissant OK Jazz (mué en Bana OK), Clan Langa Langa  vivent encore… Un pot-pourri, y avez-vous déjà songé ?

T. K. : pas vraiment dans ce sens là… mais avec le Clan, sous la supervision de Pépé Félly Manuaku et le réalisateur Seck Bidens, nous comptons faire la relecture de leurs anciens succès. C’est-à-dire qu’avec des nouvelles notes et nouveaux éléments apportés, nous voulons apporter une nouvelle touche de modernité à ces chansons qui ont fait la pluie et le beau temps.

MCN :
vous comptez faire ces arrangements ici ou ailleurs ?

T. K. : ici même. Il y a tout un studio mis à la disposition de nos artistes, à Palm Beach, avec un logiciel au top : le Pro Tools 10.

MCN :
quelle est votre lecture de la musique actuelle?

T. K. : c’est triste, nos jeunes musiciens vont vite en besogne. Primo, je constate que les jeunes ne s’adonnent plus à la recherche mais sont plus à la quête des « sponsors ». Et certains, parmi ceux qui ont réussi à alpaguer des brasseurs, deviennent un peu lourds. Ils se sont hissés à un certain niveau et se prévalent. Les séances de répétition sont dorénavant pour les nouvelles recrues… un mauvais exemple pour les étoiles montantes. Secundo, la thématique pose problème et les mœurs sont bafouées. Ils s’attardent sur du copier-coller. Quelque chose qui choque, c’est le coupé-décalé. Aucun rythme de chez nous n’arrive à se passer de ce style qui d’ailleurs puisé au Congo (RD), que les autres ont adapté à leur folklore. Et ça cartonne partout. Et nos jeunes, faute de créativité ils l‘embrassent, parce que ça marche déjà.

MCN 
: vos projets…

T. K. : créer une usine de duplication des CD et DVD à grande échelle et une galerie d’œuvre d’art d’ici 2013.

MCN
 : un meilleur souvenir de votre jeune carrière…

T. K. : il pourrait paraître bizarre, mais il reste en tout cas, mon meilleur souvenir. Palm Beach est un espace à ciel ouvert et jusqu’à ce jour, aucune pluie n’a gâté un spectacle… elle tombe avant ou après. Et là, je suis le plus heureux !

Adresse et contacts :
132, Wagenia
Kinshasa-Gombe
Réf. : à 10 m du Beach Ngobila
Tél. : 00243 81 16 00 734
Email : pyramidegroup@gmail.com


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