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Le Président Félix Tshisekedi et ses homologues africains pour l’éradication des violences à l’égard des femmes sur le continent

Le Président Félix Tshisekedi et ses homologues africains pour l’éradication des violences à l’égard des femmes sur le continent 2021-11-26
Politique / Afrique

Le Président de la République et président en exercice de l’Union africaine (UA), Félix Antoine  Tshisekedi Tshilombo, a exprmé, dans son discours d’ouverture des travaux du 1er  sommet des Chefs d’Etat africains sur la « Masculinité positive », organisé jeudi au  Fleuve Congo Hôtel, dans la commune de la Gombe, la détermination collective des dirigeants « de mener des réformes courageuses pour éradiquer dans nos sociétés toutes les formes de violences à l’égard des femmes et des filles ».

Le Président du Sénégal et vice-Président de l’Union africaine,  Macky Sall, et ceux du Ghana, Nana Akufo-Ado ; du Togo, Faure Gnassingbé Eyadema ; de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso ainsi que du Rwanda, Paul Kagame, ont participé à ces assises placées sous le thème « Les leaders masculins africains explorent les approches de la masculinité positive pour mettre fin au fléau de la violence à l’égard des femmes et des filles en Afrique ».

Le Chef de l’Etat qui s’est réjoui  qui symbolise, selon lui, la volonté de « refonder les liens sociaux sur la base d’une masculinité positive qui engage les hommes et les garçons dans tous les domaines de la vie, en tant que partenaires égaux dans l’égalité de sexe », a remercié, au nom du peuple congolais, toutes les notabilités qui ont accepté de participer à cette conférence sur la masculinité, une symbolique du fait, entre autres, que la RDC est le pays le plus touché  par les violences sexuelles basées sur le genre à grande échelle.

Le Président de la République a, en outre, déploré la persistance de ce fléau, en dépit des efforts considérables fournis par les Etats, les organisations des droits de femme ainsi que les partenaires.

« Malgré ces efforts consentis par tous, la courbe que la violence faite aux femmes et fille reste quasi linéaire, pire encore dans les zones en conflit la violence envers les femmes et filles est utilisée comme arme de guerre, comme moyen d’expression la plus brutale, systémique, sournoise voir pervers pour déstructurer les communautés », a-t-il souligné.

Le Président en exercice de l’UA a proposé d’ajouter, au sommet de Kinshasa, la  « Déclaration de Kinshasa » sur l’égalité de sexe et l’autonomisation des femmes en Afrique 2021-2030 à adopter et à ratifier à la prochaine réunion de l’UA.

Il a cité, concernant son pays, la RDC, le cas de  la campagne « Tolérance zéro » contre les violences sexuelles basées sur le genre, convaincus, par ailleurs, que les résultats qui découleront de ce premier sommet ouvriront un nouveau chapitre dans les efforts des Etats africains, en  vue d’éliminer les violences faites à la femme et à la fille.

Le continent africain appelé à s’engager au delà des textes

Le Président  de la République du Sénégal Machy Sall a appelé le continent africain à s’engager à la défense des violences  faites à la femme et à la fille,  au delà des textes existants,  indiquant  que malgré  des abondants textes adoptés,  la violence ne fait qu’augmenter en Afrique.

Il a rappelé que « le chemin à parcourir reste encore long pour atteindre l’objectif effectif de l’élimination de toute forme d’inégalités, de discrimination, et de violences  contre les femmes et les filles ».

Machy Sall a ensuite  encouragé l’UA à adopter le protocole additionnel,  à la fois des droits  de l’homme et femmes relatifs  aux droits de la femme africaine, surtout la déclaration  solennelle d’égalité entre le sexe et la politique pendant genre.

 « Agir contre les violences faites à la femme, c’est aussi faire  en sorte que tous les pays soient sensibilisés, notamment sur la masculinité positive, renforcer et appliquer tout l’arsenal juridique contre l’impunité,  assurer l’équité entre les hommes et offrir  de meilleures opportunités d’éducation et de formation», a dit le Président Machy Sall.

Il a enfin rendu hommage au Dr Mukwenge, pour ses actions  inlassables  consacrées à la prise en charge des femmes victimes des violences.

Messages encourageants du Kenya, de l’Ethiopie et de la Commission de l’UA

Dans son allocution par visioconférence, le Président kenyan, Uhuru Kenyata, a recommandé d’inclure dans la future Déclaration,  les violences entre deux partenaires intimes qui se manifestent comme une violence sexuelle ou phycologique, 18% des femmes à travers le monde ayant été, selon lui, victimes de telles violences, au cours de l’année 2020.

« Environs 4 millions de femmes sont victimes de la violence sexuelle, il y a aussi le mariage précoce, il y a des filles de moins de 18 ans qui sont forcées à se marier à travers le monde, il y a au moins 43.000 filles qui se sont mariées avant l’âge de 18 ans », a affirmé le Président kenyan pour qui, cette violence est pratiquement rétrograde pour ce temps moderne.

Il a enfin félicité l’Union africaine d’avoir fait cette lutte conformément à la résolution 6023 pour l’égalité de chance, soulignant qu’il faudra éliminer tous les facteurs qui contribuent à la violence sexuelle.

Pour sa part, la Présidente de l’Éthiopie, prenant la parole en tant que membre de la « Fondation des réseaux des femmes leaders, a soutenu qu’ « il ne faudrait pas que l’on pense que les choses positives ne peuvent être réalisées par les femmes qu’en passant par les hommes, ou dans leurs relations avec ces derniers ».

« On peut responsabiliser les femmes et voir ce qu’elles peuvent donner dans la résolution des conflits. Les femmes qui ont participé à la guerre entre l’Éthiopie et l’Italie étaient considérées comme des hommes, et c’est une façon de méprendre la capacité de la femme dans la résolution des conflits », a-t-elle affirmé, invitant les dirigeants de l’Afrique à se focaliser sur la souffrance de l’Ethiopie.

De son côté, le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, intervenant par visioconférence, a remercié le Président Félix Tshisekedi  pour « avoir convoqué cette conférence, dite des hommes, visant à éliminer les violences faites à la femme et la  fille ».

« Déclaration de Kinshasa »

La directrice de cabinet adjointe du cabinet du Chef de l’Etat en charge de la politique et administration, Nicole Bwatshia, a enfin lu solennellement le document reprenant les grandes résolutions de la Conférence sur la masculinité positive, désormais dénommé « Déclaration de Kinshasa ».

Dans  cette déclaration, les participants à la conférence, ont condamné, notamment toutes les formes de discrimination et de violences faites aux femmes et aux filles, avant de s’engager à veiller à ce que les politique et les mesures nécessaires soient mises en place, par des Etats, pour s’attaquer fermement à toute forme d’impunité.

Ils ont en outre reconnu les contributions des Chefs d’Etat et des gouvernements, champions de l’apport féminin, qu’ils ont appelés à élargir  ce cercle, pour amplifier cet agenda.

Ils ont, à cet effet, lancé la campagne africaine de l’Union africaine, pour mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles et  mis en œuvre une politique de « tolérance zéro » à l’égard de toutes formes de violence faite aux femmes et aux filles, dans la situation de conflit et de post-conflit.

6 Chefs D’Etat accueillis jeudi à Kinshasa, un succès diplomatique

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a accueilli jeudi six Chefs d’Etat  africains venus participer, sur invitation de leur homologue congolais, au Sommet des Chefs d’Etat sur la « Masculinité  positive ».

Il s’agit, pour ces  visites officielles qui témoignent du succès diplomatique de la RDC, du Président du Sénégal et vice-Président de l’Union africaine,  Macky Sall, du Président du Ghana, Nana Akufo-Ado, du Président du Togo, Faure Gnassingbé Eyadema, du Président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso ainsi que du Président du Rwanda, Paul Kagame, a appris l’ACP de source officielle, ajoutant la présence de la présidente  honoraire du Liberia,  Helen Johnson.

Par ailleurs, plusieurs Chefs d’Etat absents au rendez-vous de Kinshasa, pour raison d’agenda, dont  les présidents du  Kenya, d’Afrique du Sud, du Gabon et le Roi du Maroc, seront représentés  au niveau ministériel.

Echanges en tête-à-tête avec Paul Kagame et Macky Sall

Le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a accueilli le même jour, au Palais de la Nation dans le respect des honneurs protocolaires, ses homologues venus répondre à son invitation.

Le Président Paul Kagame, se livrant à la presse  à l’issue du tête-à-tête, a indiqué avoir échangé avec le Président Tshisekedi  autour de la coopération bilatérale Rwanda-RDC, du développement,   de la stabilité et de la paix, avant de saluer la tenue, à Kinshasa, de la Conférence sur la masculinité.

Selon lui, ces assises axées sur les violences que les hommes font aux jeunes filles donnent une opportunité de renouveler l’amitié et la coopération, pour améliorer les échanges entre leurs deux pays.

Pour sa part, le Président sénégalais Macky Sall, reçu au Palais de la nation après son homologue rwandais,  a soutenu, dans sa communication, que l’organisation à Kinshasa de la Conférence sur la masculinité positive donne l’opportunité de venir répondre à une cause  commune sur la lutte contre les violences faites aux femmes, un fléau connu de toute l’Afrique et qui persiste en plein  21ème siècle.

Le Président de la République a déclaré, de son côté, parlant du Président Macky Sall, que ce dernier  prendra sa succession en février prochain à la tête de l’UA, et qu’ils ont, au cours de leurs échanges, fait le tour de l’Afrique, de l’international et de la grande conférence Chine-Afrique qui se déroulera au Sénégal.

 « Nous sommes heureux que notre président de l’UA, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en soit champion  et qu’il nous appelle, ici à Kinshasa pour peser, ensemble de tous nos poids, pour que cesse des violences faites aux femmes, et surtout travailler à  leur automatisation, et leur promotion », a souligné Macky Sall.

Il a, en outre, salué la convergence de vue entre le Sénégal et la RDC sur le plan de la sécurité, de l’investissement, de la coopération et des  infrastructures africaines.

Ces hôtes de marque de la République démocratique du Congo et leurs délégations, arrivés de mercredi à jeudi dans la capitale congolaise, ont été tous accueillis à leur descente d’avion, à l’aéroport international de N’djili, par le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge.

D’une conférence à une autre

Le Président Félix Tshisekedi, Président en exercice de l’Union africaine (UA), a procédé, la veille, à l’ouverture des travaux de « DRC-Africa Business Forum ».

Ces assises sont initiées par le gouvernement de la RDC, à travers le ministère de l’Industrie, en collaboration avec la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique ( CEA), et le partenariat avec la Banque Africaine d’Import- Export ( Afreximbank), la Banque Africaine de Développement  ( BAD), l’Africa Finance Corporation ( AFC) , la Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique ( BADEA), la Facilité Africaine de Soutien Juridique ( ALSF) et le Pacte Mondial des Nations Unies.


ACP / MCP, via mediacongo.net
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