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Science & env.

La RDC invitée à la grande réunion des pays producteurs du pétrole à Riyad

2015-07-27
27.07.2015 , Kinshasa
Science & env.
2015-07-27
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Petit à petit, la République démocratique du Congo rentre dans le cercle ded grands. De ce fait, elle prendra part à la grande réunion des pays producteurs de pétrole prévue au mois de septembre prochain à Riyad (Arabie Saoudite).

Face à la baisse sensible du prix du baril de pétrole au niveau mondial, les pays producteurs de l’or noir ont décidé de se réunir au mois de septembre prochain à Riyad (Arabie Saoudite). La République démocratique du Congo figure parmi les invités. La RDC répondra présent à cette grande réunion. Cette information a été livrée par le quotidien turc Le Jummuret, dans l’une de ses livraisons de la semaine dernière.

Nombre de spécialistes pensent qu’il s’agit là d’un très bon signe, attestant l’entrée de la RDC dans la cour de grands, grâce à ses gisements sur la côte atlantique de Muanda ainsi que dans le Graben I et II du lac Albert. Il y a quelques mois, des études géologiques ont relevé des gisements pétroliers dans le bassin sédimentaire de la région de Kinshasa et de Brazzaville, de part et d’autre du Pool Malebo ainsi que dans la forêt du Mayombe. Outre la RDC, annonce le quotidien turc, les plus grands producteurs du pétrole du continent africain prendront également part à cette réunion de Riyad, notamment le Nigeria, la Guinée Equatoriale, l’Angola, l’Algérie, la Lybie, le Congo-Brazzaville, le Gabon, le Cap Vert et le Tchad.

C’est à la demande de l’Arabie Saoudite que ces pays producteurs de pétrole vont se réunir, face à la baisse vertigineuse du prix du carburant. Ce sera une occasion de voir dans quelle mesure ils peuvent amortir le choc provoqué par la baisse du prix du brut sur le marché mondial.

Premier producteur mondial du brut, l’Arabie Saoudite a pris à bras-le-corps la question liée à la baisse du prix du pétrole sur l’échiquier international. Avec 13% de la production mondiale du pétrole, l’Arabie Saoudite est le plus grand exportateur du pétrole au monde. Dans ce pays, 80% des revenus proviennent de la production du pétrole. De l’avis de plusieurs experts, personne n’a vu venir la crise. « Personne n’a prévu la baisse vertigineuse du prix du pétrole en 2014. Cela est en train de faire de ravages dans des pays dont le budget national provient en grande partie des ressources pétrolières. Depuis le début de la crise financière, en 2008, le prix du pétrole a baissé de plus de 50%. Le baril a perdu la moitié de sa valeur », a expliqué le professeur Richard Garnett de l’université d’Ottawa au Canada. Selon lui, ceci s’explique, entre autres, par les difficultés qu’éprouvent les entreprises pétrolières à réduire la cadence de production. « Pour assurer leur survie, les grandes entreprises pétrolières comme Shell, Chevron, Texaco, Exxo, Total… doivent ralentir leur production », a-t-il soutenu. 

It/Nul n’est épargné

Aux Etats-Unis, le président Barack Obama s’est opposé à la construction de l’oléoduc Keystone qui, en principe, devait transporter aux Etats-Unis, le pétrole extrait du gaz de d’Alberta, au Canada.  Un coup dur pour le Canada, cinquième producteur mondial de l’or noir. Au Texas, le centre de gravité du pétrole aux Etats-Unis, des experts et hommes d’affaires réfléchissent toujours à des solutions palliatives pour faire face au manque à gagner que pourrait provoquer la baisse du prix du pétrole sur le marché mondial.   «  Le Texas est assis sur d’immenses réserve du pétrole. Plus de 50 milliards de barils du pétrole sont en effet enfouis dans le désert du Texas. Grâce aux nouvelles technologies d’extraction du pétrole, le Texas a triplé sa production du pétrole ces dix dernières années », a fait savoir un spécialiste américain du pétrole.

Située à quelques encablures de Houston, en plein désert, la petite ville de Midlon qui  a fière allure en devenant la capitale mondiale du pétrole a connu un essor remarquable. Avec la chute  du prix du pétrole, Midlon est en train de diversifier ses productions.

Sur le continent africain, la baisse du prix du pétrole conduit aujourd’hui à l’abandon de plusieurs projets pétroliers. C’est le cas de l’exploration et de l’exploitation du pétrole dans le parc national des Virunga, dans l’Est de la RDC et de l’exploitation du pétrole dans la zone de Okavambo land en Namibie, deux réserves protégées importantes classées parmi les sites du patrimoine mondial. L’on parle également de l’exploitation du pétrole sur le Graben I, II et III du lac Albert, qui risque d’être interrompue si jamais la baisse du prix du brut se poursuit.

Par ailleurs, des pays comme le Nigeria, l’Angola, la Lybie, l’Algérie, le Gabon dont plus de 80% du budget proviennent du pétrole, connaissent des difficultés énormes dans la maximisation de leurs recettes. Ces pays espèrent qu’au cours de cette année 2015 le prix du baril remonte et retrouve sa place pour relancer leur croissance économique. La baisse du prix du pétrole a tout de même entrainé la baisse du prix à la pompe dans plusieurs pays du monde.

T/Perspectives économiques 2015 en Afrique : des stratégies de développement localisées et plus inclusives

De tous les pays affichant une croissance annuelle moyenne supérieure à 6% entre 2001 et 2014, l’Éthiopie est la plus performante pour ce qui est de la croissance inclusive (Ncube, Shimeles et Younger, 2013). D’autres pays aux performances similaires voire meilleures ne s’en sortent pas aussi bien. Il y a donc urgence à rendre la croissance durable et plus inclusive.

Les experts sont d’avis que les attentes des citoyens africains en matière de croissance inclusive vont augmenter. Ils estiment qu’une des leçons de l’épisode continu de la croissance en Afrique est que « la stabilité politique et sociale sont des conditions préalables et essentielles ». Mais, soulignent-ils, cette stabilité dépend aussi du partage des fruits de la croissance. Rares sont donc les pays africains exemplaires à cet égard.

L’évaluation de la performance des pays africains en termes de PIB par habitant montre que seuls quelques-uns d’entre eux se sont engagés dans un processus de convergence avec les pays à haut revenu. En particulier, la part du PIB par habitant de l’Afrique subsaharienne en pourcentage de la moyenne de l’OCDE a stagné. Sa proportion a légèrement diminué dans les années 1990, avant de revenir à seulement 7% en 2013. La convergence est donc l’exception plutôt que la règle.

Entre 1950 et 2009, King et Ramlogan-Dobson (2015) ont identifié six pays convergents. Notamment le Botswana, l’Égypte, le Lesotho, Maurice, les Seychelles et la Tunisie. Six autres – le Cap Vert, le Tchad, l’Éthiopie, la Gambie, la Tanzanie et l’Ouganda – ont lancé le processus, surtout dans les années 2000. La convergence plus récente de l’Algérie, du Cameroun, du Ghana, de la Namibie, du Niger et du Sénégal doit se poursuivre pour être consolidée.

La Banque mondiale (2015) prévoit que d’ici 2030, en dépit des efforts importants entrepris dans le cadre des politiques actuelles, 19% de la population de l’Afrique vivra toujours dans la pauvreté. Ces 300 millions de personnes représenteront alors 80% de la population mondiale vivant avec moins de 1,25 dollar par jour en parité de pouvoir d’achat (PPA) 2005.

Bien que la transformation structurelle ait augmenté légèrement depuis 2000, le changement a été insuffisant (BAD et al., 2013). Globalement, de 1990 à 2005, « la main-d’œuvre semble être passée » de secteurs à productivité relativement élevée (commerce de gros et de détail, et activités manufacturières) à des secteurs à faible productivité (services informels et agriculture). En conséquence, la productivité du travail a cédé 1,3 point de pourcentage par an, et plus de la moitié des gains de productivité intra-sectoriels ont été perdus. Certains pays ont connu une transformation structurelle positive (Ghana, Éthiopie et Malawi), mais insuffisante pour transformer fondamentalement leur économie (CEA-ONU/UA, 2014). 

It/Les demandes sociales à la hausse

L’indicateur de protestations publiques des Perspectives économiques en Afrique effectue le suivi des grèves et manifestations avec motifs politiques, économiques ou sociaux. Depuis le milieu des années 1990, l’intensité des protestations a connu trois mouvements successifs : une réduction de moitié jusqu’en 2004 ; un rebond en 2005-2007 lorsque les niveaux élevés d’inflation ont frappé les ménages africains, notamment par la hausse des prix alimentaires et du carburant ; et une forte hausse des protestations dans le sillage des révolutions du Printemps arabe.

Remarquablement, cette montée des protestations publiques contraste avec la tendance plus « plate » de la violence des acteurs non-étatiques. La plupart des gouvernements ont montré une tolérance croissante pour la liberté d’expression, bien que certains aient eu recours à la violence contre des manifestants. Après avoir culminé en 2013 à des niveaux plus de cinq fois plus élevés que dix ans auparavant, les protestations ont commencé à diminuer légèrement en 2014.

Cette tendance reflète un apaisement des tensions dans la plupart des pays africains, qui contraste avec l’aggravation des tensions dans un nombre limité de points chauds. La normalisation politique des pays qui avaient été en crise, en particulier depuis le Printemps arabe, explique en partie la baisse globale de l’intensité des protestations.

En 2014, comme dans les années précédentes, les principaux motifs des protestations civiles continuent d’être liés à des revendications professionnelles (augmentation de salaires et amélioration des conditions de travail), suivies par les attentes vis-à-vis des services publics. Cela confirme les conclusions de l’Afrobaromètre tirées de 34 pays selon lesquelles les Africains sont de plus en plus insatisfaits de la prestation publique des services de base et que « la pauvreté vécue à la base reste peu changée », malgré l’épisode de croissance récente (Asunka, 2013 ; Dulani, Mattes et Logan, 2013).

De même, selon l’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine (Fondation Mo Ibrahim, 2014), tandis que « l’opportunité économique durable » avait été un moteur des tendances positives en matière de gouvernance de 2005 à 2009, celle-ci a contribué légèrement négativement à l’indice sur 2009-13. Le manque d’emplois décents et la participation à la richesse accumulée au cours d’une décennie de croissance soutenue ressortent donc comme des sources de frustration. Cependant, on constate aussi une hausse de nouvelles motivations comme les clivages politiques entre citoyens et, pour la première fois dans la liste des dix premiers motifs de protestations, des questions internationales ou mondiales.

Le fait que les citoyens recourent de plus en plus à des moyens pacifiques pour exprimer leurs revendications sociales et politiques est une bonne nouvelle, car la demande pour de meilleures opportunités et une responsabilisation accrue des gouvernements est une condition préalable à une meilleure gouvernance. Toutefois, cette tendance augmente la pression sur les gouvernements pour fournir des réponses viables à ces revendications, en particulier dans un contexte de croissance démographique rapide. 

It/Stratégies innovantes

L’Afrique a besoin de stratégies de développement innovantes. En dépit des progrès réalisés au cours de la dernière décennie, les politiques actuelles ne se sont pas révélées assez efficaces pour accélérer la création d’emplois dans les secteurs productifs.

Dans les décennies à venir, l’accroissement rapide des populations urbaines et rurales, les disparités territoriales profondes et les exigences de la concurrence mondiale feront de la transformation du continent un projet sans précédent, même si de grandes disparités subsistent entre les différents contextes sous-régionaux et nationaux.


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