
Politique
Plusieurs réactions sont enregistrées au sein de la classe politique congolaise après la désignation jeudi dernier d’Edem Kodjo, ancien Premier ministre togolais et membre du groupe des sages de l’Union africaine pour mener des consultations nécessaires pour le lancement du dialogue en RDC. La Majorité présidentielle (MP) salue cette désignation, alors que l’opposition est divisée.
« Personnellement, je suis très heureux que l’Union africaine ait pris cette initiative, bien sûr en concertation avec les Nations unies, d’autant plus que la personne désignée connaît l’Afrique dans sa globalité. Il faut croire maintenant qu’il est désigné, nous ne pouvons plus faire la fine bouche. Et il est temps que nous allons au dialogue, avec la présence de ce facilitateur qui est africain et qui aime le Congo », a déclaré dimanche 17 janvier le porte-parole de Majorité présidentielle, André-Alain Atundu Liongo.
Même son de cloche de la part de l’opposition, dite « nationaliste » qui soutient le dialogue et se dit favorable à la venue d’Edem Kodjo. Steve Mbikayi, un des animateurs de cette plateforme, regrette tout de même que ce soit un étranger qui vienne rassembler les Congolais, alors que ces derniers pouvaient transcender leurs divergences en se mettant ensemble pour le dialogue.
« Malheureusement, on a fait sept mois de blocage, sans évoluer, parce que la plupart d’entre nous pour évoluer, veulent un étranger », a déploré le président du parti travailliste.
Steve Mbikayi reconnaît toutefois que la RDC, étant un pays membre de l’Union africaine, peut accepter la présence de ce facilitateur pour décanter la situation :
« Son arrivée peut faire avancer les choses. En tant qu’Africains, c’est normal […] Nous pouvons nous entraider. Mais ce n’est pas un bel exemple de la part de notre classe politique. Je ne peux pas dire que je suis content, du fait qu’on n’a pas été nous-mêmes capables de nous entendre ».
En revanche, l’autre frange de l’opposition hostile au dialogue convoqué par Joseph Kabila soutient le contraire. Le député Martin Fayulu, de la Dynamique de l’opposition et président de l’ECIDé, déclare qu’Edem Kodjo n’est pas le bienvenu à l’opposition congolaise :
« Nous n’attendons pas de facilitateur, ni des Nations unies ni de l’Union africaine. Nous n’avons pas demandé un dialogue. Ce que nous demandons aujourd’hui, c’est le respect de la Constitution [...] Nous n’acceptons pas Edem Kodjo et nous ne le verrons pas ».
Il estime que ce n’est pas le dialogue qui intéresse les Congolais maintenant, mais plutôt les élections de 2016. « Nous avions demandé hier le dialogue à Kabila pour résoudre la crise de légitimité créée par la chaos électoral de 2011. Monsieur Kabila avait dit ‘Non’ », a rappelé Martin Fayulu.
La présidente de la commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, a demandé à Edem Kodjo, « de voyager de toute urgence à Kinshasa pour mener les consultations nécessaires pour le lancement du dialogue ». Un communiqué publié jeudi 14 janvier par l’Union africaine indique que Nkosazana Dlamini-Zuma continue de suivre les discussions en cours en RDC sur la convocation du dialogue politique en RDC, considéré comme « le seul moyen de relever les nombreux défis auxquels est confronté le pays et de consolider l'unité et la cohésion nationale ».
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