
Société
La République démocratique du Congo réaffirme son engagement à protéger les enfants des adoptions illégales et à lutter contre cette pratique exercée dans plusieurs pays africains où les trafiquants sans scrupules les exploitent comme « des esclaves domestiques ou sexuels », a indiqué mardi 2 février à l’ACP, un cadre du ministère des Affaires sociales qui a requis l’anonymat.
Selon la source, des individus se présentant comme des membres d’une organisation caritative rivalisent et n’hésitent pas à piéger les parents congolais démunis en leur promettant souvent, de scolariser leurs enfants. La source note que les familles découvrent la supercherie trop tard alors que des petits enfants sont déjà partis à des milliers de kilomètres de leur pays natal à la merci de leurs bourreaux.
Séquestrés dans des centres d’hébergements clandestins à Kinshasa, a-t-il expliqué, certains de ces petits Congolais ont pu retrouver leurs familles qui ont alerté des proches avant d’ajouter que les plus malchanceux entament un voyage sans retour atterrissant entre des mains inconnues, au Liban, en Inde, ou dans des pays européens soumis à des secondes adoptions, hors de cadre légal, d’autant plus qu’ils sortent totalement des radars et subissent le calvaire de leurs bourreaux qui en font leurs esclaves.
Il a en outre rappelé que, Kinshasa a décidé de suspendre l’adoption des enfants congolais à l’étranger, jusqu’à nouvel ordre ajoutant que des mesures ont été prises pour ne pas donner des autorisations de sortie du territoire en faveur des enfants depuis septembre 2015. La seule exception, précise-t-on, a été autorisée par le ministre de la Justice en novembre 2015 pour 69 enfants en partance pour les Etats-Unis, la France, la Belgique et l’Italie.
Un chercheur congolais en droit appelle à l’encadrement de ce secteur par les pouvoirs publics
Par ailleurs, un chercheur congolais en droit, Ruffin Luko’o a appelé à l’encadrement de ce secteur par les pouvoirs publics en vue de la soumission au parlement et la mise en place, d’une nouvelle loi pour sécuriser au maximum les procédures d’adoption en RDC.
Le gouvernement doit donner, a-t-il dit, des instructions claires et nettes qui consistent à vérifier l’authenticité des jugements rendus étant donné que parmi les abus décriés, figurent des jugements qui ont été attribués à des juridictions qui les ignoraient simplement.
Les autorités congolaises ont le devoir de protéger leurs enfants qui sont parfois « revendus par internet au plus offrant », a-t-il indiqué, avant de rappeler qu’en 2014, une ressortissante belge avait passé quatre mois et demi en prison à Kinshasa à la suite d’une condamnation à six mois de prison pour avoir tenté de faire voyager illégalement la fille de six ans qu’elle avait adoptée.
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