
Monde
Barack Obama demande au Congrès d'étudier son plan de fermeture de la prison de Guantanamo. Le président américain demande une étude « équitable » et le congrès s'y attelera dès aujourd'hui. Un texte qui a toutefois peu de chance de passer en pleine année électorale. « Le maintien de cette prison de Guantanamo est contraire aux valeurs de l'Amérique », a expliqué devant la presse Barack Obama, qui a détaillé son plan de fermeture. Il reste à ce jour 91 détenus dans cette prison illégale.
C'était l'une de ses promesses. L'une des plus concrètes, des plus symboliques, restée pourtant non tenue, près de huit années après son entrée à la Maison Blanche.
A moins d'un an de son départ de la Maison Blanche, Barack Obama a dévoilé mardi son plan pour fermer le tristement célèbre camp militaire de Guantanamo, située à l'extrême est de l'île de Cuba, ouverte sous l'ère Bush peu après le 11-Septembre 2001 et l'intervention en Afghanistan qui s'en suivit.
Les Etats-Unis peuvent-ils fermer Guantanamo ?
« Il s'agit de refermer un chapitre de notre histoire », a déclaré Barack Obama depuis la Maison Blanche en évoquant ce centre de détention qui incarne, à travers le monde, les excès dans la lutte anti-terroriste des Etats-Unis. « Depuis plusieurs années, il est devenu clair que (cette prison) ne permet de renforcer notre sécurité nationale, elle l'affaiblit », a-t-il ajouté évoquant un outil de recrutement pour les jihadistes.
L'exécutif a identifié 13 sites sur le sol américain susceptibles d'accueillir les prisonniers actuellement détenus sur l'île de Cuba mais n'en a cependant pas communiqué la liste exhaustive et n'en a pas recommandé un en particulier.
Il reste à ce jour 91 détenus dans cette prison qui en a un temps accueilli près de 800. Trente-cinq d'entre eux pourraient être transférés dans des pays tiers dans les mois à venir, selon l'exécutif américain.
« Fermer Guantanamo est possible », selon le New York Times
« Si, en tant que pays, nous ne réglons pas ce problème aujourd'hui, quand le ferons-nous ? Allons-nous laisser traîner le dossier pendant 15, 20, 30 ans ? », s'est interrogé le président américain, reconnaissant la complexité de ce dossier, promesse de campagne sur laquelle il a jusqu'ici échoué. D'ailleurs, le plan formulé par Obama et par le Pentagone a peu de chances de passer l'obstacle du Congrès en pleine année électorale.
Le coût total du transfert dans les différents centres serait significatif, se situant dans une fourchette de 290 à 475 millions de dollars. En revanche, la détention sur le sol américain, plutôt qu'à Guantanamo, engendrerait des économies annuelles de l'ordre de 65 à 85 millions de dollars par an, ce qui permettrait donc d'amortir le coût transfert en « trois à cinq ans », selon l'exécutif.
Sans surprise, le projet a immédiatement suscité de vives réactions dans le camp républicain. « Sa proposition manque de détails cruciaux, requis par la loi, comme le coût exact et le lieu d'un nouveau centre de détention », a critiqué Paul Ryan, président républicain de la Chambre des représentants. « Nous ne risquerons pas notre sécurité nationale pour une promesse de campagne ».
« Fermer Guantanamo d'ici la fin de l'année est possible », estime le New York Timesdans un éditorial, appelant les républicains à dépasser une opposition « systématique et irréfléchie ». « Cela rendrait les Etats-Unis plus sûrs, contribuerait à restaurer le rang de l'Amérique comme défenseur des droits de l'homme et représenterait des millions de dollars d'économies pour le contribuable ».
Le secrétaire d'Etat John Kerry a indiqué ce mardi qu'il se rendrait à Cuba dans les prochaines semaines pour évoquer les « questions relatives aux droits de l'homme », préalable à la visite historique fin mars à La Havane du président Barack Obama.
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