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Economie

Le prix du sac de 50 kg de ciment gris baisse de 17% sur le marché kinois

2016-02-23
23.02.2016 , Kinshasa
Société
2016-02-23
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Un porteur déchargeant du ciment


Depuis un peu plus de quatre mois, le prix du sac de 50 kg de ciment gris Portland n’arrête pas de plonger. Il vient encore d’enregistrer une nouvelle baisse de plus ou moins 17% à Kinshasa par rapport à son prix de fin décembre 2015, passant de 11.000 FC à 10.300 FC. Et de plus de 30% dans la province du Kongo Central passant de 11.000 FC à 7.900 FC ou 7.500 FC.

A en croire les revendeurs des sacs du ciment gris importé s’approvisionnant au marché ouvert au pose-frontalier principal de Lufu, bourgade située à quelques 120 km de la route de Matadi, et à plus ou moins 230 Km de la ville de Kinshasa, le prix du ciment importé en provenance de l’Angola est vendu à 5 USD soit l’équivalent (4.750 FC) le sac de 50 kg. Ce ciment provenant de l’Angola n’est pas estampillé made in Angola. Il serait de provenance d’autres pays africains producteurs ou encore des productions internationales, entend-on dire.

Avec la mesure portant libéralisation du marché du ciment gris par le gouvernement congolais en 2007, pour répondre à la forte demande induite par le boom du secteur de construction, la RDC est la destination de ciment gris de diverses origines. L’on se rappelle encore de l’asphyxie du secteur de construction, entre les années 2006 et 2007, caractérisée par la rareté du ciment « gris Portland » sur le marché. Cette rareté avait fait prospérer la spéculation.

Le sac de 50 kg de ciment gris Portland vendu à cette époque-là à 8 USD, avait atteint le pic astronomique de 30 USD pendant la production nationale tournait en plein régime, avec une chaîne de production sans arrêt pour satisfaire la demande. Mais les résultats étaient bien en-deçà compte tenu notamment de la spéculation revigorée par le dynamisme du secteur de construction. Même au niveau des cimentiers nationaux, il aurait fallu aux revendeurs homologués de réserver plusieurs jours d’avance pour être finalement fournis. Et là encore, la spéculation alleignait son paroxysme.

C’est conséquemment à cette situation de rareté artificielle et délibérement entreteque qui affectait également ses grands chantiers de construction des infrastructures que le gouvernement avait pris la mesure courageuse de libéralisation d’importation du ciment gris Portland.

Si cette mesure a produit des effets positifs pour les secteurs de construction et des infrastructures, il n’en demeure pas moins qu’elle a écorné l’industrie nationale du ciment gris.

Les cimentiers se plaignent de la baisse des activités de leur secteur et de l’arrêt des investissements. Les revendeurs agréés par les cimentiers congolais, eux, se plaignent des facilités accordées aux importateurs bénéficiaires d’avantages qu’ils estiment indus. Ils affirment que ceux-ci ne sont pas assujettis à certaines obligations inhérentes à l’importation et jouissent même de largesses insoutenables. Par exemple au pont-bascule cité de Kasangulu, les chargements du ciment gris importé ne sont pas pesés. Tandis que leurs chargements prélevés chez les cimentiers locaux sont facturés. Et qu’en plus, le marché est tellement inondé du ciment importé qu’ils mettent deux à trois mois pour écouler la quantité de mêmes produits qu’ils vendaient avant en moins de quatre semaines. Ils pensent que le marché n’est plus avantageux et que par ailleurs, la profession serait en passe de « mourir ».

Les plaintes des cimentiers et revendeurs

Abordés sur la question d’importation du ciment gris, les responsables d’une des cimenteries locales ne sont pas allés avec le dos de la cuillère. Aussi, ont-ils fustigé les importations massives du ciment gris au détriment de la production locale. Ils ont notamment évoqué le risque que les producteurs locaux seraient en voie de mettre la clef sous le paillasson, avec toutes les conséquences qui peuvent en découler du point de vue social, fiscal, industriel et d’investissement.

Ils ont souligné l’importance de la quantité de matières premières locales entrant dans la fabrication du ciment gris dont regorge le territoire national entre autre, la province du Kongo Central. Ils assurent que la quantité de ces matières premières peut satisfaire pendant encore une centaine d’années le besoin national en ciment gris, les cimentiers locaux demandent par conséquent aux pouvoirs publics de mettre en place des mesures à même d’atténuer les effets d’importation massive du ciment de manière à protéger l’industrie locale.
Ils verront de bon œil des quotas imposés pour limiter l’inondation du marché national du ciment gris sans pour autant bloquer les importations surtout au regard de la demande croissante de ce produit au niveau national. Et ce, surtout dans la perspective de la mise en marche de quelques nouvelles cimenteries annoncées à Kisangani, au Kong Central et à Mbuji-Mayi en plus de la Cimenterie nationale (CINAT) et de la Cimenterie de Lukala (CILU).

Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle, il est clair que les pouvoirs publics ont résolu le problème de rareté du ciment gris Portland. Le marché de ce produit a cessé de perturber la bonne marche de la politique nationale en la matière, au grand dam des spéculateurs.

Les cauchemars du passé liés à l’approvisionnement de ce produit sont loin derrière et que ça sera pour les pouvoirs publics se faire hara-kiri que de revenir à la situation d’avant la grande spéculation des années 2006-2007. Les cimentiers sont, dès lors obligés de s’adapter à la nouvelle donne pour suivre le rythme imprimé par les importateurs du ciment gris. Ils s’y adapteront au finish.


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