
Politique
Les négociations de paix en cours à Kampala entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 connaissent "de grandes avancées", et leur dénouement pourrait être une question d'heures, affirme samedi matin un communiqué de la rébellion.
Interrogé par l'AFP, le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a estimé qu'il était encore trop tôt pour prendre la mesure de cette déclaration. "Je pense que les avancées se mesureront dans l'accord final" s'il y en a un, a-t-il dit.
De "grandes avancées sont en train d'être obtenues à Kampala depuis la forte implication de la communauté internationale", écrit le président de la branche politique du Mouvement du 23 Mars (M23), Bertrand Bisimwa, dans le communiqué.
Le chef rebelle fait référence à la présence depuis mercredi dans la capitale ougandaise de Mary Robinson, envoyée spéciale de l'ONU pour les Grands Lacs, de son homologue des Etats-Unis, Russ Feingold, du chef de la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), Martin Kobler, ainsi que de délégués de l'Union européenne et de l'Union africaine.
Vendredi, le M23 a consenti de "grandes concessions sur ses revendications politiques pour rendre possible la signature d'un accord de paix à Kampala dans les heures qui suivent", ajoute M. Bisimwa, sans préciser la teneur de ces renoncements.
Aucun négociateur des deux parties n'avait pu être joint à Kampala en milieu de matinée pour donner des précisions sur une éventuelle percée des pourparlers.
Le M23, contrôle une zone de quelque 700 kilomètres carrés adossée aux frontières du Rwanda et de l'Ouganda, dans l'Est de la République démocratique du Congo.
Parti d'une mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée congolaise, le Mouvement a été constitué officiellement en mai 2012. L'ONU et le gouvernement congolais accusent régulièrement le Rwanda et l'Ouganda de soutenir le M23, ce que ces deux voisins de la RDC démentent.
"Il y a eu des rapprochements", a reconnu à Kinshasa M. Mende, également ministre de la Communication, sans vouloir en dire davantage.
"Le M23 peut bien signer aujourd'hui mais ce n'est pas la fin du problème", a-t-il ajouté, "comme nous savons que l'acteur principal peut toujours relancer cette crise, c'est l'attitude du Rwanda qui est déterminante".
Les rebelles, qui demandent la pleine application de l'accord de paix ayant régi leur incorporation dans l'armée en 2009, défendent d'une manière générale les droits des populations congolaises rwandophones, essentiellement tutsi.
Jusque-là, les négociations de Kampala étaient réputées bloquer sur la question de l'amnistie à accorder aux rebelles et de leur réintégration dans l'armée. Soutenu par la communauté internationale, le gouvernement congolais refuse fermement d'accorder l'impunité aux principaux responsables de la rébellion.
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