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En prêtant serment sur la Bible, Donald Trump est devenu le 45ème président des Etats-Unis

En prêtant serment sur la Bible, Donald Trump est devenu le 45ème président des Etats-Unis 2017-01-21
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En prêtant serment lors de cette journée historique, le milliardaire Donald Trump est devenu ainsi officiellement le 45e président des Etats-Unis, succédant à Barack Obama. (© The White House)

Donald J. Trump a prêté serment ce vendredi sur les marches du Capitole, au coeur de Washington, et est devenu ainsi officiellement le 45e président des Etats-Unis, succédant à Barack Obama.

Pour cette journée historique, Donald Trump et sa femme Melania ont suivi la même tradition protocolaire que ses prédécesseurs. Après s'être rendus à l'église St John, ils ont été accueillis pour un thé à la Maison Blanche par Barack et Michelle Obama, en compagnie également du futur vice-président Mike Pence et son épouse, puis ont rejoint le Capitole.

Trois ex-président étaient déjà sur place: Jimmy Carter, George W. Bush, Bill Clinton. Hillary Clinton, adversaire malheureuse face à Donald Trump lors de l'élection du 8 novembre, était également au Capitole.

Dès avant l'aube, sous un ciel menaçant, des milliers d'Américains avaient commencé à se rassembler sur les longues pelouses du National Mall qui font face à l'imposant bâtiment.

Serment sur deux Bibles

"Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des Etats-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis": peu avant midi (18h00, heure de Kin), l'homme d'affaires a prêté serment. Il a choisi pour ce faire deux Bibles: la sienne, offerte par sa mère en 1955, et celle d'Abraham Lincoln, sauveur de l'Union, également utilisée par Barack Obama il y a quatre ans.

Le 45ème président des Etats-Unis a prêté serment et a tenu un discours rassurant. En 15 courtes minutes, il en a profité pour lever le voile, très sommairement, sur ses ambitions et les priorités qu'il établira depuis le bureau ovale.

Peu avant, le vice-président Mike Pence avait prêté serment.

"Nous rendons le pouvoir à vous, le peuple"

Lors de son discours, le milliardaire devenu président en exercice ne s'est pas distancé de son discours anti-élites. Il a commencé par annoncer que ce 20 janvier "nous ne transférons pas seulement le pouvoir d'une administration à une autre, ou d'un parti à un autre mais transférons le pouvoir de Washington et le rendons à vous, le peuple. "Ce jour est le jour où le peuple est redevenu le maître de la nation", a-t-il poursuivi.".

Puis de dresser un bilan sévère de la situation aux Etats-Unis: "Washington a prospéré, mais le peuple n’en a pas profité, a dit le nouveau président. Tout cela va changer, ici et maintenant, car ce moment vous appartient." 

M. Trump a ensuite rappelé sa volonté d’appliquer une politique très protectionniste. Dorénavant, le slogan "America first", "l'Amérique d'abord" sera la ligne de conduite de la nouvelle administration a-t-il prévenu : "Toutes les décisions seront prises pour bénéficier aux travailleurs américains, aux familles américaines, a martelé le nouveau chef de l’Etat. Nous suivrons deux règles : acheter américain, embaucher américain (...). Nous rendrons l’Amérique forte à nouveau, nous rendrons l’Amérique riche à nouveau, nous rendrons l’Amérique fière à nouveau et oui, ensemble, nous rendrons l’Amérique grande à nouveau." 

L'Amérique plus grande, mais aussi plus proche de ses "Allies": Donald Trump, dont les décisions diplomatiques laissent les plus grands experts dans l'embarras, garantit que les anciennes alliances seront "renforcées", mais qu'il en créera aussi de "nouvelles", un appel à peine voilé à calmer le jeu et à se rapprocher de Vladimir Poutine, mais aussi de Taïwan, alors qu'il s'est déjà mis Pékin à dos.

Il a déplore que, depuis des années, l'Amérique "subventionne les armées d'autres pays", sans dire à quels Etats étrangers il faisait référence.

"Le terrorisme radical sera éradiqué", a-t-il promis, quelques jours après avoir affiché sa volonté d'accélérer la guerre contre Daech. "Nous allons renforcer nos vieilles alliances et en former de nouvelles. Et unifier le monde civilisé contre le terrorisme islamique radical, que nous allons éradiquer complètement de la surface de la Terre", a déclaré sous les applaudissements l'ex-héros de téléréalité.

"Et, oui, ensemble, nous allons rendre à l'Amérique sa grandeur", a-t-il conclu en écho direct à son slogan de campagne "Make America Great again".

Premier décret contre l’"Obamacare"

Quelques heures après la prestation de serment du 45e président des Etats-Unis, Donald Trump, la Maison Blanche a annoncé vendredi 20 janvier l’abandon de sa politique de réduction des énergies polluantes et la reprise du forage du pétrole et du gaz de schiste. Sur le plan du libre-échange, Washington a annoncé une sortie de l’accord nord américain (Aléna) s’il n’est pas renégocié, ainsi que son retrait du Traité de libre-échange transpacifique (TPP). Dans la soirée, son porte-parole a mentionné la signature d’un décret sur l’"Obamacare".

Le nouveau président a signé, dès son entrée à la Maison Blanche, un décret contre la loi sur l’assurance-maladie "Obamacare", qu’il avait promis d’abroger durant sa campagne. Le texte ordonne aux diverses agences fédérales de "soulager le poids" de cette réforme, la plus emblématique de la présidence de Barack Obama, en attendant son abrogation et son remplacement, a expliqué son porte-parole Sean Spicer.

Dans le détail, Donald Trump exige de son administration qu’elle utilise toutes les marges de manœuvres possibles pour ne pas appliquer la loi actuelle, via des exemptions et des reports. Cette loi de 2010, honnie des conservateurs en raison de son coût et de sa lourdeur administrative, vise à aider tous les Américains à souscrire à une couverture maladie. Mais, le texte ne peut pas être effacé d’un coup de plume : le Congrès, à majorité républicaine, devra voter, selon un calendrier qui n’a pas encore été annoncé.

Un second texte, un mémorandum, a été signé par le nouveau secrétaire général de la Maison Blanche, Reince Priebus, ordonnant un gel général des réglementations fédérales jusqu’à ce qu’un nouveau ministre nommé par Donald Trump les approuve.

une "standing ovation" pour Hillary Clinton 

Le nouveau président américain Donald Trump a rendu vendredi un hommage appuyé à Hillary Clinton, sa rivale battue à la présidentielle, lors d'un déjeuner au Congrès, en présence de Bill et Hillary Clinton, qui ont assisté aux cérémonies d'investiture du 45e président des Etats-Unis.

Après une campagne particulièrement acrimonieuse et sa défaite électorale le 8 novembre, Hillary Clinton a fait quelques apparitions publiques remarquées. En assistant à la prestation de serment de Donald Trump avec son mari et ex-président, William Clinton, l’ancienne secrétaire d’Etat a fait preuve d’un indéniable franc-jeu et a signé son retour devant les caméras du monde entier.

J’ai été honoré d’apprendre que l’ancien président Bill Clinton et Hillary Clinton allaient venir aujourd’hui et je voudrais que vous vous leviez", a déclaré Donald Trump devant des invités qui ont applaudi debout le couple Clinton, à la fin du déjeuner de parlementaires et de dignitaires organisé au Congrès après la prestation de serment du nouveau chef de l’exécutif américain.

"J’ai beaucoup de respect pour ces deux personnes, merci à tous d’être là, nous allons avoir quatre grandes années, espérons-le, de paix et de prospérité", a ajouté le président Trump, dans un bref discours au ton apaisé et conciliant. 

Manifestation anti-Trump

Dans le centre-ville de Washington, certaines voitures n'ont pas résisté au passage de certains activistes anti-Trump. Voyez pas vous-mêmes. (France-Info)

A Washington, dans le centre-ville, des manifestants antiracistes, féministes ou autres ont toutefois eu lieu et ont du faire face à la police et aux supporteurs du milliardaire, aux cris de "Non à Trump, non au KKK, non aux Etats-Unis fascistes !". Plusieurs centaines de manifestants masqués et habillés de noir ont provoqué des incidents lançant des pierres et cassant des vitrines, ont constaté des journalistes de l'AFP. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser.


RTBF/ Le Monde / La Libre Belgique / MCN, via mediacongo.net
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Zaïrois - 21.01.2017 09:05

Pour passer le pouvoir en Afrique, il faut des chars de combat, blindés et toute force nécessaire pour déloger un président africain en fin mandat. Un type comme Yahya Jammeh, Kabila, Nkurunziza...et ceux qui changent leurs constitutions pour se maintenir au pouvoir, prenez l'exemple de Trump et Obama, ce dernier quitte le pouvoir en encourageant son successeur qui est son adversaire politique. Toi Jammeh, pourquoi ne pas le faire avec Barrow? Au lieu de déplacer ta population, d'autres présidents, les dispositifs militaires de la CEDEAO, l'ONU...et d'ailleurs tu mérites d'être traduit en justice pour tout ça.

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svp invitez edem kodjo pour qu'il voie comment le deuxième et vrai dialogue entre congolais se déroule. - 21.01.2017 08:44

Hormis ses envolées oratoires,sait quant même être galant à l'endroit des ses adversaires politiques qu'il n'a pas manqué de féliciter et chose à féliciter,malgre les manifestations contre lui,il n'a pas ordonné qu'ils soient mis à mort par la police comme au Congo. Kanyama as tu compris la leçon? Tu finiras très mal.

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Zaïrois - 21.01.2017 07:54

Si Obama accepte de laisser la Maison Blanche après 8 ans au pouvoir, vous les présidents africains ayant déjà plus d'une décennie au pouvoir, cela ne vous dit rien? Avec votre fameuse union africaine (UA) que j'appelle union de dictateurs africains (UDA) qui ne fait que tuer le peuple africain par des guerres, famine, haine et injustices.

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