La situation au Mouvement de libération du Congo (MLC), parti cher à Jean-Pierre Bemba va de mal en pis, renseigne
La Prospérité. Le président provincial du MLC/Bas-Congo vient d’être abattu, à Binza-Ozone (Ngaliema) et le secrétaire général adjoint du parti Fidèle Babala Wandu a été arrêté à Kinshasa et selon le journal, en route pour la Haye. Son arrestation a été confirmée par le porte-parole du gouvernement. A l’Assemblée nationale, la ministre de la justice est attendue pour l’éclaircissement de cette affaire. Trois autres suspects ont surgi dans l’affaire J.-P Bemba. Il s’agit d’Aimé Kilolo Musamba, avocat principal de Jean-Pierre Bemba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, membre du collectif de la défense de Bemba et Narcisse Arido, témoin cité à comparaître par la défense. Entretemps dans la capitale c’est la colère et la consternation, comme il fallait s’y attendre commente le journal. Les partis de l’Opposition ainsi que la plupart de députés nationaux considèrent cette arrestation comme un acte qui irait à l’encontre des efforts conjugués aux concertations nationales pour retrouver après plusieurs mois voire des années de méfiance, la cohésion nationale, conclut le journal.
Pour
Le Phare, à travers ce nouveau mandat d’arrêt qui cloue ses collaborateurs « la CPI achève Jean-Pierre Bemba ». Étant donné que lui-même se trouve déjà en détention à la Haye, son nouveau mandat d’arrêt lui a été signifié sur place. De l’avis de sa consœur, le journal remet en question le respect des résolutions des concertations nationales faisant état du suivi du dossier de Jean-Pierre Bemba à la CPI afin de renforcer sa défense et de concourir à son acquittement dans des délais raisonnables dans la mesure où par le biais du Parquet général de la république l’on apprend que les autorités congolaises ont étroitement coopéré avec le Bureau de la procureure de la CPI pour mettre la main sur Fidèle Babala et l’expédier illico presto vers la Haye.
Dans l’Est de la RDC, quelque 1500 combattants de groupes armés actifs dans la province du Nord-Kivu ont déposé les armes, informe
Belga. Le ministre de l'Intérieur congolais Richard Muyej Mangez, qui a rencontré ces anciens combattants regroupés à Bweremana - à environ 50 kilomètres de Goma, la capitale provinciale - leur a offert le « choix » d'intégrer « l'armée ou la police ». Nombreux à avoir à l’appel du chef de l’Etat, ces combattants viennent principalement de Masisi et de Rutshuru et la plupart d'entre eux étaient actifs dans les milices Nyatura et Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS).