Autour du projet de loi de Finances 2014, Parlement et gouvernement : le jeu de cache-cache, titre
Le Potentiel.
En imposant l'ouverture des crédits provisoires, les deux bureaux du parlement rendent caduc le projet de loi de Finances déposé par le Premier ministre. En conséquence, le gouvernement de cohésion nationale sera dans l'obligation de présenter son propre projet sur la base du nouveau programme à adopter lors de son investiture. Entre-temps, l'Etat va tanguer pendant une bonne période. En résumé, entre le Parlement et le gouvernement, c'est un jeu de cache-cache qui cache mal une guerre latente et implacable.
La traque des Kuluna à Kinshasa fait soulever des voix. Adressant une question orale au ministre de l’Intérieur Richard Muyej quant à ce, le député de l’Opposition Jean-Bertrand Ewanga que cite la
Radio Okapi, accuse la police d’avoir exécuté une dizaine de ces jeunes.
Répondant à la question lui adressée, le ministre de l’Intérieur précise que l’opération « Likofi » a permis l’arrestation de 669 kuluna. Les cas où certains ont été tués sont dus aux situations dans lesquelles les policiers étaient en légitime défense ou de dérapage de certains policiers.
« Dérapages qui coûteraient la vie à certains innocents… », a soulevé le député de l’Opposition cité par
Le Phare.
Mais pour José Makila, un autre député de l’Opposition dont les propos sont relayés par la Radio onusienne, les kuluna doivent être traités comme des terroristes. «
Les terroristes s’attaquent toujours aux victimes innocentes. Les Kuluna s’attaquent aux gens qu’ils ne connaissent pas, dans la rue. Et vous voyez comment l’Occident traite les terroristes. C’est la mort. Et c’est de la même manière que nous devons traiter les Kuluna. Ils doivent savoir que quand vous donnez la mort à quelqu’un, vous-mêmes vous passez aussi à la mort ».
Revenant sur le discours tenu par l’envoyé spécial des Etats-Unis dans la région des Grands Lacs,
Le Phare signale que ceci a provoqué un tollé dans la classe politique congolaise.
Propos plutôt difficiles à avaler et qui ont indigné le coordonnateur des Forces acquises au changement (Fac) qui a dans une motion incidentielle lors de la plénière d’hier mercredi 13 décembre à l’Assemblée nationale demandé au bureau de la Chambre basse du parlement à engager un débat pour comprendre le sens de cette déclaration de Russ Feingold.
Un discours déjà entendu rappelle Martin Fayulu. En son temps, l’ancien secrétaire d’Etat américain chargé des affaires africaines, Herman Cohen et l’ancien président français, Nicolas Sarcozy avaient déjà préconisé la révision des frontières de la RDC et le partage de ses richesses avec ses voisins.
A cette tentative sournoise qui renvoi à la balkanisation de la RDC, l’élu de Kinshasa a appelé à l’union sacrée des Congolais pour barrer la route aux partisans nationaux et internationaux de ce schéma.