Le coup encaissé à Nairobi ne garde pas le M23 et ses parrains rwando-ougandais au calme. Aussitôt rentrés au bercail,
Le Potentiel renseigne que ces derniers se montrent impatients à se venger. Et citant la RTBF, «
au Rwanda, ils ne s’encombrent pas de scrupules pour annoncer publiquement qu’ils recherchent des jeunes recrues ».
Kigali et Kampala ne se sont pas accordé le moindre répit, aussi ont-ils repris du service, en cherchant à distraire la communauté internationale par des cadeaux empoisonnés, du genre béni-oui-oui de surface, note le journal. La réalité c’est que la stabilité en RDC met Kagame en difficulté.
Ceci renvoie au retour massif des officiers libérés sur leur terre qui ne se contenterait pas de vivre de la solde leur versée… mais tiendraient absolument à la rente minière illégale en provenance de la RDC. Ce qui ne conforte pas le président rwandais qui préférerait entretenir l’instabilité en RDC afin de souffler et d’occuper ces militaires pillards à autre chose. Pour cette raison, le recrutement se fait en vue d’un retour sur le terrain pour déstabiliser la RDC, conclut le journal.
Le M23 vaincu, les ADF-Nalu font preuve d’activisme intense au Nord-Kivu et semblent défier la puissance de feu des Forces armées de la RDC appuyées par la Brigade d’intervention, rapporte
L’Observateur.
Les rebelles ougandais ont sauvagement assassiné 21 personnes parmi lesquels des mineures violées avant d’être décapitées, des femmes et des enfants dont le plus jeune serait âgé de quelques mois seulement, tous tués avec une extrême brutalité, rapporte le journal. Après avoir fait montre d’une telle nocivité, jusqu’où iront-ils, s’interroge le journal ?
Du côté Le Phare, l’on s’interroge plutôt sur les motivations de ce groupe rebelle déclaré « plus nuisibles pour la RDC que pour l’Ouganda » selon les propos de Yoweri Museveni lors d’une interview accordée à la Radio France internationale. Après ses démonstrations de violence, il est curieux pour le journal de constater que ce groupe rebelle qui s’était signalé à ses débuts par des revendications au pouvoir en place en Ouganda, renonce aujourd’hui à ses exigences politiques pour se complaire à l’exploitation des mines d’or et de coltan dans les montagnes du Nord-Kivu.
Que des interrogations ! y aurait-il eu un deal conclu entre ces rebelles et le gouvernement ougandais ou avec les puissants réseaux d’achat et de commercialisation des minerais de sang ? Ou chercherait-il à emboîter le pas au M23 pour arracher lui aussi des rounds de négociations avec le gouvernement congolais ? Mais contre toute attente, voilà les ADF-Nalu qui relancent l’éternelle question de la réforme de l’armée congolaise.
Alors qu'à Kinshasa, capitale de la RDC, l'opération Likofi, très saluée par la population porte déjà ses fruits, à quand cette opération dans les provinces ? C’est la question cruciale que se pose
L’Observateur lorsqu’il rapporte des cas d’agressions dont sont victimes non seulement les populations mais aussi les autorités politico-administratives de la ville de Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale.
A en croire le quotidien, suite à la traque menée par les forces de l’ordre contre les Kuluna (Bandits de grand chemin armés d’armes blanches), certains de ces bandits auraient trouvé refuge en provinces. Est-ce pour se venger que ces malfrats s’en prennent aux autorités de la ville ? Oui, rapporte le journal citant l’Agence congolaise de presse qui renseigne que l'insécurité est devenue récurrente à Kisangani depuis le transfèrement de Kinshasa à la célèbre prison de Osio via Kisangani des Kuluna qui ont autrefois, opéré dans la capitale. Fait qui suscite d’autres interrogations notamment : Mais, comment ces Kuluna ont-ils été libérés ?