A la Chambre haute du Parlement, les sénateurs ont rejeté en bloc le projet de loi sur l’amnistie couvrant les infractions commises en RDC par les congolais résidant au Congo ou à l’étranger exception faite aux crimes graves et imprescriptibles au regard du droit national que du droit international après l’intervention mardi 7 janvier de la ministre de la Justice et des Droits humains, Wivine Mumba, renseigne La Prospérité.
Pour cause, énumérant les différents crimes amnistiables, ces hauts fonctionnaires ont fustigé le caractère sélectif de cette loi qui n’est reconnu qu’à ceux dont les faits ne font pas encore l’objet des poursuites et ne peuvent plus être poursuivis. Si les poursuites sont en cours, précise cette loi, elles cessent immédiatement.
Et pourtant, il y a des compatriotes estiment-ils qui n’ont pas commis de si graves actes de trahison comme les rebelles du M23. A l’instar de Kutino qui a dit « Sauvons le Congo » comment peut-on ne pas l’amnistier ainsi que tant d’autres prisonniers qui n’ont pas tué comme les rebelles du M23 ? Se sont-ils interrogés.
Dans l’Est de la république, le mot d’ordre de la journée ville morte lancé par la société civile en mémoire du colonel Mamadou Ndala tué dans une embuscade à Beni a eu des conséquences sur le grand comme petit commerce, renseigne Le Potentiel. Malgré ce manque à gagner, la population s’estime heureuse de l’avoir respecté. Car pour elle, il n’y a pas meilleur moyen d’honorer la mémoire de celui qui a libéré l’Est de sa gangrène, rapporte le journal.