
Femme
Il est impossible de parler de la République Démocratique du Congo sans parler de violence sexuelle. La reconnaissance de la violence sexuelle liée au conflit à grande échelle en RDC a poussé la communauté internationale à mettre en place des moyens inédits afin de protéger les femmes de ces atrocités. Deux investissements majeurs ont notamment été réalisés par les États-Unis et les Nations Unies. D’une part la mise en place d’un financement programmatique inédit, et, d’autre part, la mise en place d’une stratégie de coordination novatrice.
Bien que les interventions des États-Unis et des Nations Unies aient produit d’importants résultats, toutes deux ont été menées en dehors d’une base empirique solide permettant de comprendre le contexte dans lequel la violence basée sur le genre (VBG) s’enracine en RDC. Ainsi, certains décideurs politiques aux États-Unis et à l’ONU pensent que ces interventions sont un échec car les femmes et les filles continuent d’être victimes de VBG à grande échelle. De ce fait, certains décideurs gouvernementaux américains considèrent l’intervention vaine et perçoivent la RDC comme un tonneau des danaïdes, qu’aucun financement ne sera en mesure de remplir. Ainsi, des ressources cruciales (tant humaines que financières) sont redirigées vers d’autres situations d’urgence à travers le monde. Malgré les contributions positives apportées en matière d’accès aux soins médicaux, de qualité des soins et de sensibilisation globale à la VBG, les financements de la programmation spécifique et pluri-sectorielle pour la lutte contre la VBG de l’Agence des États-Unis pour le Développement International ont été réduits drastiquement. Les conséquences de ces réductions de moyens se font déjà sentir sur le terrain. Les approches envisagées par le gouvernement des États-Unis pourraient également menacer l’accès des survivantes de VBG à des soins vitaux.
Parallèlement, l’investissement des Nations Unies, une nouvelle approche de la coordination appelée stratégie globale de lutte contre la violence sexuelle, a créé un système en cinq branches dirigé conjointement par les Nations Unies et le gouvernement de la RDC. Cependant, il apparaît maintenant que cette stratégie n’a pas réussi à empêcher la duplication d’activité et à créer la dynamique nécessaire pour répondre à la violence sexuelle mais a plutôt encombré les acteurs humanitaires de travail bureaucratique.
La période actuelle est une période charnière, au cours de laquelle les avancées obtenues en RDC pour les femmes et les filles pourraient être perdues. Il ne faut pas se dessaisir de ces investissements mais réviser la stratégie afin de protéger la vie des femmes
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