Avec comme thème, « Autonomisation et participation politique de la femme », le mois de la femme continue à démontrer la face créatrice de la femme congolaise, en général, et kinoise, en particulier. Les femmes, qui se veulent autonome, font parfois des travaux que certains hommes ou femmes sont incapables de faire. C’est le cas des femmes casseuses de pierre. Elles font preuve de détermination soutenue, en vue de subvenir aux nombreux besoins familiaux. Par ce travail, elles prouvent de quoi elles sont capables, en se voulant autonome plus que jamais. Déterminées à œuvrer pour le bien être de leurs familles, ces nombreuses femmes se réveillent tôt le matin et se dirigent dans différents coins de la capitale, notamment le quartier Mbudi, UPN, etc., avec comme objectif de casser les pierres et les vendre.
Sans honte, une d’elles a déclaré : « Il n’y a pas des sots métiers ». A la question de savoir quand est-ce qu’elle avait commencé ce métier, elle a répondu en ces termes aux fins limiers de La Prospérité: « J’ai commencé à casser et ramasser les pierres depuis qu’il y avait des travaux d’infrastructures sur la route qui relie l’UPN à la commune de Selembao. Et, j’ai remarqué que cela était bénéfique non seulement pour moi, mais aussi pour ma famille. Jour après jour, je suis à mes 16 ans d’expérience dans ce métier, que j’aime tant ». Au regard de ces échanges, il sied de noter que l’autonomisation de la femme n’est pas un slogan, mais une réalité pour certaines femmes qui a su prouver leurs capacités tant physique qu’intellectuelle dans différents domaines de la vie.