
Politique
Évariste Boshab voit son horizon s’éclaircir. Il n’est plus inscrit sur la liste des personnalités congolaises sous sanctions de l’Union européenne (UE). D’ores et déjà, l’ancien bras droit de Joseph Kabila est libre de tout mouvement dans l’espace européen et peut jouir de ses avoirs gelés depuis 2017.
La levée des mesures restrictives à l’endroit du président honoraire de l’Assemblée nationale intervient après celles de l’ancien général de la police congolaise, Ilunga Luyoyo, de l’ex-patron des renseignements congolais, Kalev Mutond et du ministre de l’Intérieur honoraire (fin 2016 et début 2018), également dauphin de Joseph Kabila à la présidentielle de 2018, Emmanuel Ramazani Shadary.
En décembre 2016, Évariste Boshab alors tout-puissant du régime Kabila avait été sanctionné par les États-Unis et en mai 2017 par Bruxelles, pour son rôle dans les violations des droits de l’homme en République démocratique du Congo durant le processus électoral. L’appareil sécuritaire congolais était visé à travers cette décision.
Parmi les responsables sanctionnés figuraient aussi le porte-parole du gouvernement de l’époque, Lambert Mende, comme aussi l’ancien gouverneur du Haut-Katanga, Jean-Claude Kazembe, l’ex-gouverneur du Kasaï central, Alex Kande, l’ancien chef milicien, Gédéon Kyungu et deux hauts gradés de l’armée congolaise, Muhindo Akili, commandant de la 31ᵉ brigade des Forces armées congolaises, et Éric Ruhorimbere, général de brigade.
Ces noms grossissaient la liste de sept personnes déjà soumises aux mêmes sanctions depuis décembre 2016, parmi lesquelles se trouvait Célestin Kanyama, l’ancien chef de la police de la capitale. D’ailleurs, Kinshasa avait qualifié ces mesures « d'illégales ».
Les sanctions avaient été prises pendant que la « crise dans la province du Kasaï central avait atteint une ampleur exceptionnelle sur le plan à la fois sécuritaire, humanitaire et des droits de l’Homme », selon le communiqué publié par Bruxelles. En effet, en septembre 2016, la région était secouée par la rébellion de Kamwina Nsapu. Le chef traditionnel avait été tué en août lors d’une opération militaire après s’être révolté contre les autorités de Kinshasa. Selon l’ONU, ces violences ont fait plus de 400 morts et causé le déplacement de 1,27 million de personnes.
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Évariste Boshab, ancien président de l’Assemblée nationale de la RDC @Photo Droits tiers.