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Et si l’on pouvait un jour pirater le cerveau ?

2019-01-29
29.01.2019
2019-01-29
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Les avancées en matière de stimulation cérébrale pourraient, d’ici vingt ans, permettre la sauvegarde et la création de souvenirs. Les chercheurs en sécurité s'inquiètent déjà d'un risque énorme que cela représenterait au niveau individuel et collectif.

Si vous êtes fan de la série dystopique Black Mirror, vous connaissez probablement l’épisode 3 de la première saison, dans lequel les humains s’implantent un « grain » dans l’oeil capable d’enregistrer et de rejouer tout ce qu’ils vivent. Un tel contrôle absolu de la mémoire peut sembler strictement impossible. Pourtant, les recherches scientifiques actuelles montrent qu’une telle voie est possible.

A l’occasion d’une conférence organisée par Kaspersky Labs à Barcelone, Laurie Pycroft, chercheur à l’université d’Oxford dans le domaine de la neurochirurgie, explique que la modification de la mémoire est une technologie qui pourrait exister dans quelques dizaines d’années. Elle pourrait s’appuyer sur une évolution de la stimulation cérébrale profonde (Deep Brain Stimulation, DBS).

Ce domaine de la recherche médicale permet déjà aujourd’hui de soigner ou atténuer des dérèglements physiques et mentaux, tels que la maladie de Parkinson, en envoyant des pulsations électriques dans certaines zones du cerveau. Elle s’appuie pour cela sur des électrodes implantées dans le cerveau et reliées à un petit générateur électrique (Implantable Pulse Generator ou IPG) au moyen d’un câble. « Nous sommes en train de comprendre comment les évènements de mémoire sont créés et comment ce processus peut être recréé. Cette année, une expérience de l’agence Darpaa permis, par exemple, d’améliorer la mémoire courte de patients par la stimulation cérébrale », explique Laurie Pycroft.


Kaspersky Labs - Laurie Pycroft avec une série d'IPG (Implantable Pulse Generator)

En continuant sur cette lancée, il serait possible, d’ici à 2020, d’enregistrer les signaux cérébraux qui constituent les souvenirs, de les compléter ou de les réécrire, puis de les réinstaller dans le cerveau. Les premières prothèses de mémoire apparaîtraient selon notre chercheur vers 2030 et, si tout va bien, en 2040 nous pourrions avoir une maîtrise complète de la mémoire dans notre cerveau. « Ce n’est pas de la science-fiction. C’est quelque chose qui est en train d’arriver », souligne Laurie Pycroft, face aux regards incrédules.

Une telle technologie ouvrirait le champ à d’impressionnantes nouvelles applications. Les parents pourraient léguer des souvenirs à leurs enfants. En partageant des expériences, on pourrait susciter l’empathie et mieux résoudre certains conflits. Le secteur du divertissement, évidemment, profiterait également de cette avancée.

Mais il y aurait également de gros risques, estime le chercheur. Dans les mains des forces de l’ordre, cette capacité de manipuler la mémoire pourrait se transformer en outil de flicage. Et les régimes dictatoriaux pourraient s’en servir pour opprimer en douceur leurs peuples.

Des ransomwares de la mémoire

Les risques de piratage existeraient aussi, tant de la part de groupes cybercriminels que d’organismes étatiques. « Les nouvelles menaces pourraient inclure la manipulation en masse de groupes, en implantant ou en effaçant des événements politiques ou des conflits; tandis que les cybermenaces existantes pourraient profiter de nouvelles opportunités dans le domaine du cyberespionnage. Ou se lancer dans le vol, l'effacement ou le verrouillage de souvenirs, par exemple en échange d'une rançon », estiment les chercheurs en sécurité de Kaspersky Labs dans un nouveau rapport.

C’est d’autant plus inquiétant que l’expérience des années passées montre que les équipements médicaux sont rarement bien sécurisés. Pacemakers, pompes à insulines,… les failles potentiellement mortelles sont nombreuses. Le domaine de la stimulation cérébrale ne fait pas exception. Des analyses effectuées par Kaspersky Labs montrent que le design des implants actuels n’est pas à la hauteur.

Ainsi, les échanges de données entre l’implant et le logiciel de configuration et de mise à jour ne sont pas chiffrés, ce qui permet de modifier à distance le firmware de ces appareils. Par ailleurs, il s’avère que les logiciels de gestion de certains services chirurgicaux sont directement accessibles depuis l’Internet. Kaspersky a d’ailleurs détecté une faille critique dans l’un de ces logiciels, ouvrant la porte aux pirates. L’éditeur préconise par conséquent de réfléchir dès à présent à la sécurité de ces futurs implants de la mémoire. Sous peine de se retrouver vraiment dans un épisode de Black Mirror.

Gilbert Kallenborn
01net.com / MCP, via mediacongo.net
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