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Ces révélations surviennent alors que le guide suprême iranien Ali Khamenei a multiplié les déclarations hostiles à l'égard de Washington ces derniers jours
Le président américain Donald Trump a révélé dans la nuit de dimanche à lundi que la République islamique d'Iran avait pris contact avec Washington pour demander l'ouverture de négociations sur le dossier nucléaire, après que les États-Unis aient brandi la menace d'une intervention militaire en cas de répression sanglante des manifestations.
"Je pense qu'ils en ont assez d'être malmenés par les États-Unis", a déclaré le président, précisant : "Nous pourrions peut-être les rencontrer." Ces révélations surviennent alors que le guide suprême iranien Ali Khamenei a multiplié les déclarations hostiles à l'égard de Washington ces derniers jours.
Trump n'a toutefois pas écarté l'option militaire. "L'Iran commence à franchir la ligne rouge. Il semble que des personnes aient été assassinées injustement. Nous prenons cela très au sérieux, l'armée examine la situation et nous étudions des options très fermes", a-t-il averti.
Selon l'agence Human Rights Activists, au moins 538 personnes ont perdu la vie dans les violences liées aux manifestations, dont 490 protestataires. Plus de 10 600 personnes auraient été arrêtées par les autorités iraniennes. Le président américain a également évoqué la coupure d'Internet imposée par le régime, indiquant qu'il s'entretiendrait avec Elon Musk sur les moyens de rétablir l'accès au réseau pour les Iraniens.
Lundi soir, s'adressant aux journalistes à bord de son avion reliant la Floride à Washington, Trump a durci le ton : "Je suis informé de la situation en Iran toutes les heures. Si l'Iran attaque des bases américaines, nous riposterons avec une force inédite. Ils n'en croiront pas leurs yeux."
Selon Reuters, le président doit réunir ses principaux conseillers pour examiner les options d'attaque. La Maison Blanche a publié sur X un message sans équivoque : "Nous avons trois choses à dire. Que Dieu bénisse nos troupes. Que Dieu bénisse l'Amérique. Et ce n'est que le début."
Dans ce contexte, le prince héritier iranien en exil, Reza Pahlavi, a lancé un appel à intensifier la lutte contre le régime. "L'aide internationale arrivera bientôt", a-t-il affirmé, appelant à passer de la "protestation civile" à un "soulèvement national pour reconquérir l'Iran".
Pahlavi a exhorté les manifestants à prendre le contrôle des grands axes routiers et a désigné les institutions de propagande et les infrastructures de communication comme des "cibles légitimes". Il a également appelé les forces de sécurité à rejoindre le mouvement, menaçant de "malédiction éternelle" ceux qui refuseraient.
De son côté, Israël suit l'évolution de la situation avec attention et procède à des évaluations quotidiennes. Des sources proches du dossier estiment que les manifestations mettent le régime à rude épreuve, tout en soulignant qu'il s'agit d'un processus de long terme. Une éventuelle intervention américaine, qu'elle soit militaire ou sous forme de cyberattaques, est perçue comme un facteur susceptible de modifier radicalement la donne sur le terrain.
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