Référence : AN1 337 241
Publiée le 23.12.2025
KINSHASA - Nsele 141 vues
Spoliation présumée du site agricole du DAIPN : Champlin Ikulu lance un cri d’alarme
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Description
La question de la spoliation du site agricole du Domaine agro-industriel présidentiel de la N’sele (DAIPN) suscite une vive inquiétude parmi les maraîchers qui y exercent leurs activités depuis plusieurs décennies. Ces exploitants agricoles, pour la plupart installés sur ce site depuis des générations, redoutent aujourd’hui de perdre leurs terres, essentielles à leur survie économique et à l’approvisionnement de la ville de Kinshasa en produits maraîchers.
Face à cette situation jugée préoccupante, Champlin Ikulu, président du collège des fondateurs de la structure N’sele Motema, est monté au créneau pour interpeller les autorités compétentes. Il appelle à des solutions urgentes et responsables afin de mettre fin à ce qu’il qualifie de spoliation progressive du site agricole.
Selon lui, des opérations de bornage et la présence répétée de géomètres sur les espaces cultivés alimentent la peur d’une expulsion imminente des maraîchers, sans qu’aucune alternative viable ne leur soit proposée. « Ces terres constituent la principale source de revenus de centaines de familles. Les en priver, c’est condamner toute une communauté à la précarité », a-t-il déclaré.
Champlin Ikulu souligne également l’importance stratégique du site du DAIPN dans la sécurité alimentaire de la capitale congolaise. Les maraîchers de la N’sele approvisionnent quotidiennement plusieurs marchés de Kinshasa en légumes frais. Leur déplacement ou la perte de leurs champs risquerait d’aggraver la cherté des denrées alimentaires, déjà ressentie par les ménages.
La structure N’sele Motema plaide ainsi pour un dialogue inclusif entre l’État, les gestionnaires du domaine agro-industriel et les exploitants agricoles, afin de préserver les droits des maraîchers tout en tenant compte des projets de développement en cours. Elle appelle les autorités à privilégier des solutions durables, respectueuses des populations locales et conformes aux engagements du gouvernement en matière de lutte contre la pauvreté et de promotion de l’agriculture.
En attendant une réponse officielle, les maraîchers du DAIPN restent dans l’incertitude, mais espèrent que l’appel lancé sera entendu pour éviter une crise sociale aux conséquences potentiellement lourdes.
Fulgence Mavula
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