Référence : AN1 338 408
Publiée le 30.01.2026
KINSHASA - Nsele 530 vues
Sécurité alimentaire en RDC : Mme Saïdi Mwayuma mise sur le maïs local pour réduire les importations
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Description
Face aux défis persistants liés à l’approvisionnement alimentaire en République démocratique du Congo, une initiative agricole portée par une femme engagée vient renforcer l’offre locale en produits céréaliers. Mme Saïdi Mwayuma Francine, présidente de l’Union des enfants de militaires et policiers du Congo (UEMPC), a lancé, vendredi 30 janvier sur le marché kinois une nouvelle marque de farine de maïs dénommée « le peuple d’abord », produite localement dans la commune urbano-rurale de Maluku.
Fruit d’une exploitation agricole réalisée dans le village Ikene, ce projet s’inscrit dans la continuité des expériences menées avec succès au parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. La production actuelle contribue à réduire la dépendance aux importations et à améliorer l’accès des ménages aux denrées de base, dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie.
Cette initiative agricole s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, axée sur la « revanche du sol sur le sous-sol », qui encourage la valorisation de l’agriculture comme levier de développement économique et social. À travers cette démarche, Mme Saïdi Mwayuma Francine entend participer activement à la promotion de la sécurité alimentaire et à la relance du secteur agricole national.
Dans un élan de solidarité, plus de 500 sacs de maïs issus de cette production ont été remis à la Fondation Marthe Kasalu, dans le cadre d’un partenariat stratégique à vocation humanitaire, destiné à soutenir les actions sociales en faveur des populations vulnérables.
Exploitée sur une superficie de 20 hectares, cette activité agricole, essentiellement manuelle, a permis la création de plusieurs emplois locaux, offrant ainsi des opportunités économiques aux communautés environnantes. Mme Saïdi Mwayuma Francine ambitionne désormais d’étendre ce projet dans plusieurs provinces du pays, sous réserve d’un accompagnement institutionnel adéquat.
« Mon souci est de cultiver nos terres arables, car les Congolais doivent manger. Je plaide pour un soutien du Chef de l’État et du gouvernement à nos projets de coopératives agricoles qui cadrent avec sa vision sociale. Je suis fille de militaire ; contribuer au développement de mon pays est pour moi un devoir et une obligation sacrée », a-t-elle déclaré à la rédaction.
À travers cette initiative, l’entrepreneure attire l’attention des autorités sur la nécessité d’un appui structuré, d’une orientation claire et d’un encadrement efficace du secteur agricole, encore marqué par un faible niveau d’investissement et de production, malgré son potentiel stratégique pour l’économie nationale.
Fulgence Mavula
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