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JESUS ET LES EVANGILES

JESUS ET LES EVANGILES AINSI QUE LES EPITRES
Par l’Evangéliste Robert KIKIDI,Leader d’AREV-MINISTRIES
TEXTE PRINCIPAL DE NOTRE ETUDE DU NOUVEAU TESTAMENT EST HEBREUX1 :1-4
I. LE RECIT DES QUATRE EVANGILES
Pourquoi quatre évangiles et pas un seul ? Les choses auraient été plus simples ?
Variété utile à l’Attention
Les évangiles ont été écrits dans le but de susciter l’intérêt de différents groupes de personnes. Matthieu par exemple souligne l’accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament. Ce qui donne plus de crédibilité à ses écrits pour un public juif rompu aux textes prophétiques.
Marc lui met l’accent sur le ministère dynamique de Jésus. Il ajoute des détails qui ont un sens pour l’esprit romain.
Luc par contre se met à la place du lecteur païen qui possède une compréhension profonde de Christ et de sa mission.
Jean lui, présente Christ comme la Parole éternelle et répond ainsi à ceux qui se posent des questions sur la vie, son sens etc.
Souligner les évènements de la vie de Jésus
Chacun des auteurs donne des détails que l’on ne retrouve pas chez les autres. L’ensemble des récits montre le caractère général du ministère de Jésus. Le message central est rendu simple. Tels quatre artistes peintres, les évangélistes dressent un portrait du Fils de Dieu.
Sélection des actes et évènements de la vie de Jésus.
“Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait.” (Jean 21:25 LSG)
Les auteurs ont passé sous silence l’enfance et la jeunesse de Jésus, à l’exception des douze versets que leur consacre Luc 2 :40-52.
Par contre ce qui est plus important, la Passion nous est décrite par les quatre évangélistes avec force détails.
Matthieu, Marc et Luc ont de nombreux récits des faits en commun alors que Jean cite des faits dont les autres ne parlent pas.
Déroulement harmonieux historique.
D’abord l’introduction de Jésus dans son ministère public par Jean Baptiste.
Les miracles, les enseignements, les rencontres de Jésus avec les disciples, les chefs des juifs.
Les évènements se déroulent en Galilée ou à Jérusalem.
Ensuite vient l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, l’arrestation, le jugement, la crucifixion, et la résurrection.
Chacun des récits prend appui sur les prophéties vétérotestamentaires.
Il n’y a pas quatre évangiles, mais bien un seul !
II. ENDROITS PARCOURUS PAR JESUS
Régions de la Palestine
La Galilée
C’est la ville de Nazareth où Jésus grandit. Matthieu 2 :23 ; Luc 2 :51
Premier miracle à Cana Jean 2 :11
Il va à Capernaüm où il demeurera Matthieu 4 :13
Onze des disciples de Jésus viennent de la Galilée.
La Phénicie
C’est là qu’il rencontre la femme syro phénicienne Marc 7 :24-30
La Décapole
Signifie dix (dix villes associées) fondées par les successeurs d’Alexandre le Grand.
Jésus visite cette région Marc 7 :31-35
Il guérit un démoniaque à Gésara Marc 5 :1-20 et Luc 8 :26-39
Il va aussi à Césarée de Philippe Matthieu 16 :13-20
La Samarie
Il va en Samarie Jean 4 :1-42
Le Pérée
Le pays au-delà du Jourdain. Marc 10 :1-45 ; Matthieu 19 :1-20 :28
La Judée
C’est là qu’est né Jésus à Bethléhem
Près de Jérusalem, il y a la ville de Béthanie où étaient Marie, Marthe et Lazare Jean 11 :1 ; 32-44.
A quelques Kms Jéricho Marc 10 :46-52.
Puis Jérusalem où il allait pour les fêtes et où il fut jugé, crucifié et enseveli Luc 22, 23.
On le retrouve après la résurrection à Emmaüs à dix Kms de Jérusalem Luc 24 :13-27.

III. EVENEMENTS DE LA VIE DE JESUS
Division en quatre parties :
Naissance et Préparation au Ministère
Premières années de ministères
Fin du ministère
Mort, Résurrection et Ascension
CHRONOLOGIE DE LA VIE DE JESUS
Périodes et Evènements Importants Références Bibliques
NAISSANCE ET PREPARATION AU MINISTERENaissance, croissance à l’âge adulteIntroduction, Baptême, Tentation Matthieu 1 :1-4 :11Marc 1 :1-13Luc 1 :1-4 :13 ; Jean 1 :1-51
PREMIERES ANNEES DE MINISTEREMinistère en GaliléeMinistère en JudéeMinistère en GaliléePopularité Matthieu 4 :12 à 15 :20Marc 1 :14 à 7 :23Luc 4 :14 à 9 :17Jean 2 :1 à 6 :71
FIN DU MINISTERERetrait dans le NordRetour en GaliléeRetour en JudéeRetour en PéréeDernier voyage à Jérusalem Matthieu 15 :21 à 20 :34Marc 7 :24 à 10 :52Luc 9 :18 à 19 :28Jean 7 :1 à 12 :11
MORT, RESURRECTION, ASCENSIONEntrée Triomphale, Jugement, Mort, RésurrectionRésurrection, Mission aux Disciples Matthieu 21 :1 à 28 :20Marc 11 :1 à 16 :20Luc 19 :29 à 24 :53Jean 12 :12 à 21 :25
IV. ENSEIGNEMENT DE JESUS
Fondement
L’Enseignement de Jésus s’appuyait à la fois sur l’Ancien Testament et ce qu’était Christ lui-même. Il se plaçait en relation avec ces divers passages et montrait qu’il est le seul à posséder toute l’autorité.
Il s’appliquait à sa propre personne les prophéties de l’Ancien Testament concernant le Messie. Il lut dans Esaïe ce que le prophète dit de la mission du Christ qui doit venir en Luc 4 :18.
Avec Nicodème, il parle de sa mort sur la croix faisant une allusion aux Israélites dans le désert : Nombres 21 :8,9 et Jean 3 :14
En réponse à la demande des Pharisiens d’un signe il leur rétorque que le seul signe est celui de Jonas… montrant qu’il sortirait du tombeau le troisième jour après sa mort Matthieu 12 :39,40.
Après sa résurrection, sur le chemin d’Emmaüs il explique aux deux disciples tout ce qui le concernait dans les écritures. Luc 24 :27
Il plaçait les prophéties et la Loi en relation avec ce qu’il est lui, à savoir : le Fils de Dieu. Il déclarait que ses enseignements venaient du Père Jean 14 :14
But
Révéler Dieu et enseigner aux hommes des vérités fondamentales pour établir leurs vies. Ce n’étaient pas de idées bonnes, ni des histoires, mais les Paroles de la Vie Eternelle Jean 6 :68.
Donner un fondement solide pour la vie des hommes Matthieu 7 :24
Méthode
Les paraboles
Cela permet de se souvenir de la parabole, le message est clair, cela répond aux besoins des auditeurs. Une histoire racontée avec une vérité centrale.
Courts Proverbes
Quelques exemples :
“Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.” (Matthieu 10:16 LSG)
“Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.” (Matthieu 10:39 LSG)
“Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort;” (Jean 11:25 LSG)
Leçons de Choses
Par exemple un enfant pris en exemple Matthieu 18 :1-6
Un riche et un pauvre en exemple Luc 21 :1-4
Exemple du pécheur Matthieu 4 :19
Exemple des oiseaux du ciel et des lys des champs Matthieu 6 :26,28
Questions
“Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme? ou, que donnerait un homme en échange de son âme?” (Matthieu 16:26 LSG)
“Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche?” (Matthieu 9:5 LSG)
“Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis? Pierre lui répondit: Tu es le Christ.” (Marc 8:29 LSG)
Contenu
Jésus parle du Royaume de Dieu de sa nature et de ses exigences.
IL nous montre l’homme avec sa responsabilité devant Dieu.
Il nous montre ce qu’IL est, SA Mission, SA Position Unique en Dieu, SA Mort, SA Résurrection, et SON Retour !
Effet
“Ainsi les huissiers retournèrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Et ceux-ci leur dirent: Pourquoi ne l’avez-vous pas amené? Les huissiers répondirent: Jamais homme n’a parlé comme cet homme.” (Jean 7:45-46 LSG)
“car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.” (Matthieu 7:29 LSG)
“Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui proposer des questions.” (Matthieu 22:46 LSG)
Nous pouvons dire qu’aujourd’hui encore l’Evangile de Jésus Christ produit un effet salvateur sur le cœur de ceux qui l’entendent. Ils sont transformés et changés par le pouvoir de la Parole de Dieu.
“Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du coeur.” (Hébreux 4:12 LSG2)
Leçon 3
MATTHIEU ET MARC

I. RELATIONS ENTRE MATTHIEU, MARC ET LUC
Les trois premiers Évangiles (Évangile selon Matthieu, Évangile selon Marc et Évangile selon Luc) sont dits Évangiles synoptiques parce qu'ils donnent la même représentation générale de la vie et de l'enseignement de Jésus. En grec, le mot synoptique signifie: "vue d'ensemble", "voir ensemble". Ils sont parrallèles l'un à l'autre. Quand on les lit on est d'ailleurs frappé par deux choses:
1. leur convergence.
2. leur divergence.
Ils ont beaucoup de matière en commun, mais présentent aussi d'importantes différences.
Ils relatent à peu près les mêmes événements et les mêmes paroles et s'accordent souvent sur l'ordre des épisodes. Dans de nombreux cas, ils utilisent des expressions identiques.
On divise la matière des évangiles en ce que l'on appelle des péricopes: "extraits de livres", des éléments, des morceaux de traditions.
Il y a deux types de péricopes:
1. péricopes narratifs: petits récits, histoires; quelque chose que Jésus a fait, le récit d'un miracle, par exemple.
2. péricopes didactiques: l'enseignement de Jésus, ses paroles préservées par la tradition primitive appellées aussi "logions"
Dans les synoptiques, il y a environ 200 péricopes:
87 se retrouvent dans les trois évangiles
70 d'entre eux sont dans le même ordre dans les 3
des 17 qui restent:
8 sont dans le même ordre dans Matthieu et Marc
8 sont en Marc et Luc
Matthieu et Luc sont d'accord contre Marc pour le placement de l'autre
36 sont trouvés en Matthieu et Luc mais pas Marc ( la double tradition)
Matthieu et Luc sont d'accord sur le placement dans l'ordre de la triple tradition d'un seul de ces péricopes seulement
Les 35 qui restent sont placés différemment, mais dans un ordre général. Ce fait suggère que Matthieu et Luc travaillent indépendamment mais qu'ils avaient une source commune.
De plus chacun des 3 évangiles ont des péricopes qui leur sont propres, qui ne se trouvent pas dans les autres.
1 dans Marc
29 dans Matthieu
46 dans Luc
Du fait de la convergence dans l'ordre des péricopes et même de l'identité verbale qu'on trouve souvent dans les trois synoptiques, on est amené à conclure que les 3 évangiles ne sont pas tout à fait indépendants.
Il y a deux possibilités:
1. Ils se sont utilisés l'un l'autre.
2. Ils avaient des sources (probablement écrites) en commun.
Le problème de trouver les sources des évangiles synoptiques et de trouver lequel était le premier est appellé: "le problème synoptique".
Actuellement, la plupart des spécialistes considèrent que l'Évangile selon saint Marc est le plus ancien et a fourni à Matthieu comme à Luc une grande partie des éléments narratifs ainsi que le cadre de leurs Évangiles. Un recueil de paroles (avec quelques récits) de Jésus, qui pourrait avoir été écrit en araméen, fut le second grand document ou source employé par Matthieu et Luc (certains spécialistes contestent le fait qu'il s'agisse d'un seul document). Il aurait fourni la matière qui manquait dans l'Évangile selon saint Marc. Il est généralement désigné par la lettre Q (allemand Quelle, «?source?»), mais parfois Logia (grec «?mots?» ou «?paroles?»). Les auteurs des Évangiles selon saint Matthieu et selon saint Luc pourraient également avoir puisé à d'autres sources qui leur seraient propres. Cette hypothèse rend assez bien compte des différences et des points communs entre les trois Évangiles synoptiques.
La ressemblance verbale
Matthieu 9/6 Marc 3/10-11 Luc 7/24
1. Matthieu a 51% des mots actuels de Marc
Luc en a 53% dans la matière de Marc qu'il reproduit:
des 661 versets de Marc, Matthieu en a 606 et Luc 320.
Des 55 versets de Marc qui ne sont pas en Matthieu, 24 sont en Luc
Donc il n'y a que 31 versets qui n'apparaissent ni en Matthieu ni en Luc.
2. Souvent dans le choix des mots et l'ordre des mots, Matthieu et Marc sont d'accord contre Luc, et Marc et Luc sont d'accord contre Matthieu, parfois Matthieu et Luc sont d'accord contre Marc.
Les accords Matthieu et Luc contre Marc sont importants parce qu'ils posent des problèmes.
- identité verbale
- omission des mots ou phrases de Marc
- ordre des mots et phrases
Quelques faits solution:
1. l'Evangile de Matthieu représente les notes que Matthieu a prises de l'enseignement de Jésus avec une construction narrative quui verbalement quelques fois ressemble à Marc. La ressemblance peut s'expliquer sur la base de la tradition commune et du contact de vie commune aussi bien que par l'appropriation de l'oeuvre écrite.
2. l'Evangile de Marc représente la ligne principale de la prédication narrative sur Jésus. Elle est reproduite par un homme qui avait contact avec les disciples dès la conception de l'église et qui a été écrit alors que certains d'entre eux étaient encore vivants. Son contenu était connu à une date précoce, que le document soiut écrit ou non.
3. l'évangile de Luc repésente le récit indépendant d'un compagnon de voyage de Paul qui a écrit dans la 7ème décade du premier siècle et qui a inclus dans son récit les trames narratives de la prédication apostolique et les résultats de ses propres recherches. Luc avait personnellement rencontré Matthieu et les récits qu'il fait des paroles de Jésus sont basés sur les témoins directs qui ont les premiers entendu et avec les apôtres qui les ont prêché.


II . LE MESSIE ROI: MATTHIEU
A. Auteur
Le premier évangile est communément attribué à Matthieu Lévi, un collecteur d'impôts ou un publicain que Jésus a appelé à devenir son disciple parmi les douze.
Et Jésus, passant de là plus avant, vit un homme nommé Matthieu, assis au bureau de recette; et il lui dit, Suis-moi. Et se levant, il le suivit. Et il arriva, comme il était à table dans la maison, que voici, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent et se mirent à table avec Jésus et ses disciples; ce que les pharisiens ayant vu, ils dirent à ses disciples, Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs? Et Jésus, l'ayant entendu, leur dit, Ceux qui sont en bonne santé n'ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. Mais allez et apprenez ce que c'est que, Je veux miséricorde et non pas sacrifice; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. (Matthieu 9:9-13 DRB)
On ne sait pratiquement rien de lui sinon son nom et son métier. Après la liste que Luc donne des apôtres dans
Et quand ils furent entrés dans la ville, ils montèrent dans la chambre haute où demeuraient Pierre, et Jean, et Jacques, et André, Philippe et Thomas, Barthélémy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon Zélote, et Jude frère de Jacques. (Actes 1:13 DRB)
il disparait de l'histoire de l'Eglise à part quelques allusion qui sont certainement légendaires.
D'après Eusèbe (325 AD) qui cite Papias (100 AD), Matthieu aurait composé son évangile en Araméen et il aurait ensuite était traduit en grec.
Irénée (225 AD) dit que Matthieu a écrit un évangile parmi les Hébreux dans leur propre dialecte, alors que Pierre et Paul prêchaient à Rome...
AUTHOR: Matthew. The Bible in no place says that Matthew is the author; however, the evidence for Matthew’s authorship is strong.
1. Early writers have always credited the Gospel to Matthew.
William Barclay quotes one of the earliest church historians, a man named Papias (A.D. 100), as saying, “Matthew collected the sayings of Jesus in the Hebrew tongue” (The Gospel of Matthew, Vol.1. “The Daily Study Bible.” Philadelphia, PA: The Westminister Press, 1956, p.xxi). Irenaeus (about A.D. 175), the saintly bishop of Lyons, wrote: “Matthew also issued a written Gospel among the Hebrews in their own dialect, while Peter and Paul were preaching at Rome and laying the foundations of the church” (Irenaeus, Against Heresies, 3.1.1).
2. Matthew was qualified to write the Gospel.
He had been a tax collector which means that he was involved in large business transactions. A study of the Gospel shows that the author had an interest in figures, large numbers (Matthew 18:24; Matthew 28:12), and statistics (Matthew 1:17). The detailed messages of Jesus point to a man experienced with shorthand which he had apparently used in business transactions. Very little is given in the Scripture about Matthew.
a. He was one of the twelve apostles (Mark 2:14).
b. He left all to follow Christ (Luke 5:27-28).
c. He introduced his friends to Christ by inviting them to a feast which he gave in honor of Christ (Luke 5:29).
DATE:
Uncertain. A.D. 50-70. It was written some years after Jesus’ ascension, but before A.D. 70.
1. The fall of Jerusalem, A.D. 70, is prophetic (Matthew 24:1f).
2. The statements such as “unto this day” (Matthew 27:8) and “until this day” (Matthew 28:15) suggest a date sometime after Jesus’ ascension, but not too far in the distant future.
3. The scattering of the Jerusalem Church due to persecution (Acts 8:4) suggests a date sometime after the ascension. A Gospel would not have been necessary so long as the church and apostles were together.
4. The quote by Irenaeus points to Matthew writing during Nero’s reign, “while Paul and Peter were in Rome.”
B. Thème
Le thème de l'Evangile de Matthieu est annoncé par les mots d'ouverture du livre:
Livre de la généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham, (Matthieu 1:1 DRB)
La phraséologie ressemble à celle de la Genèse qui est divisée en sections par l'utilisation de la même phrase:
Ce sont ici les générations des cieux et de la terre lorsqu'ils furent créés, au jour que l'Eternel Dieu fit la terre et les cieux, (Genèse 2:4 DRB)
C'est ici le livre des générations d'Adam. Au jour où Dieu créa Adam, il le fit à la ressemblance de Dieu. (Genèse 5:1 DRB)
Ce sont ici les générations de Noé, Noé était un homme juste; il était parfait parmi ceux de son temps; Noé marchait avec Dieu. (Genèse 6:9 DRB)
Chaque utilisation est une étape du développement de la promesse Messianique. Les liens dans l'histoire du peuple de Dieu traversent la Genèse et l'un apparait en Ruth 4/18, où la lignée Messianique finit avec David.
Matthieu reprend la généalogie à ce point et illustre son accomplissement en Jésus.
C. Particularités
Aspects Particuliers
1. Matthieu est l'Evangile du Roi !
Non seulement la doctrine du royaume est soulignée par Matthieu, mais au travers de tout l'évangile la Royauté de Christ est proéminente.
La généalogie du premier chapitre suit la lignée royale de Juda.
L'attitude d'Hérode est provoquée par le fait qu'il voit en Jésus qui vient de naître un rival politique.
L'entrée à Jérusalem souligne Son arrivée en tant que Roi, montant paisiblement un âne.
Dans le discours eschatologique il prédit qu'il s'assiéra sur le trône de Sa Gloire.
L'inscription qui se trouve au -dessus de la croix, placée par Ponce Pilate était:

Et ils placèrent au-dessus de sa tête son accusation écrite, Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. (Matthieu 27:37 DRB) On ne sait pratiquement rien de lui sinon son nom et son métier. Après la liste que Luc donne des apôtres dans
Et quand ils furent entrés dans la ville, ils montèrent dans la chambre haute où demeuraient Pierre, et Jean, et Jacques, et André, Philippe et Thomas, Barthélémy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon Zélote, et Jude frère de Jacques. (Actes 1:13 DRB)
il disparait de l'histoire de l'Eglise à part quelques allusion qui sont certainement légendaires.
D'après Eusèbe (325 AD) qui cite Papias (100 AD), Matthieu aurait composé son évangile en Araméen et il aurait ensuite était traduit en grec.
Irénée (225 AD) dit que Matthieu a écrit un évangile parmi les Hébreux dans leur propre dialecte, alors que Pierre et Paul prêchaient à Rome...
B. Thème
Le thème de l'Evangile de Matthieu est annoncé par les mots d'ouverture du livre:
Livre de la généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham, (Matthieu 1:1 DRB)
La phraséologie ressemble à celle de la Genèse qui est divisée en sections par l'utilisation de la même phrase:
Ce sont ici les générations des cieux et de la terre lorsqu'ils furent créés, au jour que l'Eternel Dieu fit la terre et les cieux, (Genèse 2:4 DRB)
C'est ici le livre des générations d'Adam. Au jour où Dieu créa Adam, il le fit à la ressemblance de Dieu. (Genèse 5:1 DRB)
Ce sont ici les générations de Noé, Noé était un homme juste; il était parfait parmi ceux de son temps; Noé marchait avec Dieu. (Genèse 6:9 DRB)
Chaque utilisation est une étape du développement de la promesse Messianique. Les liens dans l'histoire du peuple de Dieu traversent la Genèse et l'un apparait en Ruth 4/18, où la lignée Messianique finit avec David.
Matthieu reprend la généalogie à ce point et illustre son accomplissement en Jésus.
C. Particularités
Aspects Particuliers
1. Matthieu est l'Evangile du Roi !
Non seulement la doctrine du royaume est soulignée par Matthieu, mais au travers de tout l'évangile la Royauté de Christ est proéminente.
La généalogie du premier châpitre suit la lignée royale de Juda.
L'attitude d'Hérode est provoquée par le fait qu'il voit en Jésus qui vient de naître un rival politique.
L'entrée à Jérusalem souligne Son arrivée en tant que Roi, montant paisiblement un âne.
Dans le discours eschatologique il prédit qu'il s'assiéra sur le trône de Sa Gloire.
L'inscription qui se trouve au dessus de la croix, placée par Ponce Pilate était:

Et ils placèrent au-dessus de sa tête son accusation écrite, Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. (Matthieu 27:37 DRB)
2. Matthieu est l'Evangile des Discours
Dans chacune de ces sections on trouve un long discours
SECTION DISCOURS

I. La Prophétie Réalisée 1/1-4/11 Prédication de Jean 3/1-12
II. Les Principes Annoncés 4/12-7/29 Sermon sur la Montagne 5/1-7/29
III. La Puissance Révélée 8/1-11/1 La Commission 10/1-42
IV. Le Programme Expliqué 11/2-13/53 Les Paraboles 13/1-52
V. Le Plan Déclaré 13/54-19/2 Le Pardon 18/1-35
VI. Le Problème Présenté 19/3-26/2 Dénonciation et Prédiction 23/1-25/46
VII. La Passion Accomplie 26/3-28/10 Pas de discours
VIII. Epilogue 28/11-20 La Grande Commission 28/18-20
L'Évangile de Matthieu s'articule autour de cinq discours de Jésus. Chacun d'eux est introduit par une relation des faits de Jésus, qui sert de préambule au discours. L'ensemble des discours est précédé d'un récit d'introduction et suivi de deux récits qui le couronnent : le premier concerne la Passion de Jésus, le second sa résurrection. L'Évangile de Matthieu est donc composé de huit parties assez distinctes les unes des autres.
Le récit d'introduction (chap. I-II) retrace la généalogie de Jésus depuis Abraham et David, puis relate sa naissance et des épisodes de son enfance (I, 18-II, 23). Les récits les plus connus incluent la visite des mages, les "sages venus d'Orient?" (II, 1)?; la fuite en Égypte de Joseph et Marie pour échapper au massacre des enfants mâles ordonné par Hérode le Grand, roi de Judée et leur retour d'Égypte après la mort d'Hérode.
Les cinq récits-discours s'achèvent par la formule "...quand Jésus eut achevé ces discours?"?; ils sont largement inspirés de l'Évangile selon saint Marc et de "?Q?". Le théâtre des quatre premiers est la Galilée?; Jérusalem est le cadre du cinquième.
3.1.Premier récit-discours Le premier récit (chap. III-IV) parle de Jean-Baptiste, du baptême et de la tentation de Jésus, ainsi que des débuts de son ministère. Il est suivi du Sermon sur la montagne (chap. V-VII), dans lequel Jésus annonce qu'il est venu pour accomplir "?la loi?" et "?les prophètes?" (V, 17) et enseigner la multitude en "?homme qui a autorité?" (VII, 29). Le Sermon comprend les Béatitudes et le Notre-Père (VI, 9-13).
3.2.Deuxième récit-discours Le deuxième récit (VIII, 1-IX, 34) montre comment Jésus guérit malades et démoniaques par le pouvoir de la foi. Au cours du deuxième discours (IX, 35-X, 42), Jésus prescrit à ses douze disciples de guérir et prêcher "?aux brebis perdues de la maison d'Israël?" (X, 6) et fixe les conditions que ses disciples devront respecter.
3.3.Troisième récit-discours Le troisième récit (chap. XI-XII) évoque l'opposition grandissante des pharisiens aux actions et à l'enseignement de Jésus. Le thème du troisième discours (XIII, 1-52) est le royaume des cieux. Jésus s'adresse à la foule par paraboles et quand ses disciples lui demandent pourquoi il s'adresse de cette manière au peuple, il leur répond "?À vous il a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, tandis qu'à ces gens-là cela n'a pas été donné?" (XIII, 11). Ce discours contient la parabole du semeur (XIII, 18-23), de l'ivraie (XIII, 24-30) et du grain de sénevé (XIII, 31-32).
3.4.Quatrième récit-discours Le quatrième récit (XIII, 53-XVII, 23) montre comment Jésus est rejeté par ses compatriotes (XIII, 53-58). Il raconte également la mort de Jean-Baptiste (XIV, 3-12), un acte miraculeux de saint Pierre, plusieurs miracles et actes de guérison de Jésus, la révélation aux disciples de sa nature divine et de sa vocation (XVI, 13-16), la fondation de l'Église (XVI, 17-19), l'annonce de sa Passion et de sa résurrection, et la Transfiguration (XVII, 1-8). Le quatrième discours (XVII, 24-XVIII, 35) concerne les conditions et l'administration de l'Église. Il convient de noter que l'Évangile selon saint Matthieu (XVI, 17-19 et XVIII, 17) est le seul des quatre Évangiles où le mot Église apparaît.
3.5.Cinquième récit-discours Le cinquième récit (chap. XIX-XXII) décrit le dernier voyage de Jésus à travers la Judée jusqu'à Jérusalem, notamment l'entrée à Jérusalem, et raconte comment il a chassé du Temple les changeurs d'argent. On y trouve aussi les controverses qui opposèrent Jésus aux sadducéens et aux pharisiens à propos de l'impôt à César, de la résurrection, du "?plus grand commandement de la loi?" (XXII, 36-37) et de l'ascendance du Messie. Le dernier discours se divise en deux parties : dans la première (chap. XXIII), Jésus critique les pharisiens et les scribes parce que, parmi d'autres fautes, ils "?offrent aux yeux des hommes l'apparence de justes, mais au-dedans?...?sont pleins d'hypocrisie et d'iniquité?" (XXIII, 28). Dans la seconde partie (chap. XXIV-XXV), Jésus révèle aux disciples les signes de son avènement et de la fin du monde (XXIV, 3). Il leur parle également de l'avènement du royaume des cieux à travers la parabole du figuier (XXIV, 32-33), des dix vierges (XXV, 1-13) et des talents (XXV, 14-30), et décrit le Jugement dernier.
L'onction de Jésus, la trahison de Judas, le dernier repas, l'angoisse de Jésus et son arrestation dans le jardin de Gethsémani, son jugement, sa crucifixion, sa mort et sa mise au tombeau sont racontés dans le premier des deux derniers récits (chap. XXVI-XXVII). Sa résurrection et la mission qu'il confie à ses disciples d'enseigner toutes les nations (XXVIII, 19) sont relatées dans le dernier récit (chap. XXVIII). Les éléments et détails propres à Matthieu dans ces deux derniers récits sont notamment la mort de celui qui a trahi Jésus, Judas Iscariote (XXVII, 3-10), le rêve de la femme de Ponce Pilate (XXVII, 19), le geste symbolique de Pilate se lavant les mains et abandonnant Jésus aux juifs qui veulent sa mort (XXVII, 24-25), le tremblement de terre qui suit la mort de Jésus (XXVII, 51-53), la garde devant le tombeau (XXVII, 62-66), le tremblement de terre à la résurrection de Jésus (XXVIII, 2-4) et l'apparition du Christ ressucité aux deux Marie (XXVIII, 9-10) et à ses disciples en Galilée (XXVIII, 16-20).
3. Matthieu est l'Evangile de l'Eglise
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur ce roc je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. (Matthieu 16:18 NEG)
S'il refuse de les écouter, dis-le à l'Eglise; et s'il refuse aussi d'écouter l'Eglise, qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain. (Matthieu 18:17 NEG)
Dans les deux passages Jésus donne une idée claire de ce que l'église sera une institution à venir.
Emphase
Cet évangile est écrit dans le but de montrer comment Jésus de Nazareth a expliqué et accompli les prophéties messianiques de l'Ancien Testament.
L'emphase de Matthieu est didactique.
Neufs incidents particuliers à Matthieu
1/20-24; 2/1-12; 2/13-15; 2/16; 27/19; 27/3-10; 27/52; 28/12-15; 28/19-20;
Paraboles spécifiques à Matthieu
13/24-30, 36-43; 13/44; 13/45-46; 13/47; 18/23-35; 20/1-16; 21/28-32; 22/1-13; 25/1-13; 25/14-30
Miracles en Matthieu
9/27-31; 9/32-33; 17/24-27
D. Contenu
La structure de l'évangile est bâtie sur un double plan que l'on peut trouver dans les phrases récurantes du livre:
La première structure est biographique et quelque peu similaire à celui que l'on trouve en Marc et Luc.
Il y a deux points de division:
1. En Matthieu 4/17, " Dès lors Jésus commença à "Jésus commence à prêcher et à dire "repentez-vous car le royaume des cieux est proche". Nous avons ici le début du ministère de Jésus qui conduira à sa popularité grandissante.
2.En Matthieu 16/21, " Dès lors Jésus commença à " Jésus commence à montrer à ses disciples qu'il doit aller à Jérusalem et souffrir beaucoup entre les mains des anciens, des chefs, des scribes et des sacrificateurs. Par contre à partir de maintenant nous découvrons le déclin de sa popularité et appercevons le chemin vers la croix.
La deuxième structure est particulière à ce seul évangile, elle est thematique.
Le matériel est divisé en cinq blocs. Chacun de ces blocs est groupé autour d'un thème et il se termine par cette phrase: "Quand Jésus eut achevé"
1. Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine; (Matthieu 7:28 LSG)
2. Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là, pour enseigner et prêcher dans les villes du pays. (Matthieu 11:1 LSG)
3. Lorsque Jésus eut achevé ces paraboles, il partit de là. (Matthieu 13:53 LSG)
4. Lorsque Jésus eut achevé ces discours, il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au delà du Jourdain. (Matthieu 19:1 LSG)
5. Lorsque Jésus eut achevé tous ces discours, il dit à ses disciples: (Matthieu 26:1 LSG)

III. LE SERVITEUR DE DIEU: MARC
A. Auteur
Papias, mentionne une évocation de l'Évangile selon saint Marc par un personnage qu'il appelle l'ancien:
Et l'ancien disait souvent ceci :
"Marc, étant l'interprète de Pierre, nota avec exactitude, mais pas dans l'ordre, ce qui restait dans son souvenir des paroles et gestes du Seigneur"»
Il est presque certain que, pour Papias, ce Marc était un certain Jean surnommé Marc, cousin de Barnabé, cité dans les Actes des Apôtres (voir par exemple Actes, XV, 37-39), dans plusieurs lettres de Paul (voir Épître aux Colossiens, IV, 10; 2e épître à Timothée, IV, 11; Épître à Philémon, XXIV) et dans la Ire épître de Pierre, V, 13.
B. Thème
Le thème de l'évangile c'est Jésus, Le Fils de Dieu, le Serviteur est résumé de façon nette dans les mots d'ouverture de l'évangile.
La personne de Christ domine la narration dans le texte. Ses oeuvres sont le chef d'interêt principal de l'évangéliste au travers de la mort et de la résurrection à Jérusalem.
Il n'y a aucun désir de la part de l'auteur de cacher ou d'exagerer le côté surnaturel de la vie de Jésus.
Style
L'évangile de Marc est clair, concis, succint, mordant, un style qui en appelle à l'esprit romain qui était fatigué des abstractions littéraires.
Il y a des expression latines telles que:
mordius pour Il leur dit encore: Apporte-t-on la lampe pour la mettre sous le boisseau, ou sous le lit? N'est-ce pas pour la mettre sur le chandelier? (Marc 4:21 LSG)
census pour Et ils vinrent lui dire: Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu ne t'inquiètes de personne; car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes, et tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité. Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César? (Marc 12:14 LSG)
speculator pour Il envoya aussitôt un garde avec ordre d'apporter la tête de Jean-Baptiste. (Marc 6:27 SER)
centurio pour Le centurion, qui se tenait en face de Jésus, voyant qu'il avait expiré de la sorte, dit: Cet homme était vraiment le Fils de Dieu. (Marc 15:39 SER)
Étonné qu'il soit déjà mort, Pilate fit appeler le centurion et lui demanda s'il était mort depuis longtemps. Renseigné par le centurion, il donna le corps à Joseph. (Marc 15:44-45 SER)
Pour la plupart de ces termes il y avait des équivalents grecs. Marc utilise cela en latin parce qu'ils étaient plus courants pour ses lecteurs. Il y a d'ailleurs très peu d'accent sur les traditions et coutumes juives dans l'évangile de Marc, et quand il y en a, il les explique beaucoup plus que ne le font les autres évangélistes.
Détails
1. L'auteur souligne spécialement les faits qui se sont produits et n'énonce pas necessairement des thèmes ou des sujets particuliers.
2. Certainement l'auteur était témoin de l'arrestation de Jésus dans le jardin.
Un jeune homme le suivait, vêtu seulement d'un drap. On se saisit de lui, mais il lâcha le drap et s'enfuit tout nu. (Marc 14:51-52 SER)
On ne connait pas l'identité de cet individu, mais il est difficile de résister à la tentation de voir une réminiscence personnelle d'un évènement encore bien vivant à la mémoire de l'auteur. Il se pourrait bien que ce soit lui-même.
3. Ils forcèrent, à porter la croix de Jésus, un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, père d'Alexandre et de Rufus; (Marc 15:21 SER)
Pourquoi ces deux hommes sont-ils mentionnés ici alors qu'ils n'ont aucune part dans le récit et les évènements, certainement parce qu'ils étaient connus des lecteurs.
Cette allusion est particulièrement surprenante. Les lecteurs de l'évangile devaient certainement les connaitre et peut être même être leurs contemporains.
Si le Rufus de Marc est le même que celui de Romains 16/13, l'origine de l'évangile est alors surement Rome. Il faut aussi dire que ces personnes avaient dû devenir "célèbres" dans le monde chrétien d'alors pour qu'elles soient mentionnées justement là !
4. Il est très interessant de comparer la prédication de Pierre dans Actes 10/34-43 à l'évangile de Marc. La tradition nous dit que Marc fut pendant un laps de temps l'assistant de Pierre et il semble que l'on triouve confirmation de ce fait en
L'Élue qui est à Babylone vous salue, de même que mon fils Marc. (1 Pierre 5:13 SER)
Le sermon de Pierre conté en Actes suit exactement le plan et le contenu de l'évangile de Marc.
Importance
La raison de l'évangile est avant tout l'évangile.
Marc souligne l'importance de l'EVANGILE comme étant un nouveau message, conduisant à faire connaître la personne et l'oeuvre de Christ.
D. Contenu
L'évangile de Marc est une narration historique qui montre une image représentative de la personne et de l'oeuvre de Jésus Christ.
Ce n'est pas une biographie, car il ne discute pas de la parenté de Jésus, ni de son environnement social pendant son jeune age, ni de sa naissance, ni de son éducation ni de sa famille en général.
Il donne simplement en séquences chronologiques une série d'épisodes de la carrière de Christ avec certains détails concernant les dernières semaines qu'il a vécues sur terre. Très peu de commentaire est fait: la narration raconte sa propre histoire !
La méthode qu'il emploie est brève, imagée, abrupte et forte !
Leçon 4
LUC
L'évangile de Jésus l'homme parfait
I. ORIGINE
Des trois synoptiques, Luc prodigue l'information la plus complète concernant son propre commencement. L'introduction (Luc 1/1-4) est la clef du livre ainsi que la clef du livre des Actes, si l'on considère LUC-ACTES comme une seule entité.
1. A l'époque de l'écriture de l'Evangile, beaucoup de manuscrits circulaient mais ils n'étaient pas complets, donc l'auteur à pris connaissance de tous ces documents avant d'écrire.
2. Ces récits avaient essayé de donner une séquence systématique et chronologique des évènements.
3. Ces faits étaient bien connus des chrétiens d'alors et acceptés indépendamment des récits eux-mêmes.
4. L'auteur lui-même se sent aussi bien informé que les autres et capable d'écrire le récit sous sa propre responsabilité.
5. Ses informations viennent de sources officielles et compétentes.
6. Il était contemporain des évènements décrits et avait à sa disposition des témoins oculaires. Ce qu'il dit ici est basé sur une connaissance de Christ de plusieurs années.
7. La connaissance de Luc couvre les faits majeurs. Son évangile contient de nombreuses particularités qui n'apparaissent pas dans les autres évangiles. Il est le plus représentatif de la vie de Jésus.
8. Il affirme écrite de manière précise et logique.
9. Son destinataire semble être un homme de la classe supérieure. L'expression "très excellent" était utilisée surtout pour les officiels et les membres de l'aristocratie.
10. Le but de Luc était de fournir la connaissance complète de la vérité.
De ces quelques éléments on peut déduire que l'auteur est certainement un homme doté de talent littéraire et qu'il l'utilise pour présenter le message du Christ.
II. L'AUTEUR
L'identité de l'auteur dépend de la relation que l'évangile a avec les Actes des Apôtres.
La relation dans deux document est proche: les deux sont adressés à la même personne: Théophile ! L'introduction du livre des Actes semble parfaitement prendre la suite de Luc quand il dit:
Actes1/1 Théophile, j'ai parlé, dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseigner dès le commencement
Le fait que la résurrection de Jésus soit soulignée ainsi que le ministère d'enseignement pendant les quarante jours correspond bien avec Luc 24.
Le seul qui soit susceptible d'avoir écrit l'évangile est Luc. L'auteur possède une culture littéraire élevée et était bien éduqué. Sa façon d'écrire démontre une tournure d'esprit grecque particulière. Il est nommé par Paul dans Colossiens 4/14 " le bien aimé médecin".
C'était un gentil parlant grec qui avait reçu une très bonne éducation et possédait des facultés intellectuelles considérables. Rien n'est connu de plus précis concernant sa vie jusqu'à-ce qu'il rencontre Paul à Troas en 51 AD. De Troas il se rendit avec Paul en Macédoine, où il devint le pasteur de l'église de Philippe. Peut-être était-il frère de sang de Tîtes (Galates 2/3).
Lorsque Paul retourne à Philippe lors de son 3ème voyage missionnaire, Luc le rejoint et vient avec lui en Palestine. Nous le retrouvons dans le voyage vers Rome et il décrit le naufrage subit par Paul et ses compagnons.
La tradition attribue le troisième Évangile à Luc depuis la fin du IIe siècle comme en atteste le canon Muratori. Luc est également l'auteur des Actes des Apôtres, considérés comme ayant servi à la constitution d'un ouvrage plus vaste sur l'origine du christianisme. Le nom de Luc apparaît à plusieurs reprises dans les Épîtres de Paul, Luc est le médecin «!aimé!» dans les Colosseus (IV, 14) et le fidèle compagnon dans Philémon (I, 24). Le lien entre Luc et Paul semble d'ailleurs étroit, l'Évangile selon saint Luc étant proche de celui de Paul par son style et sa doctrine.
Il est désormais admis que l'Évangile selon saint Luc date de la décennie 70-80 apr. J.-C. Des dates antérieures ou postérieures ont également été suggérées : v. 63-65 apr. J.-C., si les Actes ont été écrits alors que Paul était emprisonné à Rome, à la fin du Ier siècle, si l'absence de toute référence à l'Évangile dans les écrits des premiers Pères de l'Église est considérée comme preuve d'une date plus tardive.


III. BUT
1. D'écrire un récit plus complet des évènements qui s'étaient passés, que les récits qui circulaient à l'époque.
2. Pour conforter et fortifier la foi des gentils grecs qui s'étaient convertis, en particulier et Théophile spécialement.
IV. LIEU ET ENDROIT
en 60 AD


V. CONTENU
Dans son organisation générale, Luc suit la séquence des évènements de Matthieu et de Marc avec des adjonctions uniques:
Le récit de la naissance de Jean-Baptiste 1/5-25, 57-80
La naissance et l'enfance de Jésus 1/26-56, 2/1-52
La généalogie 3/23-38
La prédication à Nazareth 4/16-30
L'appel particulier de Pierre 5/8-10
Six miracles 5/1-11; 7/11-17; 13/10-17; 14/1-6; 17/11-19; 22/49-51
Dix neuf paraboles 7/41-43; 10/30-37; 11/5-8; 12/13-21; 12/35-40; 12/41-48; 13/6-9; 14/7-11; 14/16-24; 14/28-30; 14/31-32; 15/8-10; 15/11-32; 16/1-13; 16/19-31; 17/7-10; 18/1-8; 18/9-14; 19/11-27
La rencontre avec Zachée 19/1-10
Hérode se moque de Jésus 23/8-12
L'apparition aux disciples d'Emmaüs 24/13-35
La trame de l'Évangile selon saint Luc est la même que celle de l'Évangile selon saint Marc. Mais Luc élargit le texte de Marc par deux interpolations majeures (Évangile selon saint Luc, VI, 20-VIII, 3, IX, 51-XVIII, 14). Les experts s'accordent pour dire que ces adjonctions ont été principalement tirées d'un recueil des paroles de Jésus-Christ, appelé «!Q!» «!Logia!» et d'une tradition orale parfois désignée par la lettre «!L!», recueillie par Luc ou connue de lui seul.
L'Évangile selon saint Luc comprend six parties : un prologue (I, 1-4), le récit de la naissance et l'enfance de Jésus (de I, 5 à II, 52), le ministère de Jésus en Galilée (de III, 1 à IX, 50), son voyage de Galilée à Jérusalem (de IX, 51 à XIX, 27), son ministère à Jérusalem (de XIX, 28 à XXI, 38), enfin sa passion, sa résurrection et son ascension (de XXII, 1 à XXIV, 53).
Dans le prologue, Luc expose les raisons qui le poussent à écrire : écrire le «!récit des événements!» et répandre la Bonne Parole. Luc s'adresse à un personnage fictif ou réel, Théophile (I, 3) pour affirmer son autorité. Unique dans les Évangiles, le prologue de Luc donne le ton général du texte. Inspiré des prologues des écrivains historiques hellénisants, il donne l'impression que Luc a écrit avant tout comme un historien et a consigné les faits après des recherches approfondies.
Le récit de la naissance et de l'enfance de Jésus rapporte l'Annonciation faite à Marie (I, 26-38), la visite de Marie, à Élizabeth, mère de Jean-Baptiste (I :39-56), la naissance de Jean-Baptiste (I, 57-80), la circoncision de Jésus et sa présentation au Temple (II, 21-39), son intervention au Temple à l'âge de douze ans (II, 40-50) et enfin sa vie d'adolescent à Nazareth (II, 51-52).
La suite de l'Évangile, le récit que fait Luc du ministère de Jésus en Galilée, (de IV, 14 à IX, 50) suit à quelques rares exceptions près le plan de Marc. Luc donne un récit plus complet du rejet de la prédication de Jésus à la synagogue de Nazareth (IV, 16-30), présente une généalogie de Jésus qui fait remonter sa descendance à Adam et non seulement à Abraham (III, 23-38) et situe le Grand Sermon de Jésus dans une plaine (VI :17) plutôt que sur une montagne (VI, 20-49).
Le récit du voyage de Jésus à travers la Samarie jusqu'à Jérusalem (de IX, 51 à XIX, 27), contient des éléments sans équivalent ni dans l'Évangile selon saint Marc ni dans l'Évangile selon saint Matthieu. C'est essentiellement cette partie (probablement tirée en grande partie de la source «!L!»), considérée par les experts comme spécifique à Luc, qui confère à l'Évangile sa spécificité. Cette partie relate l'envoi et le retour des 70 disciples (X, 1-20), l'épisode concernant Marthe et Marie (X, 38-42), celui du riche collecteur d'impôts Zachée (XIX, 1-10), les paraboles du Bon Samaritain (X, 29-37), de la drachme perdue (XV, 1-10), du fils prodigue (XV, 11-32), et de Dives et Lazare (XVI, 19-31). On trouve également une version plus courte du Pater, dépourvue de la doxologie propre à l'Évangile selon saint Matthieu (VI, 9-15) et située dans un contexte différent.
Dans ses récits du ministère de Jésus à Jérusalem (de XIX, 28 à XXI, 38), de la passion et de la résurrection (de XXII, 1 à XXIV, 53), Luc puise à nouveau dans l'Évangile selon saint Marc. Luc ajoute toutefois au récit de Marc les dernières paroles de Jésus à ses disciples (XXII, 21-38), ses paroles sur le chemin du calvaire (XXIII, 28-31), les paroles des deux malfaiteurs crucifiés (XXIII, 39-43), les apparitions du Christ sur la route d'Emmaüs et à Jérusalem (XXIV, 13-49) et enfin l'ascension de Jésus (XXIV, 50-53).
Écrit à l'intention des Gentils, l'Évangile selon saint Luc s'inscrit dans le sillage de Paul par le ton et la doctrine.
Comme Paul, Luc insiste sur l'universalité du Salut. Le but de l'évangéliste est d'être universel car Luc, plus que Matthieu et Marc, s'efforce de restituer la personne et le ministère de Jésus dans le temps et l'histoire du monde. Sa généalogie de Jésus met l'accent sur la signification universelle du Christ. Son Évangile attend le jour où la parole du Seigneur sera proclamée à «!toutes les nations!» (XXIV, 47). Une autre caractéristique de Luc est son souci de relations sociales justes, en particulier entre riches et pauvres, ses préoccupations à l'égard des pécheurs et des exclus de la société. Enfin, il témoigne un certain intérêt unique parmi les évangélistes, pour les femmes (VII, 11-17, VII, 36-50, VIII, 1-3)
VI. POINTS FORTS
1. On dit (la tradition) de Luc qu'il était un artiste...
Quatre chants et poèmes splendides se trouvent dans son oeuvre:
Le Magnificat 1/46-55
Le Benedictus 1/67-79
Le Gloria in Excelsis 2/14
Le Nunc Dimittis 2/28-32
2. L'évangile est avant tout historique car il donne des précisions d'historien (1/5; 2/1 et 3/1,2). Il regarde à Jésus avec les yeux d'un cosmopolitain qui apprécie sans provincialisme la personne de Christ; il est impartial dans le sens le meilleur.
3. La Doctrine est soulignée et même mise en évidence.
Jésus est le Fils de Dieu reconnu par les anges (1/35), par les démons (4/41), par le Père (9/35), et il est humain et divin...
Le Salut:
19/10 verset clef que l'on retrouve illustré dans de nombreuses paraboles particulièrement celles du chapitre 15.
La Justification:
Mot qui est fréquent chez Paul apparaît plusieurs fois dans Luc -Actes quoique pas toujours dans son sens théologique. Pourtant voir le Pharisien et le publicain (18/14).
Le Saint Esprit:
Il y a plus de références au Saint Esprit dans Luc que dans Matthieu et Marc réunis !
Les acteurs de l'évangile sont tous remplis du Saint Esprit:
Jean-Baptiste 1/15; Marie 1/35; Elisabeth 1/41; Zacharie 1/67; Siméon 2/25,26; Le Seigneur Jésus Christ 4/1
La vie de Jésus était conduite par le Saint Esprit:
Conçu du Saint Esprit 1/35; Baptisé du Saint Esprit 3/22; Testé par l'Esprit 4/1; Rendu puissant dans son ministère par l'Esprit 10/21; Il demande que ses disciples continuent son ministère dans la puissance du Saint Esprit 24/49
4. Certaines classes de gens retiennent l'attention
Les femmes:
Le mot femme apparaît 43 fois alors qu'il apparaît 49 fois dans Matthieu et Marc ensemble !
Le personnage de Marie, mère de Jésus, est traité de manière plus précise et détaillée ici qu'en Matthieu.
Elizabeth la mère de Jean Baptiste 1/5,6, 39-45, 57
Anne la prophétesse 2/36-38
Les femmes qui voyageaient avec Jésus 8/2-3
Les femmes qui pleurent 23/27-28
Les femmes à la croix et à la tombe 23/55-56; 24/1-11
Les enfants
Ils reçoivent plus d'attention que la normale pour l'époque.
Luc donne trois chapitres à la naissance et à l'enfance de Jésus.
Trois miracles pour des enfants 7/12; 8/42; 9/38
Les pauvres
Jésus apparaît comme le héros des pauvres et des opprimés. Sept ou huit paraboles sont concernés avec le contraste qui existe entre la pauvreté et la richesse 7/41-43; 11/5-8; 12/13-21; 15/8-10; 16/1-13; 16/19-31; 18/1-8
5. Beauté littéraire
Certainement le style de Luc le place en tête de peloton.
Il traite de manière magistrale le sujet du fils prodigue et avec plein de délicatesse. Il manie l'art de l'écriture de façon spectaculaire et l'utilise à bon escient.
6. Un médecin
Luc témoigne dans son récit d’un intérêt plus grand pour les malades que ne le font Matthieu et Marc.
Exemples :
“La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre; et aussitôt on parla d’elle à Jésus.” (Marc 1:30 LSG2)
“En sortant de la synagogue, il se rendit à la maison de Simon. La belle-mère de Simon avait une violente fièvre, et ils le prièrent en sa faveur.” (Luc 4:38 LSG2)
“Un lépreux vint à lui; et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant: Si tu le veux, tu peux me rendre pur.” (Marc 1:40 LSG2)
“Jésus était dans une des villes; et voici, un homme couvert de lèpre, l’ayant vu, tomba sur sa face, et lui fit cette prière: Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur.” (Luc 5:12 LSG2)
“Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s’y trouvait un homme qui avait la main sèche.” (Marc 3:1 LSG2)
“Il arriva, un autre jour de sabbat, que Jésus entra dans la synagogue, et qu’il enseignait. Il s’y trouvait un homme dont la main droite était sèche.” (Luc 6:6 LSG2)
“Un de ceux qui étaient là, tirant l’épée, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille.” (Marc 14:47 LSG2)
“Et l’un d’eux frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille droite. Mais Jésus, prenant la parole, dit: Laissez, arrêtez! Et, ayant touché l’oreille de cet homme, il le guérit.” (Luc 22:50-51 LSG2)
JEAN

l'Evangile de Jésus le Fils de Dieu
I. AUTEUR
L'auteur est tout d'abord un juif qui avait l'habitude de penser en Araméen, bien que l'évangile ait été écrit en grec. De nombreux mots hébreux et araméens apparaissent ici et là dans le texte et sont expliqués. Il était familier de la tradition juive: il connait le sentiment des juifs à l'égard des Samaritains 4/9; 4/20. Il explique de manière claire les fêtes juives.
Ensuite il est Palestinien et il connait bien Jérusalem et ses environs 9/7; 11/18; 18/1. Il connait les villes de Galilée 1/44; 2/1 et les territoires de Samarie 4/5, 6, 21.
Il est un témoin oculaire des évènements qui se sont produits et qu'il raconte. Il était avec Jésus depuis le début de sa carrière. Il est identifié au disciple que Jésus aimait, un proche associé de Pierre.
C'est Jean, le fils de Zébédée (Marc 1/19-20), un pécheur de Galilée, sa mère était Salomée (soeur de Marie mère de Jésus) Matthieu 27/56; Marc 15/40; Jean 19/25.
Il devint partenaire avec Jacques son frère d'André et de Pierre.
Depuis le XIXe siècle, l'identité de l'auteur de l'Évangile selon saint Jean soulève de vives controverses. De nos jours, diverses propositions sont retenues. Selon l'exégète Peter Brown, il serait l'émanation de trois groupes, un groupe d'origine, un groupe de Samaritains et un groupe de Grecs. La groupe d'origine correspond aux disciples de Jean, le fils de Zébédée, et comprend les disciples de saint Jean Baptiste. Le groupe des Samaritains est un ensemble de chrétiens opposés au temple juif. Le groupe des Grecs est un ensemble de juifs présents dans la diaspora. La seconde hypothèse, celle de l'exégète Marie Etienne Boismard, prend en compte deux lieux de rédaction, la Palestine et Éphèse, et retient trois auteurs. Le premier serait Jean, nommé dans l'Évangile comme «!le disciple que Jésus aimait!». Le deuxième est Jean dit «!le Presbytre!», un juif et le troisième un juif chrétien d'Éphèse. Chaque hypothèse insiste sur l'unité de l'Évangile selon saint Jean et sur la longueur du travail de rédaction.
"Jean, Évangile selon saint", Encyclopédie Microsoft(R) Encarta(R) 98. (c) 1993-1997 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
II. DATE
AD 40
Ecrit depuis l'Asie Mineure, probablement depuis Ephèse vers la fin du premier siècle.
III. BUT
Le but de l'écriture de l'évangile est apologétique ! Les autres évangiles ont été rédigés pour que ceux qui les liraient recoivent la foi.
Cet évangile est écrit pour ceux qui ont des prédilections philosophiques.
L'omission du ministère en Galilée, l'oubli des paraboles, la référence sélective aux miracles (20/30), font penser que l'auteur donne une information fraîche que les lecteurs n'ont pas encore reçu !
Par exemple lors du dernier séder (repas) il montre le moment ou Jésus lave les pieds des disciples dans le but de montrer l'humilité alors que Luc lui nous explique que les disciples voulaient savoir qui était le plus grand...
IV. CONTENU
1. La Clef de l'Evangile:
Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom. (Jean 20:30-31 LSG)
Trois mots sont importants: signes, croire, vie.
2. Le premier de ces mots, SIGNES, est une clef à l'organisation de l'Evangile.
Sept signes sont rapportés:
L'eau changée en vin 2/1-11, qualité
Guérison du fils de l'Officier du roi 4/46-54, espace
Guérison de l'impotent 5/1-9, temps
Les cinq mille 6/1-14, quantité
Marcher sur l'eau 6/16-21, loi de la nature
Guérison de l'aveugle 9/1-12, malchance
Résurrection de Lazarre 11/1-46, mort
3. Le deuxième mot, CROIRE, est clef
98 fois dans l'évangile.
Jean définit la foi comme étant le fait de recevoir Jésus 1/12.
4. Le quatrième mot, VIE, est recu au salut
Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. (Jean 17:3 LSG)
Ce n'est pas la vie animale, ni le cours de la vie de l'homme, c'est une nouvelle conscience en relation avec son environnement. Jésus est l'exemple de cette vie qui est le don de Dieu.
L'Évangile attribué à Jean l'Évangéliste diffère à de nombreux égards des Évangiles synoptiques.
Plusieurs événements mentionnés dans cet Évangile ne figurent pas dans les synoptiques (par exemple, la rencontre de Jésus et de la Samaritaine ou la résurrection de Lazare) et de nombreux épisodes des synoptiques n'apparaissent pas dans l'Évangile selon saint Jean.
De plus, certains épisodes communs sont situés à des endroits différents dans le récit de Jean : l'épisode des vendeurs chassés du Temple, par exemple, se trouve presque au début (II, 13-25), alors que, dans les synoptiques, il intervient après l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem.
Mais surtout, Jean donne des dates différentes pour la Cène (voir Eucharistie) et la crucifixion de Jésus : les deux ont lieu avant la Pâque juive pour Jean, alors que, pour les synoptiques, la Cène est le repas de la Pâque que Jésus prend avec ses apôtres.
L'auteur de l'Évangile selon saint Jean avait en outre un point de vue différent : dans son Évangile, Jésus passe une grande partie de son temps en Judée, se rendant souvent à Jérusalem!; les Évangiles synoptiques situent son ministère public en Galilée et dans les environs, avec un seul séjour à Jérusalem.
Enfin, la forme et le contenu de l'enseignement de Jésus sont différents dans l'Évangile de Jean. Les Évangiles synoptiques le présentent comme un recueil de paraboles et de sentences.
L'auteur de l'Évangile de Jean, pour sa part, le présente sous forme de longs discours ou discussions allégoriques ou méditatifs!; par exemple, ceux sur le bon Pasteur (chapitre X) et sur la Vigne (chapitre XV). Au cours de quelques-uns de ces discours, Jésus emploie des métaphores concises, dans lesquelles il se définit : par exemple, «!Je suis le pain de vie!» (6-35)!; «!Je suis la lumière du monde!» (8-12)!; «!Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie!» (14-6). Dans l'Évangile de Jean, Jésus affirme beaucoup plus clairement sa relation à son Père et sa nature divine, alors que les Évangiles synoptiques soulignent plutôt la vocation messianique de Jésus et s'attardent plus sur les questions religieuses et éthiques de la vie quotidienne.
Les spécialistes contemporains s'accordent pour dire que l'Évangile de Jean aurait été écrit après les Évangiles synoptiques. Ceux-ci dateraient des années 65 à 80, tandis que l'Évangile de Jean aurait été écrit à la fin du Ier siècle. Mais la question de savoir si l'auteur de l'Évangile de Jean connaissait les Évangiles synoptiques et s'en est servi comme source suscite d'importantes controverses.
Influences
L'Évangile selon saint Jean est traversé par trois influences.
1. Il est en dialogue en premier lieu avec les gnostiques. La gnose répandue dans le bassin méditerranéen en particulier dans le monde juif est une doctrine cohérente fondée sur une conception dualiste (le Dieu du mal contre le Dieu du bien). Le monde est une émanation d'êtres intermédiaires entre Dieu et les hommes!; c'est une réalité mauvaise. Le salut vient d'un intermédiaire qui donne la connaissance à un petit nombre. Certains thèmes gnostiques sont présents chez Jean: la lumière opposée aux ténèbres, la mort et la vie, la recherche de la connaissance. Mais Jean se démarque nettement de la gnose. Il donne à Jésus une humanité forte qui n'est pas comme dans la gnose, une simple apparence. La mort montre que Jésus est un homme véritable.
3. Jean est aussi en lien avec le monde grec, et peut-être reçut-il l'influence du néoplatonisme!; mais il ne faut pas trop surestimer l'influence grecque. De nombreux exégètes pensent de nos jours qu'un lien fut établi entre Jean et le monde juif après la redécouverte du judaïsme palestinien.
3. On trouve également chez Jean la résonance de courants importants de l'Ancien Testament (voir Bible): Jésus est présenté comme «!serviteur de Dieu!», «!roi d' Israël!», «!prophète!»!; on peut également trouver dans certains passages de son Évangile un écho de la Genèse mais surtout la marque de la figure de Moïse et du thème de l'Exode.
Jean et les Évangiles synoptiques
Depuis longtemps l'Évangile selon saint Jean est reconnu comme différent des Évangiles synoptiques qui lui sont antérieurs. Les différences les plus importantes touchent à la christologie. Jean présente une christologie des origines, ne fait aucune allusion à la naissance de Jésus, à son enfance. L'Évangile selon saint Jean insiste sur une reconnaissance de qui est Jésus. Il est Fils face au Père. Jean conclut son Évangile avec la proclamation de Jésus comme Dieu (Évangile selon saint Jean, XX, 28).
Il présente également des faits inconnus des Évangiles synoptiques comme le signe de Cana (Évangile selon saint Jean, II, 1-12), la rencontre avec Nicodème (Évangile selon saint Jean, III, 1-36), la Samaritaine (Évangile selon saint Jean, IV, 1-42) la résurrection de Lazare (Évangile selon saint Jean, XI, 1-44).
D'importantes différences chronologiques apparaissent entre l'Évangile selon saint Jean et les synoptiques. Selon saint Jean, Jésus exerça un ministère de baptiste dans la vallée du Jourdain, ministère qui est ignoré des synoptiques. Le ministère de Jésus dure deux ou trois ans et non une année comme dans les synoptiques. Le conflit avec les autorités juives s'étale pendant toute la vie publique de Jésus. La Cène a lieu avant la Pâque juive (voir Pessah). Jésus meurt la veille de Pâque et non le jour de cette fête comme dans les synoptiques.
V. POINTS FORTS
1. Les déclarations de Jésus: 'Je Suis'
Le pain de vie 6/35
La Lumière du monde 8/12, 9/5
La Porte des brebis 10/7
Le Bon Berger 10/11,14
La Résurrection et la Vie 11/25
Le Chemin, la Résurrection et la Vie 14/6
Le Cep 15/1
2. Relation de Jésus avec les Hommes
Jésus manifeste dans tous ces récits un vif intérêt pour l'individu qui est plus important que l'action elle-même.
3. Le vocabulaire est inhabituel
Certains termes sont utilisés comme des diamants et sont répétés sans cesse, parce que vus sous un autre angle:
vie, lumière, ténèbres, oeuvre, monde, croire, chair, heure.
D'autres sont abstraits:
vérité, haine, recevoir, amour, enlever, envoyer, commencement, connaître, gloire, témoignage, demeurer, Père
4. Divinité de Jésus-Christ
Il stipule clairement : "la Parole était Dieu" 1/1
"Moi et mon Père nous sommes un" 10/30
"Avant qu'Abraham fut, je suis" 8/58
"Celui qui m'a vu à vu le Père" 14/9
"Mon Seigneur et mon Dieu" 20/28
5. L'Humanité de Jésus
Il est fatigué 4/6
Il a soif 4/7
Impatient 6/26
Pensif 6/67
Sévère 8/44
Affligé 11/35
Apprécie 12/7
Troublé 12/27
Aimant 13/1
Loyal 18/8
Courageux 18/23

VI. PERSONNAGES
Nicodème 3/1-15; 7/50-52; 19/32
Philippe 1/43-46; 6/5-7; 14/8-11
Thomas 11/16; 14/5-6; 20/24-29
Marthe et Marie 11/1-40; 12/2-8
Marie mère de Jésus 2/1-5; 19/26-27
JEAN
l'Evangile de Jésus le Fils de Dieu
I. AUTEUR
L'auteur est tout d'abord un juif qui avait l'habitude de penser en Araméen, bien que l'évangile ait été ecrit en grec. De nombreux mots hébreux et araméens aparaissent ici et là dans le texte et sont expliqués. Il était familier de la tradition juive: il connait le sentiment des juifs à l'égard des Samaritains 4/9; 4/20. Il explique de manière claire les fêtes juives.
Ensuite il est Palestinien et il connait bien Jérusalem et ses environs 9/7; 11/18; 18/1. Il conait les villes de Galilée 1/44; 2/1 et les térritoires de Samarie 4/5, 6, 21.
Il est un témoin occulaire des évènements qui se sont produits et qu'il raconte. Il était avec Jésus depuis le début de sa carrière. Il est identifié au disciple que Jésus aimait, un proche associé de Pierre.
C'est Jean, le fils de Zébédée (Marc 1/19-20), un pécheur de Galilée, sa mère était Salomée (soeur de Marie mère de Jésus) Matthieu 27/56; Marc 15/40; Jean 19/25.
Il devint partenaire avec Jacques son frère d'André et de Pierre.
Depuis le XIXe siècle, l'identité de l'auteur de l'Évangile selon saint Jean soulève de vives controverses. De nos jours, diverses propositions sont retenues. Selon l'exégète Peter Brown, il serait l'émanation de trois groupes, un groupe d'origine, un groupe de Samaritains et un groupe de Grecs. La groupe d'origine correspond aux disciples de Jean, le fils de Zébédée, et comprend les disciples de saint Jean Baptiste. Le groupe des Samaritains est un ensemble de chrétiens opposés au temple juif. Le groupe des Grecs est un ensemble de juifs présents dans la diaspora. La seconde hypothèse, celle de l'exégète Marie Etienne Boismard, prend en compte deux lieux de rédaction, la Palestine et Éphèse, et retient trois auteurs. Le premier serait Jean, nommé dans l'Évangile comme «!le disciple que Jésus aimait!». Le deuxième est Jean dit «!le Presbytre!», un juif et le troisième un juif chrétien d'Éphèse. Chaque hypothèse insiste sur l'unité de l'Évangile selon saint Jean et sur la longueur du travail de rédaction.
"Jean, Évangile selon saint", Encyclopédie Microsoft(R) Encarta(R) 98. (c) 1993-1997 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
II. DATE
AD 40
Ecrit depuis l'Asie Mineure, probablement depuis Ephèse vers la fin du premier siècle.
III. BUT
Le but de l'écriture de l'évangile est apologétique ! Les autres évangiles ont été rédigés pour que ceux qui les liraient recoivent la foi.
Cet évangile est écrit pour ceux qui ont des prédilections philosophiques.
L'omission du ministère en Galilée, l'oubli des paraboles , la référence sélective aux m
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Auteur : Prof. Dr.Robert KIKIDI

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JESUS ET LES EVANGILES

Postée le: 06.10.2017
Ville : KINSHASA
Description

JESUS ET LES EVANGILES AINSI QUE LES EPITRES
Par l’Evangéliste Robert KIKIDI,Leader d’AREV-MINISTRIES
TEXTE PRINCIPAL DE NOTRE ETUDE DU NOUVEAU TESTAMENT EST HEBREUX1 :1-4
I. LE RECIT DES QUATRE EVANGILES
Pourquoi quatre évangiles et pas un seul ? Les choses auraient été plus simples ?
Variété utile à l’Attention
Les évangiles ont été écrits dans le but de susciter l’intérêt de différents groupes de personnes. Matthieu par exemple souligne l’accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament. Ce qui donne plus de crédibilité à ses écrits pour un public juif rompu aux textes prophétiques.
Marc lui met l’accent sur le ministère dynamique de Jésus. Il ajoute des détails qui ont un sens pour l’esprit romain.
Luc par contre se met à la place du lecteur païen qui possède une compréhension profonde de Christ et de sa mission.
Jean lui, présente Christ comme la Parole éternelle et répond ainsi à ceux qui se posent des questions sur la vie, son sens etc.
Souligner les évènements de la vie de Jésus
Chacun des auteurs donne des détails que l’on ne retrouve pas chez les autres. L’ensemble des récits montre le caractère général du ministère de Jésus. Le message central est rendu simple. Tels quatre artistes peintres, les évangélistes dressent un portrait du Fils de Dieu.
Sélection des actes et évènements de la vie de Jésus.
“Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pût contenir les livres qu’on écrirait.” (Jean 21:25 LSG)
Les auteurs ont passé sous silence l’enfance et la jeunesse de Jésus, à l’exception des douze versets que leur consacre Luc 2 :40-52.
Par contre ce qui est plus important, la Passion nous est décrite par les quatre évangélistes avec force détails.
Matthieu, Marc et Luc ont de nombreux récits des faits en commun alors que Jean cite des faits dont les autres ne parlent pas.
Déroulement harmonieux historique.
D’abord l’introduction de Jésus dans son ministère public par Jean Baptiste.
Les miracles, les enseignements, les rencontres de Jésus avec les disciples, les chefs des juifs.
Les évènements se déroulent en Galilée ou à Jérusalem.
Ensuite vient l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, l’arrestation, le jugement, la crucifixion, et la résurrection.
Chacun des récits prend appui sur les prophéties vétérotestamentaires.
Il n’y a pas quatre évangiles, mais bien un seul !
II. ENDROITS PARCOURUS PAR JESUS
Régions de la Palestine
La Galilée
C’est la ville de Nazareth où Jésus grandit. Matthieu 2 :23 ; Luc 2 :51
Premier miracle à Cana Jean 2 :11
Il va à Capernaüm où il demeurera Matthieu 4 :13
Onze des disciples de Jésus viennent de la Galilée.
La Phénicie
C’est là qu’il rencontre la femme syro phénicienne Marc 7 :24-30
La Décapole
Signifie dix (dix villes associées) fondées par les successeurs d’Alexandre le Grand.
Jésus visite cette région Marc 7 :31-35
Il guérit un démoniaque à Gésara Marc 5 :1-20 et Luc 8 :26-39
Il va aussi à Césarée de Philippe Matthieu 16 :13-20
La Samarie
Il va en Samarie Jean 4 :1-42
Le Pérée
Le pays au-delà du Jourdain. Marc 10 :1-45 ; Matthieu 19 :1-20 :28
La Judée
C’est là qu’est né Jésus à Bethléhem
Près de Jérusalem, il y a la ville de Béthanie où étaient Marie, Marthe et Lazare Jean 11 :1 ; 32-44.
A quelques Kms Jéricho Marc 10 :46-52.
Puis Jérusalem où il allait pour les fêtes et où il fut jugé, crucifié et enseveli Luc 22, 23.
On le retrouve après la résurrection à Emmaüs à dix Kms de Jérusalem Luc 24 :13-27.

III. EVENEMENTS DE LA VIE DE JESUS
Division en quatre parties :
Naissance et Préparation au Ministère
Premières années de ministères
Fin du ministère
Mort, Résurrection et Ascension
CHRONOLOGIE DE LA VIE DE JESUS
Périodes et Evènements Importants Références Bibliques
NAISSANCE ET PREPARATION AU MINISTERENaissance, croissance à l’âge adulteIntroduction, Baptême, Tentation Matthieu 1 :1-4 :11Marc 1 :1-13Luc 1 :1-4 :13 ; Jean 1 :1-51
PREMIERES ANNEES DE MINISTEREMinistère en GaliléeMinistère en JudéeMinistère en GaliléePopularité Matthieu 4 :12 à 15 :20Marc 1 :14 à 7 :23Luc 4 :14 à 9 :17Jean 2 :1 à 6 :71
FIN DU MINISTERERetrait dans le NordRetour en GaliléeRetour en JudéeRetour en PéréeDernier voyage à Jérusalem Matthieu 15 :21 à 20 :34Marc 7 :24 à 10 :52Luc 9 :18 à 19 :28Jean 7 :1 à 12 :11
MORT, RESURRECTION, ASCENSIONEntrée Triomphale, Jugement, Mort, RésurrectionRésurrection, Mission aux Disciples Matthieu 21 :1 à 28 :20Marc 11 :1 à 16 :20Luc 19 :29 à 24 :53Jean 12 :12 à 21 :25
IV. ENSEIGNEMENT DE JESUS
Fondement
L’Enseignement de Jésus s’appuyait à la fois sur l’Ancien Testament et ce qu’était Christ lui-même. Il se plaçait en relation avec ces divers passages et montrait qu’il est le seul à posséder toute l’autorité.
Il s’appliquait à sa propre personne les prophéties de l’Ancien Testament concernant le Messie. Il lut dans Esaïe ce que le prophète dit de la mission du Christ qui doit venir en Luc 4 :18.
Avec Nicodème, il parle de sa mort sur la croix faisant une allusion aux Israélites dans le désert : Nombres 21 :8,9 et Jean 3 :14
En réponse à la demande des Pharisiens d’un signe il leur rétorque que le seul signe est celui de Jonas… montrant qu’il sortirait du tombeau le troisième jour après sa mort Matthieu 12 :39,40.
Après sa résurrection, sur le chemin d’Emmaüs il explique aux deux disciples tout ce qui le concernait dans les écritures. Luc 24 :27
Il plaçait les prophéties et la Loi en relation avec ce qu’il est lui, à savoir : le Fils de Dieu. Il déclarait que ses enseignements venaient du Père Jean 14 :14
But
Révéler Dieu et enseigner aux hommes des vérités fondamentales pour établir leurs vies. Ce n’étaient pas de idées bonnes, ni des histoires, mais les Paroles de la Vie Eternelle Jean 6 :68.
Donner un fondement solide pour la vie des hommes Matthieu 7 :24
Méthode
Les paraboles
Cela permet de se souvenir de la parabole, le message est clair, cela répond aux besoins des auditeurs. Une histoire racontée avec une vérité centrale.
Courts Proverbes
Quelques exemples :
“Voici, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et simples comme les colombes.” (Matthieu 10:16 LSG)
“Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.” (Matthieu 10:39 LSG)
“Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort;” (Jean 11:25 LSG)
Leçons de Choses
Par exemple un enfant pris en exemple Matthieu 18 :1-6
Un riche et un pauvre en exemple Luc 21 :1-4
Exemple du pécheur Matthieu 4 :19
Exemple des oiseaux du ciel et des lys des champs Matthieu 6 :26,28
Questions
“Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme? ou, que donnerait un homme en échange de son âme?” (Matthieu 16:26 LSG)
“Car, lequel est le plus aisé, de dire: Tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, et marche?” (Matthieu 9:5 LSG)
“Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis? Pierre lui répondit: Tu es le Christ.” (Marc 8:29 LSG)
Contenu
Jésus parle du Royaume de Dieu de sa nature et de ses exigences.
IL nous montre l’homme avec sa responsabilité devant Dieu.
Il nous montre ce qu’IL est, SA Mission, SA Position Unique en Dieu, SA Mort, SA Résurrection, et SON Retour !
Effet
“Ainsi les huissiers retournèrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Et ceux-ci leur dirent: Pourquoi ne l’avez-vous pas amené? Les huissiers répondirent: Jamais homme n’a parlé comme cet homme.” (Jean 7:45-46 LSG)
“car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes.” (Matthieu 7:29 LSG)
“Nul ne put lui répondre un mot. Et, depuis ce jour, personne n’osa plus lui proposer des questions.” (Matthieu 22:46 LSG)
Nous pouvons dire qu’aujourd’hui encore l’Evangile de Jésus Christ produit un effet salvateur sur le cœur de ceux qui l’entendent. Ils sont transformés et changés par le pouvoir de la Parole de Dieu.
“Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du coeur.” (Hébreux 4:12 LSG2)
Leçon 3
MATTHIEU ET MARC

I. RELATIONS ENTRE MATTHIEU, MARC ET LUC
Les trois premiers Évangiles (Évangile selon Matthieu, Évangile selon Marc et Évangile selon Luc) sont dits Évangiles synoptiques parce qu'ils donnent la même représentation générale de la vie et de l'enseignement de Jésus. En grec, le mot synoptique signifie: "vue d'ensemble", "voir ensemble". Ils sont parrallèles l'un à l'autre. Quand on les lit on est d'ailleurs frappé par deux choses:
1. leur convergence.
2. leur divergence.
Ils ont beaucoup de matière en commun, mais présentent aussi d'importantes différences.
Ils relatent à peu près les mêmes événements et les mêmes paroles et s'accordent souvent sur l'ordre des épisodes. Dans de nombreux cas, ils utilisent des expressions identiques.
On divise la matière des évangiles en ce que l'on appelle des péricopes: "extraits de livres", des éléments, des morceaux de traditions.
Il y a deux types de péricopes:
1. péricopes narratifs: petits récits, histoires; quelque chose que Jésus a fait, le récit d'un miracle, par exemple.
2. péricopes didactiques: l'enseignement de Jésus, ses paroles préservées par la tradition primitive appellées aussi "logions"
Dans les synoptiques, il y a environ 200 péricopes:
87 se retrouvent dans les trois évangiles
70 d'entre eux sont dans le même ordre dans les 3
des 17 qui restent:
8 sont dans le même ordre dans Matthieu et Marc
8 sont en Marc et Luc
Matthieu et Luc sont d'accord contre Marc pour le placement de l'autre
36 sont trouvés en Matthieu et Luc mais pas Marc ( la double tradition)
Matthieu et Luc sont d'accord sur le placement dans l'ordre de la triple tradition d'un seul de ces péricopes seulement
Les 35 qui restent sont placés différemment, mais dans un ordre général. Ce fait suggère que Matthieu et Luc travaillent indépendamment mais qu'ils avaient une source commune.
De plus chacun des 3 évangiles ont des péricopes qui leur sont propres, qui ne se trouvent pas dans les autres.
1 dans Marc
29 dans Matthieu
46 dans Luc
Du fait de la convergence dans l'ordre des péricopes et même de l'identité verbale qu'on trouve souvent dans les trois synoptiques, on est amené à conclure que les 3 évangiles ne sont pas tout à fait indépendants.
Il y a deux possibilités:
1. Ils se sont utilisés l'un l'autre.
2. Ils avaient des sources (probablement écrites) en commun.
Le problème de trouver les sources des évangiles synoptiques et de trouver lequel était le premier est appellé: "le problème synoptique".
Actuellement, la plupart des spécialistes considèrent que l'Évangile selon saint Marc est le plus ancien et a fourni à Matthieu comme à Luc une grande partie des éléments narratifs ainsi que le cadre de leurs Évangiles. Un recueil de paroles (avec quelques récits) de Jésus, qui pourrait avoir été écrit en araméen, fut le second grand document ou source employé par Matthieu et Luc (certains spécialistes contestent le fait qu'il s'agisse d'un seul document). Il aurait fourni la matière qui manquait dans l'Évangile selon saint Marc. Il est généralement désigné par la lettre Q (allemand Quelle, «?source?»), mais parfois Logia (grec «?mots?» ou «?paroles?»). Les auteurs des Évangiles selon saint Matthieu et selon saint Luc pourraient également avoir puisé à d'autres sources qui leur seraient propres. Cette hypothèse rend assez bien compte des différences et des points communs entre les trois Évangiles synoptiques.
La ressemblance verbale
Matthieu 9/6 Marc 3/10-11 Luc 7/24
1. Matthieu a 51% des mots actuels de Marc
Luc en a 53% dans la matière de Marc qu'il reproduit:
des 661 versets de Marc, Matthieu en a 606 et Luc 320.
Des 55 versets de Marc qui ne sont pas en Matthieu, 24 sont en Luc
Donc il n'y a que 31 versets qui n'apparaissent ni en Matthieu ni en Luc.
2. Souvent dans le choix des mots et l'ordre des mots, Matthieu et Marc sont d'accord contre Luc, et Marc et Luc sont d'accord contre Matthieu, parfois Matthieu et Luc sont d'accord contre Marc.
Les accords Matthieu et Luc contre Marc sont importants parce qu'ils posent des problèmes.
- identité verbale
- omission des mots ou phrases de Marc
- ordre des mots et phrases
Quelques faits solution:
1. l'Evangile de Matthieu représente les notes que Matthieu a prises de l'enseignement de Jésus avec une construction narrative quui verbalement quelques fois ressemble à Marc. La ressemblance peut s'expliquer sur la base de la tradition commune et du contact de vie commune aussi bien que par l'appropriation de l'oeuvre écrite.
2. l'Evangile de Marc représente la ligne principale de la prédication narrative sur Jésus. Elle est reproduite par un homme qui avait contact avec les disciples dès la conception de l'église et qui a été écrit alors que certains d'entre eux étaient encore vivants. Son contenu était connu à une date précoce, que le document soiut écrit ou non.
3. l'évangile de Luc repésente le récit indépendant d'un compagnon de voyage de Paul qui a écrit dans la 7ème décade du premier siècle et qui a inclus dans son récit les trames narratives de la prédication apostolique et les résultats de ses propres recherches. Luc avait personnellement rencontré Matthieu et les récits qu'il fait des paroles de Jésus sont basés sur les témoins directs qui ont les premiers entendu et avec les apôtres qui les ont prêché.


II . LE MESSIE ROI: MATTHIEU
A. Auteur
Le premier évangile est communément attribué à Matthieu Lévi, un collecteur d'impôts ou un publicain que Jésus a appelé à devenir son disciple parmi les douze.
Et Jésus, passant de là plus avant, vit un homme nommé Matthieu, assis au bureau de recette; et il lui dit, Suis-moi. Et se levant, il le suivit. Et il arriva, comme il était à table dans la maison, que voici, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent et se mirent à table avec Jésus et ses disciples; ce que les pharisiens ayant vu, ils dirent à ses disciples, Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs? Et Jésus, l'ayant entendu, leur dit, Ceux qui sont en bonne santé n'ont pas besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal. Mais allez et apprenez ce que c'est que, Je veux miséricorde et non pas sacrifice; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. (Matthieu 9:9-13 DRB)
On ne sait pratiquement rien de lui sinon son nom et son métier. Après la liste que Luc donne des apôtres dans
Et quand ils furent entrés dans la ville, ils montèrent dans la chambre haute où demeuraient Pierre, et Jean, et Jacques, et André, Philippe et Thomas, Barthélémy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon Zélote, et Jude frère de Jacques. (Actes 1:13 DRB)
il disparait de l'histoire de l'Eglise à part quelques allusion qui sont certainement légendaires.
D'après Eusèbe (325 AD) qui cite Papias (100 AD), Matthieu aurait composé son évangile en Araméen et il aurait ensuite était traduit en grec.
Irénée (225 AD) dit que Matthieu a écrit un évangile parmi les Hébreux dans leur propre dialecte, alors que Pierre et Paul prêchaient à Rome...
AUTHOR: Matthew. The Bible in no place says that Matthew is the author; however, the evidence for Matthew’s authorship is strong.
1. Early writers have always credited the Gospel to Matthew.
William Barclay quotes one of the earliest church historians, a man named Papias (A.D. 100), as saying, “Matthew collected the sayings of Jesus in the Hebrew tongue” (The Gospel of Matthew, Vol.1. “The Daily Study Bible.” Philadelphia, PA: The Westminister Press, 1956, p.xxi). Irenaeus (about A.D. 175), the saintly bishop of Lyons, wrote: “Matthew also issued a written Gospel among the Hebrews in their own dialect, while Peter and Paul were preaching at Rome and laying the foundations of the church” (Irenaeus, Against Heresies, 3.1.1).
2. Matthew was qualified to write the Gospel.
He had been a tax collector which means that he was involved in large business transactions. A study of the Gospel shows that the author had an interest in figures, large numbers (Matthew 18:24; Matthew 28:12), and statistics (Matthew 1:17). The detailed messages of Jesus point to a man experienced with shorthand which he had apparently used in business transactions. Very little is given in the Scripture about Matthew.
a. He was one of the twelve apostles (Mark 2:14).
b. He left all to follow Christ (Luke 5:27-28).
c. He introduced his friends to Christ by inviting them to a feast which he gave in honor of Christ (Luke 5:29).
DATE:
Uncertain. A.D. 50-70. It was written some years after Jesus’ ascension, but before A.D. 70.
1. The fall of Jerusalem, A.D. 70, is prophetic (Matthew 24:1f).
2. The statements such as “unto this day” (Matthew 27:8) and “until this day” (Matthew 28:15) suggest a date sometime after Jesus’ ascension, but not too far in the distant future.
3. The scattering of the Jerusalem Church due to persecution (Acts 8:4) suggests a date sometime after the ascension. A Gospel would not have been necessary so long as the church and apostles were together.
4. The quote by Irenaeus points to Matthew writing during Nero’s reign, “while Paul and Peter were in Rome.”
B. Thème
Le thème de l'Evangile de Matthieu est annoncé par les mots d'ouverture du livre:
Livre de la généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham, (Matthieu 1:1 DRB)
La phraséologie ressemble à celle de la Genèse qui est divisée en sections par l'utilisation de la même phrase:
Ce sont ici les générations des cieux et de la terre lorsqu'ils furent créés, au jour que l'Eternel Dieu fit la terre et les cieux, (Genèse 2:4 DRB)
C'est ici le livre des générations d'Adam. Au jour où Dieu créa Adam, il le fit à la ressemblance de Dieu. (Genèse 5:1 DRB)
Ce sont ici les générations de Noé, Noé était un homme juste; il était parfait parmi ceux de son temps; Noé marchait avec Dieu. (Genèse 6:9 DRB)
Chaque utilisation est une étape du développement de la promesse Messianique. Les liens dans l'histoire du peuple de Dieu traversent la Genèse et l'un apparait en Ruth 4/18, où la lignée Messianique finit avec David.
Matthieu reprend la généalogie à ce point et illustre son accomplissement en Jésus.
C. Particularités
Aspects Particuliers
1. Matthieu est l'Evangile du Roi !
Non seulement la doctrine du royaume est soulignée par Matthieu, mais au travers de tout l'évangile la Royauté de Christ est proéminente.
La généalogie du premier chapitre suit la lignée royale de Juda.
L'attitude d'Hérode est provoquée par le fait qu'il voit en Jésus qui vient de naître un rival politique.
L'entrée à Jérusalem souligne Son arrivée en tant que Roi, montant paisiblement un âne.
Dans le discours eschatologique il prédit qu'il s'assiéra sur le trône de Sa Gloire.
L'inscription qui se trouve au -dessus de la croix, placée par Ponce Pilate était:

Et ils placèrent au-dessus de sa tête son accusation écrite, Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. (Matthieu 27:37 DRB) On ne sait pratiquement rien de lui sinon son nom et son métier. Après la liste que Luc donne des apôtres dans
Et quand ils furent entrés dans la ville, ils montèrent dans la chambre haute où demeuraient Pierre, et Jean, et Jacques, et André, Philippe et Thomas, Barthélémy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon Zélote, et Jude frère de Jacques. (Actes 1:13 DRB)
il disparait de l'histoire de l'Eglise à part quelques allusion qui sont certainement légendaires.
D'après Eusèbe (325 AD) qui cite Papias (100 AD), Matthieu aurait composé son évangile en Araméen et il aurait ensuite était traduit en grec.
Irénée (225 AD) dit que Matthieu a écrit un évangile parmi les Hébreux dans leur propre dialecte, alors que Pierre et Paul prêchaient à Rome...
B. Thème
Le thème de l'Evangile de Matthieu est annoncé par les mots d'ouverture du livre:
Livre de la généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham, (Matthieu 1:1 DRB)
La phraséologie ressemble à celle de la Genèse qui est divisée en sections par l'utilisation de la même phrase:
Ce sont ici les générations des cieux et de la terre lorsqu'ils furent créés, au jour que l'Eternel Dieu fit la terre et les cieux, (Genèse 2:4 DRB)
C'est ici le livre des générations d'Adam. Au jour où Dieu créa Adam, il le fit à la ressemblance de Dieu. (Genèse 5:1 DRB)
Ce sont ici les générations de Noé, Noé était un homme juste; il était parfait parmi ceux de son temps; Noé marchait avec Dieu. (Genèse 6:9 DRB)
Chaque utilisation est une étape du développement de la promesse Messianique. Les liens dans l'histoire du peuple de Dieu traversent la Genèse et l'un apparait en Ruth 4/18, où la lignée Messianique finit avec David.
Matthieu reprend la généalogie à ce point et illustre son accomplissement en Jésus.
C. Particularités
Aspects Particuliers
1. Matthieu est l'Evangile du Roi !
Non seulement la doctrine du royaume est soulignée par Matthieu, mais au travers de tout l'évangile la Royauté de Christ est proéminente.
La généalogie du premier châpitre suit la lignée royale de Juda.
L'attitude d'Hérode est provoquée par le fait qu'il voit en Jésus qui vient de naître un rival politique.
L'entrée à Jérusalem souligne Son arrivée en tant que Roi, montant paisiblement un âne.
Dans le discours eschatologique il prédit qu'il s'assiéra sur le trône de Sa Gloire.
L'inscription qui se trouve au dessus de la croix, placée par Ponce Pilate était:

Et ils placèrent au-dessus de sa tête son accusation écrite, Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. (Matthieu 27:37 DRB)
2. Matthieu est l'Evangile des Discours
Dans chacune de ces sections on trouve un long discours
SECTION DISCOURS

I. La Prophétie Réalisée 1/1-4/11 Prédication de Jean 3/1-12
II. Les Principes Annoncés 4/12-7/29 Sermon sur la Montagne 5/1-7/29
III. La Puissance Révélée 8/1-11/1 La Commission 10/1-42
IV. Le Programme Expliqué 11/2-13/53 Les Paraboles 13/1-52
V. Le Plan Déclaré 13/54-19/2 Le Pardon 18/1-35
VI. Le Problème Présenté 19/3-26/2 Dénonciation et Prédiction 23/1-25/46
VII. La Passion Accomplie 26/3-28/10 Pas de discours
VIII. Epilogue 28/11-20 La Grande Commission 28/18-20
L'Évangile de Matthieu s'articule autour de cinq discours de Jésus. Chacun d'eux est introduit par une relation des faits de Jésus, qui sert de préambule au discours. L'ensemble des discours est précédé d'un récit d'introduction et suivi de deux récits qui le couronnent : le premier concerne la Passion de Jésus, le second sa résurrection. L'Évangile de Matthieu est donc composé de huit parties assez distinctes les unes des autres.
Le récit d'introduction (chap. I-II) retrace la généalogie de Jésus depuis Abraham et David, puis relate sa naissance et des épisodes de son enfance (I, 18-II, 23). Les récits les plus connus incluent la visite des mages, les "sages venus d'Orient?" (II, 1)?; la fuite en Égypte de Joseph et Marie pour échapper au massacre des enfants mâles ordonné par Hérode le Grand, roi de Judée et leur retour d'Égypte après la mort d'Hérode.
Les cinq récits-discours s'achèvent par la formule "...quand Jésus eut achevé ces discours?"?; ils sont largement inspirés de l'Évangile selon saint Marc et de "?Q?". Le théâtre des quatre premiers est la Galilée?; Jérusalem est le cadre du cinquième.
3.1.Premier récit-discours Le premier récit (chap. III-IV) parle de Jean-Baptiste, du baptême et de la tentation de Jésus, ainsi que des débuts de son ministère. Il est suivi du Sermon sur la montagne (chap. V-VII), dans lequel Jésus annonce qu'il est venu pour accomplir "?la loi?" et "?les prophètes?" (V, 17) et enseigner la multitude en "?homme qui a autorité?" (VII, 29). Le Sermon comprend les Béatitudes et le Notre-Père (VI, 9-13).
3.2.Deuxième récit-discours Le deuxième récit (VIII, 1-IX, 34) montre comment Jésus guérit malades et démoniaques par le pouvoir de la foi. Au cours du deuxième discours (IX, 35-X, 42), Jésus prescrit à ses douze disciples de guérir et prêcher "?aux brebis perdues de la maison d'Israël?" (X, 6) et fixe les conditions que ses disciples devront respecter.
3.3.Troisième récit-discours Le troisième récit (chap. XI-XII) évoque l'opposition grandissante des pharisiens aux actions et à l'enseignement de Jésus. Le thème du troisième discours (XIII, 1-52) est le royaume des cieux. Jésus s'adresse à la foule par paraboles et quand ses disciples lui demandent pourquoi il s'adresse de cette manière au peuple, il leur répond "?À vous il a été donné de connaître les mystères du royaume des cieux, tandis qu'à ces gens-là cela n'a pas été donné?" (XIII, 11). Ce discours contient la parabole du semeur (XIII, 18-23), de l'ivraie (XIII, 24-30) et du grain de sénevé (XIII, 31-32).
3.4.Quatrième récit-discours Le quatrième récit (XIII, 53-XVII, 23) montre comment Jésus est rejeté par ses compatriotes (XIII, 53-58). Il raconte également la mort de Jean-Baptiste (XIV, 3-12), un acte miraculeux de saint Pierre, plusieurs miracles et actes de guérison de Jésus, la révélation aux disciples de sa nature divine et de sa vocation (XVI, 13-16), la fondation de l'Église (XVI, 17-19), l'annonce de sa Passion et de sa résurrection, et la Transfiguration (XVII, 1-8). Le quatrième discours (XVII, 24-XVIII, 35) concerne les conditions et l'administration de l'Église. Il convient de noter que l'Évangile selon saint Matthieu (XVI, 17-19 et XVIII, 17) est le seul des quatre Évangiles où le mot Église apparaît.
3.5.Cinquième récit-discours Le cinquième récit (chap. XIX-XXII) décrit le dernier voyage de Jésus à travers la Judée jusqu'à Jérusalem, notamment l'entrée à Jérusalem, et raconte comment il a chassé du Temple les changeurs d'argent. On y trouve aussi les controverses qui opposèrent Jésus aux sadducéens et aux pharisiens à propos de l'impôt à César, de la résurrection, du "?plus grand commandement de la loi?" (XXII, 36-37) et de l'ascendance du Messie. Le dernier discours se divise en deux parties : dans la première (chap. XXIII), Jésus critique les pharisiens et les scribes parce que, parmi d'autres fautes, ils "?offrent aux yeux des hommes l'apparence de justes, mais au-dedans?...?sont pleins d'hypocrisie et d'iniquité?" (XXIII, 28). Dans la seconde partie (chap. XXIV-XXV), Jésus révèle aux disciples les signes de son avènement et de la fin du monde (XXIV, 3). Il leur parle également de l'avènement du royaume des cieux à travers la parabole du figuier (XXIV, 32-33), des dix vierges (XXV, 1-13) et des talents (XXV, 14-30), et décrit le Jugement dernier.
L'onction de Jésus, la trahison de Judas, le dernier repas, l'angoisse de Jésus et son arrestation dans le jardin de Gethsémani, son jugement, sa crucifixion, sa mort et sa mise au tombeau sont racontés dans le premier des deux derniers récits (chap. XXVI-XXVII). Sa résurrection et la mission qu'il confie à ses disciples d'enseigner toutes les nations (XXVIII, 19) sont relatées dans le dernier récit (chap. XXVIII). Les éléments et détails propres à Matthieu dans ces deux derniers récits sont notamment la mort de celui qui a trahi Jésus, Judas Iscariote (XXVII, 3-10), le rêve de la femme de Ponce Pilate (XXVII, 19), le geste symbolique de Pilate se lavant les mains et abandonnant Jésus aux juifs qui veulent sa mort (XXVII, 24-25), le tremblement de terre qui suit la mort de Jésus (XXVII, 51-53), la garde devant le tombeau (XXVII, 62-66), le tremblement de terre à la résurrection de Jésus (XXVIII, 2-4) et l'apparition du Christ ressucité aux deux Marie (XXVIII, 9-10) et à ses disciples en Galilée (XXVIII, 16-20).
3. Matthieu est l'Evangile de l'Eglise
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur ce roc je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. (Matthieu 16:18 NEG)
S'il refuse de les écouter, dis-le à l'Eglise; et s'il refuse aussi d'écouter l'Eglise, qu'il soit pour toi comme un païen et un publicain. (Matthieu 18:17 NEG)
Dans les deux passages Jésus donne une idée claire de ce que l'église sera une institution à venir.
Emphase
Cet évangile est écrit dans le but de montrer comment Jésus de Nazareth a expliqué et accompli les prophéties messianiques de l'Ancien Testament.
L'emphase de Matthieu est didactique.
Neufs incidents particuliers à Matthieu
1/20-24; 2/1-12; 2/13-15; 2/16; 27/19; 27/3-10; 27/52; 28/12-15; 28/19-20;
Paraboles spécifiques à Matthieu
13/24-30, 36-43; 13/44; 13/45-46; 13/47; 18/23-35; 20/1-16; 21/28-32; 22/1-13; 25/1-13; 25/14-30
Miracles en Matthieu
9/27-31; 9/32-33; 17/24-27
D. Contenu
La structure de l'évangile est bâtie sur un double plan que l'on peut trouver dans les phrases récurantes du livre:
La première structure est biographique et quelque peu similaire à celui que l'on trouve en Marc et Luc.
Il y a deux points de division:
1. En Matthieu 4/17, " Dès lors Jésus commença à "Jésus commence à prêcher et à dire "repentez-vous car le royaume des cieux est proche". Nous avons ici le début du ministère de Jésus qui conduira à sa popularité grandissante.
2.En Matthieu 16/21, " Dès lors Jésus commença à " Jésus commence à montrer à ses disciples qu'il doit aller à Jérusalem et souffrir beaucoup entre les mains des anciens, des chefs, des scribes et des sacrificateurs. Par contre à partir de maintenant nous découvrons le déclin de sa popularité et appercevons le chemin vers la croix.
La deuxième structure est particulière à ce seul évangile, elle est thematique.
Le matériel est divisé en cinq blocs. Chacun de ces blocs est groupé autour d'un thème et il se termine par cette phrase: "Quand Jésus eut achevé"
1. Après que Jésus eut achevé ces discours, la foule fut frappée de sa doctrine; (Matthieu 7:28 LSG)
2. Lorsque Jésus eut achevé de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là, pour enseigner et prêcher dans les villes du pays. (Matthieu 11:1 LSG)
3. Lorsque Jésus eut achevé ces paraboles, il partit de là. (Matthieu 13:53 LSG)
4. Lorsque Jésus eut achevé ces discours, il quitta la Galilée, et alla dans le territoire de la Judée, au delà du Jourdain. (Matthieu 19:1 LSG)
5. Lorsque Jésus eut achevé tous ces discours, il dit à ses disciples: (Matthieu 26:1 LSG)

III. LE SERVITEUR DE DIEU: MARC
A. Auteur
Papias, mentionne une évocation de l'Évangile selon saint Marc par un personnage qu'il appelle l'ancien:
Et l'ancien disait souvent ceci :
"Marc, étant l'interprète de Pierre, nota avec exactitude, mais pas dans l'ordre, ce qui restait dans son souvenir des paroles et gestes du Seigneur"»
Il est presque certain que, pour Papias, ce Marc était un certain Jean surnommé Marc, cousin de Barnabé, cité dans les Actes des Apôtres (voir par exemple Actes, XV, 37-39), dans plusieurs lettres de Paul (voir Épître aux Colossiens, IV, 10; 2e épître à Timothée, IV, 11; Épître à Philémon, XXIV) et dans la Ire épître de Pierre, V, 13.
B. Thème
Le thème de l'évangile c'est Jésus, Le Fils de Dieu, le Serviteur est résumé de façon nette dans les mots d'ouverture de l'évangile.
La personne de Christ domine la narration dans le texte. Ses oeuvres sont le chef d'interêt principal de l'évangéliste au travers de la mort et de la résurrection à Jérusalem.
Il n'y a aucun désir de la part de l'auteur de cacher ou d'exagerer le côté surnaturel de la vie de Jésus.
Style
L'évangile de Marc est clair, concis, succint, mordant, un style qui en appelle à l'esprit romain qui était fatigué des abstractions littéraires.
Il y a des expression latines telles que:
mordius pour Il leur dit encore: Apporte-t-on la lampe pour la mettre sous le boisseau, ou sous le lit? N'est-ce pas pour la mettre sur le chandelier? (Marc 4:21 LSG)
census pour Et ils vinrent lui dire: Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu ne t'inquiètes de personne; car tu ne regardes pas à l'apparence des hommes, et tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité. Est-il permis, ou non, de payer le tribut à César? (Marc 12:14 LSG)
speculator pour Il envoya aussitôt un garde avec ordre d'apporter la tête de Jean-Baptiste. (Marc 6:27 SER)
centurio pour Le centurion, qui se tenait en face de Jésus, voyant qu'il avait expiré de la sorte, dit: Cet homme était vraiment le Fils de Dieu. (Marc 15:39 SER)
Étonné qu'il soit déjà mort, Pilate fit appeler le centurion et lui demanda s'il était mort depuis longtemps. Renseigné par le centurion, il donna le corps à Joseph. (Marc 15:44-45 SER)
Pour la plupart de ces termes il y avait des équivalents grecs. Marc utilise cela en latin parce qu'ils étaient plus courants pour ses lecteurs. Il y a d'ailleurs très peu d'accent sur les traditions et coutumes juives dans l'évangile de Marc, et quand il y en a, il les explique beaucoup plus que ne le font les autres évangélistes.
Détails
1. L'auteur souligne spécialement les faits qui se sont produits et n'énonce pas necessairement des thèmes ou des sujets particuliers.
2. Certainement l'auteur était témoin de l'arrestation de Jésus dans le jardin.
Un jeune homme le suivait, vêtu seulement d'un drap. On se saisit de lui, mais il lâcha le drap et s'enfuit tout nu. (Marc 14:51-52 SER)
On ne connait pas l'identité de cet individu, mais il est difficile de résister à la tentation de voir une réminiscence personnelle d'un évènement encore bien vivant à la mémoire de l'auteur. Il se pourrait bien que ce soit lui-même.
3. Ils forcèrent, à porter la croix de Jésus, un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, père d'Alexandre et de Rufus; (Marc 15:21 SER)
Pourquoi ces deux hommes sont-ils mentionnés ici alors qu'ils n'ont aucune part dans le récit et les évènements, certainement parce qu'ils étaient connus des lecteurs.
Cette allusion est particulièrement surprenante. Les lecteurs de l'évangile devaient certainement les connaitre et peut être même être leurs contemporains.
Si le Rufus de Marc est le même que celui de Romains 16/13, l'origine de l'évangile est alors surement Rome. Il faut aussi dire que ces personnes avaient dû devenir "célèbres" dans le monde chrétien d'alors pour qu'elles soient mentionnées justement là !
4. Il est très interessant de comparer la prédication de Pierre dans Actes 10/34-43 à l'évangile de Marc. La tradition nous dit que Marc fut pendant un laps de temps l'assistant de Pierre et il semble que l'on triouve confirmation de ce fait en
L'Élue qui est à Babylone vous salue, de même que mon fils Marc. (1 Pierre 5:13 SER)
Le sermon de Pierre conté en Actes suit exactement le plan et le contenu de l'évangile de Marc.
Importance
La raison de l'évangile est avant tout l'évangile.
Marc souligne l'importance de l'EVANGILE comme étant un nouveau message, conduisant à faire connaître la personne et l'oeuvre de Christ.
D. Contenu
L'évangile de Marc est une narration historique qui montre une image représentative de la personne et de l'oeuvre de Jésus Christ.
Ce n'est pas une biographie, car il ne discute pas de la parenté de Jésus, ni de son environnement social pendant son jeune age, ni de sa naissance, ni de son éducation ni de sa famille en général.
Il donne simplement en séquences chronologiques une série d'épisodes de la carrière de Christ avec certains détails concernant les dernières semaines qu'il a vécues sur terre. Très peu de commentaire est fait: la narration raconte sa propre histoire !
La méthode qu'il emploie est brève, imagée, abrupte et forte !
Leçon 4
LUC
L'évangile de Jésus l'homme parfait
I. ORIGINE
Des trois synoptiques, Luc prodigue l'information la plus complète concernant son propre commencement. L'introduction (Luc 1/1-4) est la clef du livre ainsi que la clef du livre des Actes, si l'on considère LUC-ACTES comme une seule entité.
1. A l'époque de l'écriture de l'Evangile, beaucoup de manuscrits circulaient mais ils n'étaient pas complets, donc l'auteur à pris connaissance de tous ces documents avant d'écrire.
2. Ces récits avaient essayé de donner une séquence systématique et chronologique des évènements.
3. Ces faits étaient bien connus des chrétiens d'alors et acceptés indépendamment des récits eux-mêmes.
4. L'auteur lui-même se sent aussi bien informé que les autres et capable d'écrire le récit sous sa propre responsabilité.
5. Ses informations viennent de sources officielles et compétentes.
6. Il était contemporain des évènements décrits et avait à sa disposition des témoins oculaires. Ce qu'il dit ici est basé sur une connaissance de Christ de plusieurs années.
7. La connaissance de Luc couvre les faits majeurs. Son évangile contient de nombreuses particularités qui n'apparaissent pas dans les autres évangiles. Il est le plus représentatif de la vie de Jésus.
8. Il affirme écrite de manière précise et logique.
9. Son destinataire semble être un homme de la classe supérieure. L'expression "très excellent" était utilisée surtout pour les officiels et les membres de l'aristocratie.
10. Le but de Luc était de fournir la connaissance complète de la vérité.
De ces quelques éléments on peut déduire que l'auteur est certainement un homme doté de talent littéraire et qu'il l'utilise pour présenter le message du Christ.
II. L'AUTEUR
L'identité de l'auteur dépend de la relation que l'évangile a avec les Actes des Apôtres.
La relation dans deux document est proche: les deux sont adressés à la même personne: Théophile ! L'introduction du livre des Actes semble parfaitement prendre la suite de Luc quand il dit:
Actes1/1 Théophile, j'ai parlé, dans mon premier livre, de tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseigner dès le commencement
Le fait que la résurrection de Jésus soit soulignée ainsi que le ministère d'enseignement pendant les quarante jours correspond bien avec Luc 24.
Le seul qui soit susceptible d'avoir écrit l'évangile est Luc. L'auteur possède une culture littéraire élevée et était bien éduqué. Sa façon d'écrire démontre une tournure d'esprit grecque particulière. Il est nommé par Paul dans Colossiens 4/14 " le bien aimé médecin".
C'était un gentil parlant grec qui avait reçu une très bonne éducation et possédait des facultés intellectuelles considérables. Rien n'est connu de plus précis concernant sa vie jusqu'à-ce qu'il rencontre Paul à Troas en 51 AD. De Troas il se rendit avec Paul en Macédoine, où il devint le pasteur de l'église de Philippe. Peut-être était-il frère de sang de Tîtes (Galates 2/3).
Lorsque Paul retourne à Philippe lors de son 3ème voyage missionnaire, Luc le rejoint et vient avec lui en Palestine. Nous le retrouvons dans le voyage vers Rome et il décrit le naufrage subit par Paul et ses compagnons.
La tradition attribue le troisième Évangile à Luc depuis la fin du IIe siècle comme en atteste le canon Muratori. Luc est également l'auteur des Actes des Apôtres, considérés comme ayant servi à la constitution d'un ouvrage plus vaste sur l'origine du christianisme. Le nom de Luc apparaît à plusieurs reprises dans les Épîtres de Paul, Luc est le médecin «!aimé!» dans les Colosseus (IV, 14) et le fidèle compagnon dans Philémon (I, 24). Le lien entre Luc et Paul semble d'ailleurs étroit, l'Évangile selon saint Luc étant proche de celui de Paul par son style et sa doctrine.
Il est désormais admis que l'Évangile selon saint Luc date de la décennie 70-80 apr. J.-C. Des dates antérieures ou postérieures ont également été suggérées : v. 63-65 apr. J.-C., si les Actes ont été écrits alors que Paul était emprisonné à Rome, à la fin du Ier siècle, si l'absence de toute référence à l'Évangile dans les écrits des premiers Pères de l'Église est considérée comme preuve d'une date plus tardive.


III. BUT
1. D'écrire un récit plus complet des évènements qui s'étaient passés, que les récits qui circulaient à l'époque.
2. Pour conforter et fortifier la foi des gentils grecs qui s'étaient convertis, en particulier et Théophile spécialement.
IV. LIEU ET ENDROIT
en 60 AD


V. CONTENU
Dans son organisation générale, Luc suit la séquence des évènements de Matthieu et de Marc avec des adjonctions uniques:
Le récit de la naissance de Jean-Baptiste 1/5-25, 57-80
La naissance et l'enfance de Jésus 1/26-56, 2/1-52
La généalogie 3/23-38
La prédication à Nazareth 4/16-30
L'appel particulier de Pierre 5/8-10
Six miracles 5/1-11; 7/11-17; 13/10-17; 14/1-6; 17/11-19; 22/49-51
Dix neuf paraboles 7/41-43; 10/30-37; 11/5-8; 12/13-21; 12/35-40; 12/41-48; 13/6-9; 14/7-11; 14/16-24; 14/28-30; 14/31-32; 15/8-10; 15/11-32; 16/1-13; 16/19-31; 17/7-10; 18/1-8; 18/9-14; 19/11-27
La rencontre avec Zachée 19/1-10
Hérode se moque de Jésus 23/8-12
L'apparition aux disciples d'Emmaüs 24/13-35
La trame de l'Évangile selon saint Luc est la même que celle de l'Évangile selon saint Marc. Mais Luc élargit le texte de Marc par deux interpolations majeures (Évangile selon saint Luc, VI, 20-VIII, 3, IX, 51-XVIII, 14). Les experts s'accordent pour dire que ces adjonctions ont été principalement tirées d'un recueil des paroles de Jésus-Christ, appelé «!Q!» «!Logia!» et d'une tradition orale parfois désignée par la lettre «!L!», recueillie par Luc ou connue de lui seul.
L'Évangile selon saint Luc comprend six parties : un prologue (I, 1-4), le récit de la naissance et l'enfance de Jésus (de I, 5 à II, 52), le ministère de Jésus en Galilée (de III, 1 à IX, 50), son voyage de Galilée à Jérusalem (de IX, 51 à XIX, 27), son ministère à Jérusalem (de XIX, 28 à XXI, 38), enfin sa passion, sa résurrection et son ascension (de XXII, 1 à XXIV, 53).
Dans le prologue, Luc expose les raisons qui le poussent à écrire : écrire le «!récit des événements!» et répandre la Bonne Parole. Luc s'adresse à un personnage fictif ou réel, Théophile (I, 3) pour affirmer son autorité. Unique dans les Évangiles, le prologue de Luc donne le ton général du texte. Inspiré des prologues des écrivains historiques hellénisants, il donne l'impression que Luc a écrit avant tout comme un historien et a consigné les faits après des recherches approfondies.
Le récit de la naissance et de l'enfance de Jésus rapporte l'Annonciation faite à Marie (I, 26-38), la visite de Marie, à Élizabeth, mère de Jean-Baptiste (I :39-56), la naissance de Jean-Baptiste (I, 57-80), la circoncision de Jésus et sa présentation au Temple (II, 21-39), son intervention au Temple à l'âge de douze ans (II, 40-50) et enfin sa vie d'adolescent à Nazareth (II, 51-52).
La suite de l'Évangile, le récit que fait Luc du ministère de Jésus en Galilée, (de IV, 14 à IX, 50) suit à quelques rares exceptions près le plan de Marc. Luc donne un récit plus complet du rejet de la prédication de Jésus à la synagogue de Nazareth (IV, 16-30), présente une généalogie de Jésus qui fait remonter sa descendance à Adam et non seulement à Abraham (III, 23-38) et situe le Grand Sermon de Jésus dans une plaine (VI :17) plutôt que sur une montagne (VI, 20-49).
Le récit du voyage de Jésus à travers la Samarie jusqu'à Jérusalem (de IX, 51 à XIX, 27), contient des éléments sans équivalent ni dans l'Évangile selon saint Marc ni dans l'Évangile selon saint Matthieu. C'est essentiellement cette partie (probablement tirée en grande partie de la source «!L!»), considérée par les experts comme spécifique à Luc, qui confère à l'Évangile sa spécificité. Cette partie relate l'envoi et le retour des 70 disciples (X, 1-20), l'épisode concernant Marthe et Marie (X, 38-42), celui du riche collecteur d'impôts Zachée (XIX, 1-10), les paraboles du Bon Samaritain (X, 29-37), de la drachme perdue (XV, 1-10), du fils prodigue (XV, 11-32), et de Dives et Lazare (XVI, 19-31). On trouve également une version plus courte du Pater, dépourvue de la doxologie propre à l'Évangile selon saint Matthieu (VI, 9-15) et située dans un contexte différent.
Dans ses récits du ministère de Jésus à Jérusalem (de XIX, 28 à XXI, 38), de la passion et de la résurrection (de XXII, 1 à XXIV, 53), Luc puise à nouveau dans l'Évangile selon saint Marc. Luc ajoute toutefois au récit de Marc les dernières paroles de Jésus à ses disciples (XXII, 21-38), ses paroles sur le chemin du calvaire (XXIII, 28-31), les paroles des deux malfaiteurs crucifiés (XXIII, 39-43), les apparitions du Christ sur la route d'Emmaüs et à Jérusalem (XXIV, 13-49) et enfin l'ascension de Jésus (XXIV, 50-53).
Écrit à l'intention des Gentils, l'Évangile selon saint Luc s'inscrit dans le sillage de Paul par le ton et la doctrine.
Comme Paul, Luc insiste sur l'universalité du Salut. Le but de l'évangéliste est d'être universel car Luc, plus que Matthieu et Marc, s'efforce de restituer la personne et le ministère de Jésus dans le temps et l'histoire du monde. Sa généalogie de Jésus met l'accent sur la signification universelle du Christ. Son Évangile attend le jour où la parole du Seigneur sera proclamée à «!toutes les nations!» (XXIV, 47). Une autre caractéristique de Luc est son souci de relations sociales justes, en particulier entre riches et pauvres, ses préoccupations à l'égard des pécheurs et des exclus de la société. Enfin, il témoigne un certain intérêt unique parmi les évangélistes, pour les femmes (VII, 11-17, VII, 36-50, VIII, 1-3)
VI. POINTS FORTS
1. On dit (la tradition) de Luc qu'il était un artiste...
Quatre chants et poèmes splendides se trouvent dans son oeuvre:
Le Magnificat 1/46-55
Le Benedictus 1/67-79
Le Gloria in Excelsis 2/14
Le Nunc Dimittis 2/28-32
2. L'évangile est avant tout historique car il donne des précisions d'historien (1/5; 2/1 et 3/1,2). Il regarde à Jésus avec les yeux d'un cosmopolitain qui apprécie sans provincialisme la personne de Christ; il est impartial dans le sens le meilleur.
3. La Doctrine est soulignée et même mise en évidence.
Jésus est le Fils de Dieu reconnu par les anges (1/35), par les démons (4/41), par le Père (9/35), et il est humain et divin...
Le Salut:
19/10 verset clef que l'on retrouve illustré dans de nombreuses paraboles particulièrement celles du chapitre 15.
La Justification:
Mot qui est fréquent chez Paul apparaît plusieurs fois dans Luc -Actes quoique pas toujours dans son sens théologique. Pourtant voir le Pharisien et le publicain (18/14).
Le Saint Esprit:
Il y a plus de références au Saint Esprit dans Luc que dans Matthieu et Marc réunis !
Les acteurs de l'évangile sont tous remplis du Saint Esprit:
Jean-Baptiste 1/15; Marie 1/35; Elisabeth 1/41; Zacharie 1/67; Siméon 2/25,26; Le Seigneur Jésus Christ 4/1
La vie de Jésus était conduite par le Saint Esprit:
Conçu du Saint Esprit 1/35; Baptisé du Saint Esprit 3/22; Testé par l'Esprit 4/1; Rendu puissant dans son ministère par l'Esprit 10/21; Il demande que ses disciples continuent son ministère dans la puissance du Saint Esprit 24/49
4. Certaines classes de gens retiennent l'attention
Les femmes:
Le mot femme apparaît 43 fois alors qu'il apparaît 49 fois dans Matthieu et Marc ensemble !
Le personnage de Marie, mère de Jésus, est traité de manière plus précise et détaillée ici qu'en Matthieu.
Elizabeth la mère de Jean Baptiste 1/5,6, 39-45, 57
Anne la prophétesse 2/36-38
Les femmes qui voyageaient avec Jésus 8/2-3
Les femmes qui pleurent 23/27-28
Les femmes à la croix et à la tombe 23/55-56; 24/1-11
Les enfants
Ils reçoivent plus d'attention que la normale pour l'époque.
Luc donne trois chapitres à la naissance et à l'enfance de Jésus.
Trois miracles pour des enfants 7/12; 8/42; 9/38
Les pauvres
Jésus apparaît comme le héros des pauvres et des opprimés. Sept ou huit paraboles sont concernés avec le contraste qui existe entre la pauvreté et la richesse 7/41-43; 11/5-8; 12/13-21; 15/8-10; 16/1-13; 16/19-31; 18/1-8
5. Beauté littéraire
Certainement le style de Luc le place en tête de peloton.
Il traite de manière magistrale le sujet du fils prodigue et avec plein de délicatesse. Il manie l'art de l'écriture de façon spectaculaire et l'utilise à bon escient.
6. Un médecin
Luc témoigne dans son récit d’un intérêt plus grand pour les malades que ne le font Matthieu et Marc.
Exemples :
“La belle-mère de Simon était couchée, ayant la fièvre; et aussitôt on parla d’elle à Jésus.” (Marc 1:30 LSG2)
“En sortant de la synagogue, il se rendit à la maison de Simon. La belle-mère de Simon avait une violente fièvre, et ils le prièrent en sa faveur.” (Luc 4:38 LSG2)
“Un lépreux vint à lui; et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant: Si tu le veux, tu peux me rendre pur.” (Marc 1:40 LSG2)
“Jésus était dans une des villes; et voici, un homme couvert de lèpre, l’ayant vu, tomba sur sa face, et lui fit cette prière: Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur.” (Luc 5:12 LSG2)
“Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s’y trouvait un homme qui avait la main sèche.” (Marc 3:1 LSG2)
“Il arriva, un autre jour de sabbat, que Jésus entra dans la synagogue, et qu’il enseignait. Il s’y trouvait un homme dont la main droite était sèche.” (Luc 6:6 LSG2)
“Un de ceux qui étaient là, tirant l’épée, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille.” (Marc 14:47 LSG2)
“Et l’un d’eux frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille droite. Mais Jésus, prenant la parole, dit: Laissez, arrêtez! Et, ayant touché l’oreille de cet homme, il le guérit.” (Luc 22:50-51 LSG2)
JEAN

l'Evangile de Jésus le Fils de Dieu
I. AUTEUR
L'auteur est tout d'abord un juif qui avait l'habitude de penser en Araméen, bien que l'évangile ait été écrit en grec. De nombreux mots hébreux et araméens apparaissent ici et là dans le texte et sont expliqués. Il était familier de la tradition juive: il connait le sentiment des juifs à l'égard des Samaritains 4/9; 4/20. Il explique de manière claire les fêtes juives.
Ensuite il est Palestinien et il connait bien Jérusalem et ses environs 9/7; 11/18; 18/1. Il connait les villes de Galilée 1/44; 2/1 et les territoires de Samarie 4/5, 6, 21.
Il est un témoin oculaire des évènements qui se sont produits et qu'il raconte. Il était avec Jésus depuis le début de sa carrière. Il est identifié au disciple que Jésus aimait, un proche associé de Pierre.
C'est Jean, le fils de Zébédée (Marc 1/19-20), un pécheur de Galilée, sa mère était Salomée (soeur de Marie mère de Jésus) Matthieu 27/56; Marc 15/40; Jean 19/25.
Il devint partenaire avec Jacques son frère d'André et de Pierre.
Depuis le XIXe siècle, l'identité de l'auteur de l'Évangile selon saint Jean soulève de vives controverses. De nos jours, diverses propositions sont retenues. Selon l'exégète Peter Brown, il serait l'émanation de trois groupes, un groupe d'origine, un groupe de Samaritains et un groupe de Grecs. La groupe d'origine correspond aux disciples de Jean, le fils de Zébédée, et comprend les disciples de saint Jean Baptiste. Le groupe des Samaritains est un ensemble de chrétiens opposés au temple juif. Le groupe des Grecs est un ensemble de juifs présents dans la diaspora. La seconde hypothèse, celle de l'exégète Marie Etienne Boismard, prend en compte deux lieux de rédaction, la Palestine et Éphèse, et retient trois auteurs. Le premier serait Jean, nommé dans l'Évangile comme «!le disciple que Jésus aimait!». Le deuxième est Jean dit «!le Presbytre!», un juif et le troisième un juif chrétien d'Éphèse. Chaque hypothèse insiste sur l'unité de l'Évangile selon saint Jean et sur la longueur du travail de rédaction.
"Jean, Évangile selon saint", Encyclopédie Microsoft(R) Encarta(R) 98. (c) 1993-1997 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
II. DATE
AD 40
Ecrit depuis l'Asie Mineure, probablement depuis Ephèse vers la fin du premier siècle.
III. BUT
Le but de l'écriture de l'évangile est apologétique ! Les autres évangiles ont été rédigés pour que ceux qui les liraient recoivent la foi.
Cet évangile est écrit pour ceux qui ont des prédilections philosophiques.
L'omission du ministère en Galilée, l'oubli des paraboles, la référence sélective aux miracles (20/30), font penser que l'auteur donne une information fraîche que les lecteurs n'ont pas encore reçu !
Par exemple lors du dernier séder (repas) il montre le moment ou Jésus lave les pieds des disciples dans le but de montrer l'humilité alors que Luc lui nous explique que les disciples voulaient savoir qui était le plus grand...
IV. CONTENU
1. La Clef de l'Evangile:
Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom. (Jean 20:30-31 LSG)
Trois mots sont importants: signes, croire, vie.
2. Le premier de ces mots, SIGNES, est une clef à l'organisation de l'Evangile.
Sept signes sont rapportés:
L'eau changée en vin 2/1-11, qualité
Guérison du fils de l'Officier du roi 4/46-54, espace
Guérison de l'impotent 5/1-9, temps
Les cinq mille 6/1-14, quantité
Marcher sur l'eau 6/16-21, loi de la nature
Guérison de l'aveugle 9/1-12, malchance
Résurrection de Lazarre 11/1-46, mort
3. Le deuxième mot, CROIRE, est clef
98 fois dans l'évangile.
Jean définit la foi comme étant le fait de recevoir Jésus 1/12.
4. Le quatrième mot, VIE, est recu au salut
Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. (Jean 17:3 LSG)
Ce n'est pas la vie animale, ni le cours de la vie de l'homme, c'est une nouvelle conscience en relation avec son environnement. Jésus est l'exemple de cette vie qui est le don de Dieu.
L'Évangile attribué à Jean l'Évangéliste diffère à de nombreux égards des Évangiles synoptiques.
Plusieurs événements mentionnés dans cet Évangile ne figurent pas dans les synoptiques (par exemple, la rencontre de Jésus et de la Samaritaine ou la résurrection de Lazare) et de nombreux épisodes des synoptiques n'apparaissent pas dans l'Évangile selon saint Jean.
De plus, certains épisodes communs sont situés à des endroits différents dans le récit de Jean : l'épisode des vendeurs chassés du Temple, par exemple, se trouve presque au début (II, 13-25), alors que, dans les synoptiques, il intervient après l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem.
Mais surtout, Jean donne des dates différentes pour la Cène (voir Eucharistie) et la crucifixion de Jésus : les deux ont lieu avant la Pâque juive pour Jean, alors que, pour les synoptiques, la Cène est le repas de la Pâque que Jésus prend avec ses apôtres.
L'auteur de l'Évangile selon saint Jean avait en outre un point de vue différent : dans son Évangile, Jésus passe une grande partie de son temps en Judée, se rendant souvent à Jérusalem!; les Évangiles synoptiques situent son ministère public en Galilée et dans les environs, avec un seul séjour à Jérusalem.
Enfin, la forme et le contenu de l'enseignement de Jésus sont différents dans l'Évangile de Jean. Les Évangiles synoptiques le présentent comme un recueil de paraboles et de sentences.
L'auteur de l'Évangile de Jean, pour sa part, le présente sous forme de longs discours ou discussions allégoriques ou méditatifs!; par exemple, ceux sur le bon Pasteur (chapitre X) et sur la Vigne (chapitre XV). Au cours de quelques-uns de ces discours, Jésus emploie des métaphores concises, dans lesquelles il se définit : par exemple, «!Je suis le pain de vie!» (6-35)!; «!Je suis la lumière du monde!» (8-12)!; «!Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie!» (14-6). Dans l'Évangile de Jean, Jésus affirme beaucoup plus clairement sa relation à son Père et sa nature divine, alors que les Évangiles synoptiques soulignent plutôt la vocation messianique de Jésus et s'attardent plus sur les questions religieuses et éthiques de la vie quotidienne.
Les spécialistes contemporains s'accordent pour dire que l'Évangile de Jean aurait été écrit après les Évangiles synoptiques. Ceux-ci dateraient des années 65 à 80, tandis que l'Évangile de Jean aurait été écrit à la fin du Ier siècle. Mais la question de savoir si l'auteur de l'Évangile de Jean connaissait les Évangiles synoptiques et s'en est servi comme source suscite d'importantes controverses.
Influences
L'Évangile selon saint Jean est traversé par trois influences.
1. Il est en dialogue en premier lieu avec les gnostiques. La gnose répandue dans le bassin méditerranéen en particulier dans le monde juif est une doctrine cohérente fondée sur une conception dualiste (le Dieu du mal contre le Dieu du bien). Le monde est une émanation d'êtres intermédiaires entre Dieu et les hommes!; c'est une réalité mauvaise. Le salut vient d'un intermédiaire qui donne la connaissance à un petit nombre. Certains thèmes gnostiques sont présents chez Jean: la lumière opposée aux ténèbres, la mort et la vie, la recherche de la connaissance. Mais Jean se démarque nettement de la gnose. Il donne à Jésus une humanité forte qui n'est pas comme dans la gnose, une simple apparence. La mort montre que Jésus est un homme véritable.
3. Jean est aussi en lien avec le monde grec, et peut-être reçut-il l'influence du néoplatonisme!; mais il ne faut pas trop surestimer l'influence grecque. De nombreux exégètes pensent de nos jours qu'un lien fut établi entre Jean et le monde juif après la redécouverte du judaïsme palestinien.
3. On trouve également chez Jean la résonance de courants importants de l'Ancien Testament (voir Bible): Jésus est présenté comme «!serviteur de Dieu!», «!roi d' Israël!», «!prophète!»!; on peut également trouver dans certains passages de son Évangile un écho de la Genèse mais surtout la marque de la figure de Moïse et du thème de l'Exode.
Jean et les Évangiles synoptiques
Depuis longtemps l'Évangile selon saint Jean est reconnu comme différent des Évangiles synoptiques qui lui sont antérieurs. Les différences les plus importantes touchent à la christologie. Jean présente une christologie des origines, ne fait aucune allusion à la naissance de Jésus, à son enfance. L'Évangile selon saint Jean insiste sur une reconnaissance de qui est Jésus. Il est Fils face au Père. Jean conclut son Évangile avec la proclamation de Jésus comme Dieu (Évangile selon saint Jean, XX, 28).
Il présente également des faits inconnus des Évangiles synoptiques comme le signe de Cana (Évangile selon saint Jean, II, 1-12), la rencontre avec Nicodème (Évangile selon saint Jean, III, 1-36), la Samaritaine (Évangile selon saint Jean, IV, 1-42) la résurrection de Lazare (Évangile selon saint Jean, XI, 1-44).
D'importantes différences chronologiques apparaissent entre l'Évangile selon saint Jean et les synoptiques. Selon saint Jean, Jésus exerça un ministère de baptiste dans la vallée du Jourdain, ministère qui est ignoré des synoptiques. Le ministère de Jésus dure deux ou trois ans et non une année comme dans les synoptiques. Le conflit avec les autorités juives s'étale pendant toute la vie publique de Jésus. La Cène a lieu avant la Pâque juive (voir Pessah). Jésus meurt la veille de Pâque et non le jour de cette fête comme dans les synoptiques.
V. POINTS FORTS
1. Les déclarations de Jésus: 'Je Suis'
Le pain de vie 6/35
La Lumière du monde 8/12, 9/5
La Porte des brebis 10/7
Le Bon Berger 10/11,14
La Résurrection et la Vie 11/25
Le Chemin, la Résurrection et la Vie 14/6
Le Cep 15/1
2. Relation de Jésus avec les Hommes
Jésus manifeste dans tous ces récits un vif intérêt pour l'individu qui est plus important que l'action elle-même.
3. Le vocabulaire est inhabituel
Certains termes sont utilisés comme des diamants et sont répétés sans cesse, parce que vus sous un autre angle:
vie, lumière, ténèbres, oeuvre, monde, croire, chair, heure.
D'autres sont abstraits:
vérité, haine, recevoir, amour, enlever, envoyer, commencement, connaître, gloire, témoignage, demeurer, Père
4. Divinité de Jésus-Christ
Il stipule clairement : "la Parole était Dieu" 1/1
"Moi et mon Père nous sommes un" 10/30
"Avant qu'Abraham fut, je suis" 8/58
"Celui qui m'a vu à vu le Père" 14/9
"Mon Seigneur et mon Dieu" 20/28
5. L'Humanité de Jésus
Il est fatigué 4/6
Il a soif 4/7
Impatient 6/26
Pensif 6/67
Sévère 8/44
Affligé 11/35
Apprécie 12/7
Troublé 12/27
Aimant 13/1
Loyal 18/8
Courageux 18/23

VI. PERSONNAGES
Nicodème 3/1-15; 7/50-52; 19/32
Philippe 1/43-46; 6/5-7; 14/8-11
Thomas 11/16; 14/5-6; 20/24-29
Marthe et Marie 11/1-40; 12/2-8
Marie mère de Jésus 2/1-5; 19/26-27
JEAN
l'Evangile de Jésus le Fils de Dieu
I. AUTEUR
L'auteur est tout d'abord un juif qui avait l'habitude de penser en Araméen, bien que l'évangile ait été ecrit en grec. De nombreux mots hébreux et araméens aparaissent ici et là dans le texte et sont expliqués. Il était familier de la tradition juive: il connait le sentiment des juifs à l'égard des Samaritains 4/9; 4/20. Il explique de manière claire les fêtes juives.
Ensuite il est Palestinien et il connait bien Jérusalem et ses environs 9/7; 11/18; 18/1. Il conait les villes de Galilée 1/44; 2/1 et les térritoires de Samarie 4/5, 6, 21.
Il est un témoin occulaire des évènements qui se sont produits et qu'il raconte. Il était avec Jésus depuis le début de sa carrière. Il est identifié au disciple que Jésus aimait, un proche associé de Pierre.
C'est Jean, le fils de Zébédée (Marc 1/19-20), un pécheur de Galilée, sa mère était Salomée (soeur de Marie mère de Jésus) Matthieu 27/56; Marc 15/40; Jean 19/25.
Il devint partenaire avec Jacques son frère d'André et de Pierre.
Depuis le XIXe siècle, l'identité de l'auteur de l'Évangile selon saint Jean soulève de vives controverses. De nos jours, diverses propositions sont retenues. Selon l'exégète Peter Brown, il serait l'émanation de trois groupes, un groupe d'origine, un groupe de Samaritains et un groupe de Grecs. La groupe d'origine correspond aux disciples de Jean, le fils de Zébédée, et comprend les disciples de saint Jean Baptiste. Le groupe des Samaritains est un ensemble de chrétiens opposés au temple juif. Le groupe des Grecs est un ensemble de juifs présents dans la diaspora. La seconde hypothèse, celle de l'exégète Marie Etienne Boismard, prend en compte deux lieux de rédaction, la Palestine et Éphèse, et retient trois auteurs. Le premier serait Jean, nommé dans l'Évangile comme «!le disciple que Jésus aimait!». Le deuxième est Jean dit «!le Presbytre!», un juif et le troisième un juif chrétien d'Éphèse. Chaque hypothèse insiste sur l'unité de l'Évangile selon saint Jean et sur la longueur du travail de rédaction.
"Jean, Évangile selon saint", Encyclopédie Microsoft(R) Encarta(R) 98. (c) 1993-1997 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.
II. DATE
AD 40
Ecrit depuis l'Asie Mineure, probablement depuis Ephèse vers la fin du premier siècle.
III. BUT
Le but de l'écriture de l'évangile est apologétique ! Les autres évangiles ont été rédigés pour que ceux qui les liraient recoivent la foi.
Cet évangile est écrit pour ceux qui ont des prédilections philosophiques.
L'omission du ministère en Galilée, l'oubli des paraboles , la référence sélective aux m
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