
Sur le net
Truth Social, un réseau social lancé il y a quelques jours par Donald Trump, se targue d’être une solution de rechange « pro-liberté d’expression » à Twitter. La plateforme, déjà très populaire, a toutefois banni au moins un de ses membres.
Matt Ortega, un développeur web vivant en Californie, a été écarté du réseau social avant même d'avoir pu publier du contenu sur la plateforme. Il croit que c’est son nom d’utilisateur, @DevinNunesCow, qui lui a valu d’être expulsé de Truth Social. Ce dernier se veut un clin d'œil au compte Twitter parodique @DevinCow, qui prétendait être une vache appartenant au représentant républicain Devin Nunes.
Le compte a acquis une certaine notoriété après que le politicien a tenté de poursuivre Twitter pour diffamation, en lien avec les publications du compte. Le président de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants, Devin Nunes. La poursuite de Devin Nunes contre Twitter et plusieurs comptes anonymes, évaluée à 250 millions de dollars américains (318 millions de dollars canadiens), a été rejetée en juin 2020.
Depuis, Devin Nunes a quitté le Congrès pour devenir le président-directeur général du groupe Trump Media & Technology, la maison mère de Truth Social. Le réseau social demeure vague quant aux raisons l’ayant poussé à expulser Matt Ortega. Dans un courriel envoyé par la compagnie à ce dernier, la plateforme affirme qu’il aurait transgressé les règles de la communauté.
Stew Peters, une personnalité américaine affiliée à l’extrême droite, clame lui aussi avoir été traité injustement par la nouvelle plateforme, mais pour des raisons très différentes. Sur Telegram, une application de messagerie sécurisée, il soutient que ses publications Truth Social ont été masquées. Celles-ci appelaient au jugement et à l’exécution des membres du gouvernement américain ayant contribué à la distribution du vaccin.
Une illustration montrant l'application Truth Social avec un message d'erreur, en anglais, sur un téléphone intelligent. En arrière-plan, la fenêtre d'un navigateur Internet est ouverte sur le site de Truth Social. Le nouveau réseau social de Donald Trump a commencé son déploiement progressif, mais des milliers de personnes ont éprouvé des problèmes au moment de télécharger l'application.
Une réponse à la censure des géants technologiques
L’esthétique et le concept de Truth Social ne sont pas sans rappeler Twitter, l’ancien réseau social préféré de Donald Trump. Celui-ci s’est fait bannir de la plateforme il y a un peu plus d’un an pour incitation à la violence. Avec Truth Social, il promet une plateforme qui encourage la discussion ouverte, libre et honnête, sans discrimination d'idéologie politique, à l’abri de la censure des grandes entreprises technologiques.
L’organisation se réserve toutefois le droit de bannir ou de suspendre les membres qui partagent des informations qui, selon eux, sont fausses, inexactes ou trompeuses. Inondé par la demande, Truth Social limite le nombre d’internautes pouvant s'abonner à la plateforme. Mardi, plusieurs centaines de milliers de personnes patientaient sur les listes d'attente, selon le Washington Post.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Politique Histoire politique | 15 mai 1997 : les dernières heures de Mobutu, l’AFDL aux portes de Kinshasa
14.05.2026, 9 commentairesPolitique Opposition de Macron aux sanctions américaines contre le Rwanda : la présidence congolaise y voit un calcul diplomatique de la France
13.05.2026, 6 commentairesPolitique Changement de la Constitution : « L’Église ne doit pas devenir le soldat du 3ᵉ mandat », Lamuka s’en prend à Ejiba Yamapia
14.05.2026, 6 commentairesScience & env. Kinshasa : l’État récupère plus de 43.000 hectares à Maluku, Kingakati désormais dans le nouveau plan urbain
14.05.2026, 6 commentaires
Ils nous font confiance