
Société
Quoiqu’inquiétant, le phénomène dit « branchement » dans les Instituts supérieurs et Universités s’est réellement enraciné jusqu’à devenir presque normal dans la société. Car, il n’y a plus de honte dans le chef de certains étudiants à demander de l’argent aux parents, oncles et autres pour se ‘’brancher‘’. Pour ceux qui l’ignorent, le ‘’branchement’’, c’est le fait de donner de l’argent à un professeur, après un contrôle, un examen ou une interrogation dans le but d’avoir des points. En clair, il s’agit de la corruption, ou encore des points monnayables, financièrement transmissibles.
Ce mode de corruption, persistant année après année dans des institutions académiques, devient une condition obligatoire pour réussir dans certains cours dont les professeurs ou assistants véreux, il sied de le dire, s’évertuent à saper des efforts des étudiants qui veulent réussir sans corrompre.
Bien des étudiants paresseux trouvent leur bonheur dans cette pratique, en y souscrivant totalement alors qu’elle pose problème à une autre frange qui, elle, privilégie la culture de la méritocratie en faisant confiance à leurs aptitudes intellectuelles.
Puisque ces professeurs sont à la fois juge et partie, bien souvent, les étudiants finissent tous par souscrire à la démarche, surtout en fin d’année académique. Pour se passer du branchement, il faudrait réussir brillamment. Ce qui est rare, du moins de nos jours, tout est fait pour que personne ne triomphe. Il faut dire qu’il y a certains étudiants qui n’ont pas un sou pour payer ‘‘la note’’. "Les études ne sont pas faites pour les pauvres", rétorquent les adeptes de cette praxis. Aux filles, belles ou pas, il est fait mention des points sexuellement transmissibles. C'est-à-dire, consentir à un acte sexuel, servir d’un objet de plaisir, pour bénéficier des points. Et les plus sardoniques de ces ‘‘prof ou assistants’’, se permettent de filmer les ébats sexuels, avant de les balancer sur les réseaux sociaux. Rares sont des filles qui résistent. La jeunesse étant l’avenir de demain, les autorités compétentes tant au niveau universitaire qu’au niveau de l’exécutif provincial ou central se doivent d’agir pour mettre fin à la culture néfaste de la corruption dans les universités. Quelle génération des profs ? Méritent-ils qu’on les appelle ainsi ? N’ont-ils pas mis au monde ? Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Politique Kabila : Washington valide le diagnostic de Kinshasa (Tribune)
01.05.2026, 11 commentairesPolitique Sanctions contre Joseph Kabila : Kinshasa salue « un pas significatif contre l’impunité »
01.05.2026, 11 commentairesPolitique Sanctions américaines : Si Kagame a étudié dans les académies militaires, Tshisekedi a été formé par Étienne Tshisekedi », affirme Kabuya
02.05.2026, 8 commentairesSociété Sanctions américaines contre Joseph Kabila : l’Association africaine de défense des droits de l’homme salue un signal fort contre l’impunité
01.05.2026, 7 commentaires
Ils nous font confiance