Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_30012026
mediacongo
Retour

Provinces

FARDC-M23 : plus de 72.000 personnes déplacées, leurs champs laissés à l’abandon risquent d’être pillés (HCR)

2022-05-27
27.05.2022
Société
2022-05-27
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2022_actu/05-mai/23-29/refugies_est_rdc_22.png -

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) dit être « très préoccupé » par les besoins « urgents et importants » de plus de 72.000 personnes, qui ont été déplacées par les combats de ces derniers jours dans les territoires de Rutshuru et Nyiragongo, en province du Nord-Kivu.

Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 27 mai 2022 à Genève, Shabia Mantoo, porte-parole du HCR, a fait savoir qu’au moins 170.000 civils ont été déplacés depuis novembre 2021, à cause d’une intensification des combats dans l’Est de la RDC.

« Depuis le 19 mai, d’intenses combats secouent les territoires de Rutshuru et de Nyiragongo alors que des milices, se réclamant du mouvement armé M-23, affrontent les forces gouvernementales dans une confrontation qui se poursuit au nord de Goma, la capitale provinciale. Cette toute dernière vague de violence a poussé des dizaines de milliers de personnes à quitter leur foyer à la recherche d’une sécurité toute relative dans différentes parties de la province, dont Goma », indique l’agence onusienne.

Au cours de la semaine dernière seulement, le HCR indique que quelque 7000 personnes auraient également franchi la frontière vers l’Ouganda voisin, pays qui accueille déjà plus de 1,5 million de réfugiés.

En Ouganda, le HCR, en partenariat avec d’autres acteurs humanitaires, fournit une aide d’urgence aux 25.000 personnes qui ont traversé la frontière depuis le 28 mars, lors que les combats entre FARDC et M23 ont commencé.

L’agence onusienne fustige le fait que les personnes déplacées soient exposées à une violence « constante », vu que même leurs champs laissés à l’abandon risquent d’être pillés.

« Les champs et les commerces laissés à l’abandon risquent fort d’être pillés, ce qui met en péril leurs moyens de subsistance. Les femmes et les jeunes filles sont exposées aux violences sexuelles, notamment aux viols, ainsi qu’aux menaces physiques et aux extorsions par les parties au conflit. De nombreux enfants ont été séparés de leurs familles. Les combats surviennent au moment où les communautés précédemment déplacées par l’insécurité dans la région avaient timidement commencé à rentrer chez elles et à reconstruire leur vie. Ce cycle de violence et de déplacement forcé est une cause récurrente de danger et de désespoir », déplore Shabia Mantoo.

Pendant ce temps, à Rutshuru et à Nyiragongo, des milliers de personnes déplacées par les affrontements en cours peinent à trouver un abri et à se procurer des articles de première nécessité, ainsi qu’à trouver de la nourriture et de l’eau potable.

« Certaines comptent sur la générosité de familles congolaises, d’autres ont trouvé refuge dans des écoles, des églises et des sites aménagés par les autorités pour ceux qui ont dû fuir l’éruption du volcan Nyiragongo en mai 2021. Nombre de ces sites d’hébergement temporaire ne disposent pas des infrastructures nécessaires pour accueillir les nouveaux arrivants, les exposant ainsi au choléra, au paludisme et à d’autres maladies. De plus, l’utilisation de bâtiments scolaires prive les enfants de l’école, alors qu’ils pourraient autrement y étudier dans un environnement protégé. Alors que des mesures ont été prises en avril pour fournir une aide indispensable sous forme de couvertures, de matelas et de savon à plus de 2900 personnes vulnérables déjà déplacées dans les localités de Rutshuru et de Kiwanja, plusieurs milliers d’autres personnes doivent maintenant fuir en emportant peu ou pas d’effets personnels. Les besoins dépassent largement l’aide disponible et l’accès humanitaire à la région est gravement entravé par la violence », indique le HCR.

Signalons qu’actuellement, au moins 1,9 million de personnes sont déplacées dans le Nord-Kivu. Avec 5,6 millions de déplacés internes, la RDC est actuellement le pays le plus touché par les déplacements internes en Afrique.

Museza Cikuru (Correspondant au Sud-Kivu)
congo-press.com (MCP) / Prunelle RDC
C’est vous qui le dites :
1682 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Poster un commentaire, réagir ?

Les commentaires et réactions sont postés librement, tout en respectant les conditions d’utilisation de la plateforme mediacongo.net. Vous pouvez cliquer sur 2 émojis au maximum.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise

MediaCongo – Support Utilisateurs


right
Article suivant Prison centrale de Gungu : déclaré mort par malnutrition, un détenu reprend vie au moment de l’inhumation
left
Article précédent M23 en RDC : le Danemark insiste sur la responsabilité pour les crimes internationaux

Les plus commentés

Politique Crise à l’Est de la RDC : William Ruto appelle Kinshasa à assumer un problème congolais

05.04.2026, 17 commentaires

Politique Guerre en RDC : Kagame refuse tout recul et accuse Kinshasa

03.04.2026, 14 commentaires

Politique Crise sécuritaire dans l’Est de la RDC : Paul Kagame reconnaît implicitement la responsabilité de Joseph Kabila dans son association avec l’AFC/M23

03.04.2026, 10 commentaires

Politique Patrick Muyaya dénonce le “verbiage familial” de Paul Kagame et de ses “fils” pour brouiller la vérité

04.04.2026, 9 commentaires


Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance