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Tshisekedi, Kabila, Cenco et… cohésion nationale : isolement en marche ?

2024-08-14
14.08.2024
2024-08-14
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6 août 2024. Encore en convalescence car sorti d’une épreuve médicale, Félix Tshisekedi, à Bruxelles, fait face à Christian Lusakweno et Baudoin Amba Wetshy, deux journalistes professionnels. En réponse à la préoccupation exprimée pour la cohésion nationale, il révèle l’échange qu’il a eu avec les Évêques membres de la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo) représentant l’Eglise catholique romaine en République Démocratique du Congo. Ces derniers l’ont rencontré notamment à cet effet…

Félix Tshisekedi répond à la CENCO

Félix Tshisekedi déclare sa disponibilité à favoriser cette cohésion tout en s’interrogeant cependant sur celle des interlocuteurs. Selon ses propres termes : « Martin Fayulu n’a jamais reconnu les résultats de dernières élections. Comment est-ce qu’il acceptera ma main tendue ? Moïse Katumbi était prêt à faire la même chose. Mais grâce, évidemment, à la pression des siens, il a accepté qu’ils rentrent dans les institutions tout en restant, lui-même, borderline. Joseph Kabila, n’en parlons pas. Il a carrément boycotté les élections et prépare une insurrection parce que l’AFC, c’est lui”.

C’est si direct, si franc que toute repartie s’éteint côté intervieweurs. Par contre, côté intéressés (Fayulu, Katumbi et Kabila) elle est vive soit par eux-mêmes, soit par leurs collaborateurs.

De quoi rappeler le dernier précédent, car l’histoire du Congo depuis l’indépendance est celle des audiences que la Cenco sollicite des chefs de l’État lorsque des crises majeures surgissent. Entre 1990 et 2024, c’est devenu un modus operandi.

Joseph Kabila répond à la CENCO

26 janvier 2018. Joseph Kabila, Palais de la Nation, face aux professionnels des médias congolais et étrangers, réagit à la même préoccupation sur la : cohésion nationale. Cette fois-là, après le refus de l’opposition de participer au Dialogue de la Cité de l’Union africaine sous la facilitation d’Edem Kodjo. Il révèleTshisekedi, Kabila, Cenco et… cohésion nationale : isolement en marche ?

6 août 2024. Encore en convalescence car sorti d’une épreuve médicale, Félix Tshisekedi, à Bruxelles, fait face à Christian Lusakweno et Baudoin Amba Wetshy, deux journalistes professionnels. En réponse à la préoccupation exprimée pour la cohésion nationale, il révèle l’échange qu’il a eu avec les Évêques membres de la Cenco (Conférence épiscopale nationale du Congo) représentant l’Eglise catholique romaine en République Démocratique du Congo. Ces derniers l’ont rencontré notamment à cet effet…

Félix Tshisekedi répond à la CENCO

Félix Tshisekedi déclare sa disponibilité à favoriser cette cohésion tout en s’interrogeant cependant sur celle des interlocuteurs. Selon ses propres termes : « Martin Fayulu n’a jamais reconnu les résultats de dernières élections. Comment est-ce qu’il acceptera ma main tendue ? Moïse Katumbi était prêt à faire la même chose. Mais grâce, évidemment, à la pression des siens, il a accepté qu’ils rentrent dans les institutions tout en restant, lui-même, borderline. Joseph Kabila, n’en parlons pas. Il a carrément boycotté les élections et prépare une insurrection parce que l’AFC, c’est lui”.

C’est si direct, si franc que toute repartie s’éteint côté intervieweurs. Par contre, côté intéressés (Fayulu, Katumbi et Kabila) elle est vive soit par eux-mêmes, soit par leurs collaborateurs.

De quoi rappeler le dernier précédent, car l’histoire du Congo depuis l’indépendance est celle des audiences que la Cenco sollicite des chefs de l’État lorsque des crises majeures surgissent. Entre 1990 et 2024, c’est devenu un modus operandi.

Joseph Kabila répond à la CENCO

26 janvier 2018. Joseph Kabila, Palais de la Nation, face aux professionnels des médias congolais et étrangers, réagit à la même préoccupation sur la : cohésion nationale. Cette fois-là, après le refus de l’opposition de participer au Dialogue de la Cité de l’Union africaine sous la facilitation d’Edem Kodjo. l révèle l’échange qu’il a eu deux ans plus tôt avec la même Cenco. Voici sa réponse : “Au mois de décembre 2016, le président de la Cenco et son vice-président étaient venus me voir pour me dire : Monsieur le Président, nous pensons que l’Accord signé au niveau de la Cité de l’Union africaine, c’est un bon accord, mais il reste encore une frange de l’Opposition. Est-ce que vous ne pouvez pas accepter que nous puissions faire un travail pour (…) ramener cette partie de l’Opposition à adhérer à cet accord, et comme ça nous aurons un accord complet ? J’avais dit : merci, je pense que c’est une bonne chose, une très bonne idée d’ailleurs. Vous avez le feu vert, mais il ne faut pas oublier qu’on n’a plus beaucoup de temps”.

Pas du tout bon signe

En comparant ces deux réponses distantes de six ans et demi (janvier 2018-août 2024), on est face à deux approches contradictoires.

Autant le second (JKK) permet aux membres de la Cenco d’entreprendre la mission de bons offices auprès de l’opposition pilotée par l’Udps (d’où les négociations du Centre interdiocésain ayant débouché sur l’Accord global et inclusif à la base des élections de décembre 2018 remportée par Félix Tshisekedi), autant le premier (Fatshi) ne permet pas à la même Cenco de rééditer l’exploit de 2016 !

L’a-t-il fait exprès ? Peut-être pas.

N’empêche que le résultat est le rejet de toute possibilité de dialogue.

6 jours après cette interview, les effets collatéraux se sont manifestés dans la composition du Sénat le lundi 12 août 2024. L’unique poste réservé à l’Opposition (rapporteur adjoint) a échappé au candidat d’Ensemble de Moïse Katumbi, le sénateur Salomon Kalonda, en faveur du candidat Jean-Claude Baende pourtant de l’Union sacrée de la nation !

Ainsi, excluant toute possibilité de dialogue avec l’Opposition armée et l’Opposition politique, Félix Tshisekedi, qui déclare avec raison de ne pouvoir négocier avec le criminel Paul Kagame, croit plutôt dans le Processus de Luanda.

Or, ce processus ne croit pas dans une solution armée…

Du Conseil de sécurité de l’Onu au Conseil de paix et sécurité de l’Union africaine, de la Cirgl à la Cééac, de la Sadc à l’Eac, de Washington à Beijing, de Londres à Tokyo, de Paris à Pretoria, de Moscou à Dubaï, de New Delhi à Brasilia, le langage est unique dans le chef des décideurs impliqués dans la crise à l’Est : il faut absolument une solution politique.

Sur ces entrefaites, le Processus de Nairobi impliquant les groupes armés congolais est au point mort, laissant les 252 groupes armés écumant l’Est opérer librement.

Resterait-il dans le schéma de la guerre totale avec le Rwanda ?

Maintenant que les deux chambres peuvent siéger valablement et se prononcer légalement sur le déclenchement d’une guerre ” à la moindre escarmouche”, rien n’indique dans le chef des parlementaires Usn majoritaires à l’Assemblée nationale et au Sénat un soutien à cette voie.

Au final, Félix Tshisekedi est en train de fermer des portes à toute personne ou toute initiative avec qui ou avec quoi il est en désaccord réel ou supposé, au point d’en arriver à isoler même l’Udps et l’Usn, sinon de s’en isoler lui-même…

Omer Nsongo die Lema
Le Quotidien / MCP , via mediacongo.net
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Il y a 624 jours
Ce jour de son interview à Bruxelles, j'ai vu certains commentaires félicitant tshisekedi pour son franc parler, il faut avoir de la mauvaise foi pour gobé les bêtises de tshisekedi. Tshisekedi n'a aucune vision pour ce pays, tshisekedi au pouvoir depuis 2019, FCC me bloque, corona me bloque, le parlement me bloque, la constitution me bloque et pourtant tout ces politiciens flatteurs sont avec lui, à l'époque de kabila malgré lui et son FCC, l'opposition était à plus de 200 deputés mais avec tshisekedi aujourd'hui même pas 50 , tshisekedi est venu seulement installer le tribalisme et ses discours bidon qui rassurent seulement les milices de la 10ème rue et dans tout ça, il continue à promettre. Tshisekedi 6 ANS, 6 ANS 6 ANS ET JE DIT BIEN 6 ANS QUE TSHISEKEDI A COMMENCÉ À BLONGÉ LE PAYS DANS UN CAO TOTAL.

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Il y a 625 jours
(Suite) Voir Kabila à canossa chez Tshilombo, ça serait étrange, voir même traumatisante pour la RDC. La faim et la misère ne sont pas des motifs suffisants pour un soulèvement populaire ? Le Soudan et la Tunisie n'avaient pas besoin d'un Nanga pour le soulèvement populaire, mais seulement un ventre vide.

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Il y a 625 jours
Nous sommes devant 2 personnages différentes, pour l'état et expérience. Tenez. Kabila est allé partout jusqu'à à accepter 4 vice-présidents. Kabila avait tout pour s'imposer par la force. Mais la cohésion nationale était la priorité chez Kabila. Un extraterrestre dans l'arène politique congolaise où Tshisekedi wa Mulumba faisait le bon et le mauvais temps. Kabila a grandi en Tanzanie où l'expérience socialiste de Nyerere était terminé les politiciens avaient choisi la démocratie. Depuis lors il y'a des alternances sans quoique. En Europe, après la guerre mondiale. Une fois la démocratie choisie, jusqu'à nos jours on s'alterne, point barre. En RDC à la première alternance, le pacte Républicain saute. Première déclaration de Tshilombo à Washington. Je déboulonner la Kabilie. Depuis lors, violation sur violation des textes, l'important selon lui déboulonner la Kabilie. Sur le plan politique et militaire. Tout ce qui est de Kabila doit disparaître. L'espoir de son parti UDPS et de lui même. Conservation du pouvoir. Alors qui a rompu le pacte Républicain de la RDC ? C'est Kabila ? Voir Kabila à canossa chez Tshilombo, ça serait étrange, voir même...

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