
Afrique
Des bombardements ont été signalés à Rugumbo, au Burundi. Ces attaques attribuées à l’armée rwandaise, qui a conquis quelques localités congolaises, frontalières au pays d’Evariste Ndayishimiye, ont fait, selon le gouvernement burundais, deux blessés dont un enfant de 12 ans. De son côté, l’ONU dit craindre une extension du conflit rwando-congolais au Burundi, qui a déployé ses troupes en RDC dans le cadre d’un accord bilatéral conclu avec l’administration Tshisekedi.
Les combats continuent de s’intensifier dans la province du Sud-Kivu, en particulier autour des localités de Kamanyola, Luvungi et Katogota. Selon l’ONU, les familles déplacées ont fui sans emporter aucun bien et doivent désormais faire face à des abris surpeuplés, à des risques accrus de violence sexiste, à des épidémies de choléra et de rougeole, et à un accès limité aux soins de santé, en partie à cause d’une grève des infirmières en cours dans la région.
« Des civils ont franchi la frontière pour se réfugier au Burundi afin d’échapper aux combats. Des bombardements ont été signalés dans la ville de Rugombo, au nord-ouest du Burundi, faisant craindre une extension du conflit au territoire burundais », a déclaré lundi Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU.
Le HCR au Burundi a indiqué qu’environ 3 000 personnes vivent actuellement dans des conditions difficiles et précaires au centre de transit de Cishemere, dépassant largement sa capacité prévue.
Pour sa part, l’Office national pour la protection des réfugiés et des apatrides au Burundi a appelé à une action urgente, notamment dans les domaines de l’alimentation, de la santé, de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène.
« OCHA travaille en étroite coordination avec les autorités locales et ses partenaires afin de se préparer à une éventuelle intervention et de la soutenir », a assuré l’ONU, réitérant son appel urgent à toutes les parties au conflit afin qu’elles respectent leurs obligations en vertu du droit international humanitaire.
Vers une confrontation directe RDF-FDNB
Face à la persistance des menaces contre son intégrité territoriale, le Burundi a déclaré qu’il se réserve le droit de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la défense de sa population et de son territoire.
Le chef de la diplomatie burundaise, qui était face aux diplomates accrédités au Burundi, a affirmé lundi que son pays ne se considère pas comme partie prenante aux conflits en cours, mais plutôt comme un acteur engagé et responsable, résolument tourné vers la recherche de solutions durables au bénéfice de la stabilité régionale.
À l’instar de Kinshasa, Gitega a accusé Kigali de violer les accords de Washington. Selon Édouard Bizimana, le Rwanda continue de déployer ses soldats et de mener des attaques contre les positions des Forces de défense nationale du Burundi présentes en RDC dans le cadre d’une mission de soutien à la paix et à la sécurité.
Alors que la coalition M23-RDF exige le retrait des troupes burundaises de la RDC, Bizimana a souligné que ce retrait n’est pas envisageable tant que leur mission n’est pas accomplie. Il a insisté sur le fait que seule la République Démocratique du Congo, partenaire du Burundi dans cet engagement, peut décider d’un éventuel retrait.
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