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Politique

Sortie de Bahati : « Dans un État démocratique, les questions constitutionnelles dépassent le cadre d’une coalition politique et relèvent avant tout de la souveraineté du peuple » (Teddy Kawanga)

2026-03-06
06.03.2026
2026-03-06
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Modeste Bahati Lukwebo

La récente déclaration du sénateur Modeste Bahati Lukwebo, deuxième Vice-Président du Sénat, sur les questions constitutionnelles en République démocratique du Congo a suscité des réactions. Parmi elles, celle de Teddy Kawanga, analyste politique, cadre de l’AFDC-Haut-Katanga.

La récente déclaration du sénateur Modeste Bahati Lukwebo, deuxième Vice-Président du Sénat, sur les questions constitutionnelles en République démocratique du Congo a suscité des réactions. Parmi elles, celle de Teddy Kawanga, analyste politique, cadre de l’AFDC-Haut-Katanga, titulaire d’un Master en Gestion des Affaires Publiques et communicateur, met en lumière l’importance du débat public dans la vie démocratique du pays.

Pour Teddy Kawanga, la réaction de certains responsables, estimant que la prise de parole du sénateur devrait être validée par l’autorité morale de l’Union Sacrée, illustre une logique de discipline politique qui ne doit pas primer sur l’intérêt général. « Dans un État démocratique, les questions constitutionnelles dépassent le cadre d’une coalition politique et relèvent avant tout de la souveraineté du peuple », souligne-t-il.

Il ajoute une réflexion plus profonde sur la gouvernance : « Si, comme l’affirme l'Autorité morale et 2e VP du Sénat, le Pr. Dr Modeste Bahati Lukwebo, le problème de notre pays n’est pas celui des textes mais celui des hommes, alors la véritable question devient celle de leur rapport à ces mêmes textes. La Constitution n’est pas seulement un ensemble de dispositions juridiques ; elle est aussi une matière d’interprétation.

Mais qui en détient réellement la maîtrise dans le débat public ? Les juristes, les institutions ou l’opinion façonnée par les suspicions politiques ? Aujourd’hui, la première lecture que beaucoup font de toute révision constitutionnelle n’est pas juridique mais politique : celle d’une volonté de se maintenir au pouvoir.

Cette perception, qu’elle soit fondée ou non, révèle surtout un déficit de confiance entre gouvernants et gouvernés. Au fond, si le problème est celui des hommes, alors la crédibilité de toute réforme dépendra moins du texte lui-même que de l’intégrité et de l’intention de ceux qui la portent. »

L’analyste rappelle également une distinction essentielle entre révision et changement de Constitution : la révision consiste à modifier certaines dispositions tout en conservant l’architecture fondamentale, tandis que le changement implique l’adoption d’un nouvel ordre constitutionnel.

Teddy KAWANGA insiste sur le fait que les débats publics autour de ces questions ne doivent pas être perçus comme des tensions politiques, mais comme un processus normal de maturation démocratique, permettant au peuple de comprendre, d’évaluer et de se prononcer sur le bien-fondé de toute réforme constitutionnelle.

 

Moïse Kashala
Africa Monde / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 69 jours
Kabila aussi voulait faire la meme chose mais on connait quelles en ont ete les conseqquences Si cette constitution est reellement un frein a la bonne gouvernance et qu'il faiile la reviser ou la changer, pourquoi ne pas le faire au debut du mandat au lieu de chercher a le faire a la fin du mandat?

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Le probleme de la RDC c'est Tshilombo le grand tribaliste dictateur. Il doit etre chase vite

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