
Politique
Répondant nombreux appels à sa candidature à la présidentielle 2023, le gynécologue congolais Denis Mukwege pourrait se prêter à ce jeu, à condition que le peuple prenne conscience et s’organise.
« Si le peuple prend conscience et s’organise…, je pourrais considérer son appel », a-t-il régi.
Le pays s’apprête à organiser le 4è cycle électoral en décembre 2023. A ce jour, à partir Félix-Antoine Tshisekedi, l’actuel chef de l’Etat qui ne cache plus mystère de sa volonté de briquer un deuxième mandat, personne ne s’est déjà déclaré candidat à cette présidentielle.
Néanmoins, plusieurs voix encouragent le Prix Nobel de la paix Denis Mukwege à briguer la magistrature suprême. Mais le médecin gynécologue voit les choses à sa manière, note Actualité.cd.
« Moi, je crois que c’est le peuple qui doit décider (…). Ils ont commencé par cet appel, je les encourage à trouver leurs communautés des hommes et femmes capables de prendre des responsabilités à tous les niveaux. Parce que ce n’est pas seulement au niveau de la présidence qu’il faut changer les choses, il faut changer les choses à tous les niveaux », a indiqué le gynécologue congolais, surnommé « le réparateur des femmes ».
En juillet dernier, un « collectif d’intellectuels congolais » regroupant, notamment des professeurs d’universités, avait publiquement demandé à M. Mukwege de se présenter à l’élection présidentielle de 2023.
« Toutes ces questions-là, je ne peux pas les discuter tant que le mécanisme de la prise de pouvoir par le peuple n’est pas fait. Si le peuple prend conscience et s’organise, à ce moment-là, je peux considérer qu’ils ont compris ma réponse, qu’ils agissent dans le sens de ma réponse, c’est très clair, je pourrais considérer leur appel… », a-t-il assuré.
Révolution démocratique
Connu pour sa lutte pro-démocratie et le respect des valeurs, Denis Mukwege entend l’avènement d’une « révolution démocratique » au pays symbole d’après lui, du respect du peuple souverain qui élit ses dirigeants.
« Je vous parle d’une révolution démocratique, c’est-à-dire qu’à un moment, quand le peuple a pris sa décision, vous pouvez essayer de tricher. Lorsque le peuple sait ce qu’il veut, il exige que sa volonté soit respectée. On voit toutes les préparations qui sont faites pour tricher, mais la meilleure façon de lutter contre toutes les fraudes qui se préparent, c’est que le peuple prenne conscience et si le peuple prend conscience, vous pouvez mettre tous les mesures de fraude, mais vous n’allez pas bloquer cette volonté populaire », a expliqué par ailleurs Denis Mukwege.
Le calendrier électoral publié par la CENI prévoit l’organisation de la présidentielle, les législatives nationales, provinciales et l’élection des conseillers communaux le 20 décembre.
La CENI s’emploie à identifier et enrôler pendant trois mois près de 50 millions d’électeurs. Mais plusieurs observateurs trouvent ce délai court et redoutent un éventuel retard dans l’organisation des élections.
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