
Provinces
Ce sont des troupes ougandaises du M23 qui s’étaient emparées de la cité stratégique de Nyamilima donnant vers le poste frontalier d’Ishasha entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda. La guerre mondiale du M23 poursuit un objectif connu, occuper le territoire congolais, y exploiter le plus de ressources possibles et y demeurer le plus longtemps.
L’enjeu de la prise de Nyamilima se situe dans la stratégie des agresseurs de se constituer un espace, un “no man’s land” où se perpétuent impunément des crimes économiques et humains en faveur de deux États perturbateurs de la paix dans la région des Grands lacs. Patrick Ricky Paluku, défenseur des droits humains et coordonnateur provincial de l’association culturelle Véranda Mutshanga de Goma confirme l’avancée des terroristes plus à l’intérieur de la République démocratique du Congo. “L’ennemi progresse encore à cause de l’insuffisance de matériels nécessaires sur les lignes des fronts dans le territoire de Rutshuru”, explique-t-il. D’après cet activiste de la société civile, les combats de grande violence ont duré deux jours et fait beaucoup de morts du côté rwandais. Le mercredi 4 janvier 2023, faute de minutions, les résistants Maï-Maï ont cédé Nyamilima pour éviter le massacre des paisibles citoyens, affirme-t-il. Deux jours avant, l’ennemi était signalé à quelque 3 kilomètres de la localité de Nyamilima.
Craindre des massacres à Nyamilima

Plusieurs sources de la société civile indiquent qu’une forte panique règnerait à Nyamilima, une agglomération suffisamment peuplée. Les habitants qui n’ont pas pu s’enfuir craignent pour leur vie. Étant donné que la côte a longtemps résisté à la prise des terroristes avec le concours des patriotes résistants congolais. “Entre cohabitation avec les terroristes du M23-Rwanda et la protection des civils congolais n’ayant pas fui les combats, les antennes de la Véranda Mutsanga restent aux aguets pour suivre de très près la situation des droits humains dans la région pour se rassurer que la vie humaine y est protégée”, affirme Patrick Ricky Paluku.
Rwandais sur l’axe Goma et Ougandais sur l’axe Butembo

Le schéma d’occupation de la République démocratique du Congo par la cohorte des agresseurs rwandais et ougandais avec la bénédiction de la force régionale et de la Monusco prévoit que les Rwandais occupent les territoires de Nyiragongo et Masisi tandis que les Ougandais prendront le contrôle de Rutshuru et Lubero. Ce plan diabolique est suffisamment en exécution dans l’ambition d’imposer à Kinshasa une négociation basée sur le partage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo.
Une vieille recette qui date de l’époque de Mzee Laurent-Désiré Kabila qui s’y opposa très exemplairement. Selon des informations recueillies sur le terrain, des officiers hauts gradés rwandais et ougandais se permettent régulièrement de faire des navettes dans la région congolaise de Rutshuru et Kibumba pour y superviser les opérations militaires et installer à la fois des officiers de liaison, des scientifiques chargés de la prospection des matières premières.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Politique Les leaders de l’Est de la RDC sont-ils écartés de la gestion du pays ?
25.03.2026, 10 commentairesPolitique Julien Paluku dénonce les propos de Joseph Kabila et met en garde contre toute déstabilisation
24.03.2026, 7 commentairesPolitique Thérèse Kayikwamba plaide pour la réouverture des corridors humanitaires et de l’aéroport de Goma
26.03.2026, 7 commentairesPolitique Enjeux : Moïse Katumbi invoque l’article 64 et met en garde contre toute dérive constitutionnelle
27.03.2026, 6 commentairesOnt commenté cet article
Ils nous font confiance