
Provinces
Un appel au calme à l’endroit de la population de Goma,à la suite des manifestations contre principalement la présence des forces de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), a été entendu.Ce, à l’issue de la réunion tenue le mardi 7 février dans la soirée à la Primature.Le Premier Ministre avait présidé sur la situation sécuritaire à travers le pays,avec un accent particulier sur les incidents intervenus les 6 et 7 février au chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
A en croire le Ministre de la Communication et Médias, l’un des participants à la réunion à côté d’autres membres du Gouvernement et des responsables de différents services de sécurité, la frustration et la colère sont compréhensibles mais le recours à la violence est déplorable, comme l’attaque d’ un convoi de la MONUSCO.
Du fait cette voie malencontreuse risque de faire le jeu de l’ennemi ” dans un contexte où surement qu’il y a déjà l’infiltration”. Selon lui, ” il ne faudrait pas que des actes puissent être commis et être collés a la population” au risque d’envenimer la situation déjà difficile et fragile aussi.
L’aspect humanitaire reste une grande préoccupation du Gouvernement, comme partout où il y a eu des drames.
Mais que faire ? La population locale qui vit au jour le jour les affres de cette politique de la brûlée, a toujours bien accueilli les appels répétés au calme du Gouvernement, tout attendant d’être aussi compris. Le déploiement de la Garde républicaine dans la ville pour dissuader toute tentative susceptible de créer des situations ingérables, déjà salué.
Cette présence n’est pas étrangère au départ précipité et furtif des infiltrés étrangers vers leurs véritables sources, après les temps dans les rangs des FARDC, à cause du brassage et mixage des troupes dites rebelles que continuent à chérir les éternels semeurs des troubles avec des commanditaires bien identifiés.
En principe toutes les forces venues à la rescousse de la RDC, suivant divers accords, ne doivent pas se pavaner à Goma, donnant l’occasion aux Rwandais sous couvert du Mouvement du 23Mars (M23) d’occuper des territoires et d’y imposer leurs lignes de conduite.
La cause rdcongolaise encore en difficulté

La perception de la situation de l’Est auprès des tiers rencontre encore d’obstacles. Les parrains occidentaux continuent à condamner l’agression dont la RDC est victime du bout des lèvres. La percée diplomatique du pouvoir en place depuis 4 ans les a contraints à des condamnations publiques sans vraiment lâcher du lest.
Des alliés locaux, tous ces acteurs politiques et sociaux, prêtent la même confusion. Les infiltrés, encore dans l’ombre, en rajoutent a cette confusion. Sinon, Paul Kagame n’allait pas continuer à narguer les habitants du pays cher à P. E Lumumba, LD Kabila. Les dividendes économiques qui lui sont coupés et d’autres dans le futur risquent de provoquer l’arrêt de son hégémonie.
Qu’attendre de l’EAC ?

Les forces régionales sous le commandement kenyan venues su fond du mandat de favoriser le retrait total du M23/ Armée rwandaise, s’éloignent des fronts. Le Président kenyan donne l’impression d’avoir l’esprit ailleurs sur le dossier de la RDC ayant fait son entrée dans l’EAC. Pendant ce temps, son prédécesseur, médiateur attitré, reçoit les sociétaires du M23 qui repartent avec un autre agenda contre l’Accord de Luanda en complémentarité à celui de Nairobi.
Le Kenya ayant les intérêts financiers en RDC avec un bon contrôle dans le milieu banquier ne partage pas les mêmes ambitions avec la Tanzanie, autour du corridor de transport est -africain, cette structure multimodale composée d’axes routiers, fluviaux et aériens favorisant une connexion efficiente entre les centres des pays aux accès maritimes .Le port de Dar-es- Salam est concurrent à celui de Mombasa.
Cette réalité influence la perception de chaque pays par rapport à la crise en RDC sans oublier le comportement des parrains occidentaux attachés à Kagame qui en profite de ces affinités contre la RDC. Ce n’est pas gratuit qu’il ait fait le déplacement de Bujumbura, accusé il y a peu d’être proche de Kinshasa.
Mais Evariste Ndayishimiye a un peu surpris Fatshi en invitant d’une manière spéciale le président rwandais. Cette rencontre a laissé un goût d’inachevé avec les parties prenantes ayant chacune une compréhension différente du dossier.
Fatshi n’a pas qu’à faire attention avec les membres loin d’aborder dans le même sens. Museveni fait le double jeu. Le Sud- Soudan en difficulté d’approche, objet d’un accouchement douloureux en tant que Nation issue d’un démembrement. Ou, le Président de la RDC prend décision de quitter l’EAC ou de suspendre la participation jusqu’à nouvel ordre.
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