
Politique
La RDC ne doit pas penser que sa présence au conseil de sécurité est acquise du simple fait que lors du dernier sommet des chefs d’états de l’Union Africaine, le dévolu depuis ces derniers ait été posé sur elle.
Elle ne sera élue que « si et seulement si, elle bat campagne car l’endossement n’est pas automatique », prévient un expert au siège des Nations Unies.
L’élection du Gabon, qui y siège actuellement, « est un cas d’école pour votre pays ».
« Car si un autre pays de la sous région a fait entre-temps un lobbying, il pourrait obtenir le soutien d’autres pays, comme ce fut le cas en 2021 quand le Gabon a obtenu le siège qui avait été promis à la RDC ».
Les élections au Conseil, comme celles des autres organes principaux de l'ONU, nécessitent un vote formel.
Même si les pays candidats sont soutenus par leur groupe régional et ne rencontrent pas d'opposition, ils doivent quand même obtenir les 2/3 des voix des États membres présents et votants à la session de l'Assemblée générale, soit, Donc 129 votes positifs des 193 États membres de l'ONU.
2026 plutôt que 2024
Nous sommes candidats pour la période 2026 et 2027, avec une élection qui aura lieu en juin 2025 à New-York, précise cet expert et non pour la période précédente.
En 2024, c’est l’Algérie qui siégera au conseil de sécurité des Nations Unies, pour le compte de la région Afrique du nord.
Les 3 sièges africains
Le continent africain a 3 sièges de membres non permanents au conseil de sécurité.
Du fait de sa démographie, la région Afrique de l’Ouest y est toujours présente alors que les régions centre et nord, d’une part et sud et est, se partagent les périodes de 2 ans.
Pour le cas du partage des régions centre et nord, après le Gabon, viendra l’Algérie, puis la RDC, « si elle fait campagne auprès des états membres. La sous-région Afrique centrale est une région de surprises, la RDC doit vraiment montrer qu’elle veut le siège ».
Depuis le début de l’année, 5 nouveaux membres non permanents siègent au Conseil de sécurité pour la période 2023-2024.
Les États candidats de cette année à la 76ème Assemblee, Équateur, Japon, Malte, Mozambique et Suisse, se sont présentés et ont été élus sans opposition.
Ils y ont remplacé l'Inde, l'Irlande, le Kenya, le Mexique et la Norvège, y ont rejoint 5 autres membres non permanents, Albanie, Brésil, Gabon, Ghana et Émirats arabes unis, qui disposent d'une année de mandat supplémentaire, ainsi que les 5 membres permanents disposant du droit de veto, Royaume Uni, Chine, France, Russie et États-Unis.
Cette présence criante, aux pouvoirs énormes, de « ceux qui ont gagné la deuxième guerre mondiale » est constatée par au moins un tiers des états.
Les dirigeants du monde avaient insisté sur la nécessité urgente de réformer le Conseil de sécurité, pour une représentativité plus élargie aux soit plus du double par rapport à 2021, a fait observer le Président de l’Assemblée. Membre du G4, avec l’Allemagne, le Brésil et le Japon, qui réclament chacun un siège permanent au sein d’un Conseil élargi, l’Inde a affirmé qu’un texte unique de négociations, attribuant à tous des positions claires, est la meilleure manière d’avancer. Elle a rappelé que plus de 164 États Membres soutiennent cette position comme l’indique la lettre que Saint-Vincent-et-les Grenadines a adressée au Secrétaire général en 2017.
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Politique AFC/M23-Kinshasa : les négociations de Montreux tournent court, la crise s’enlise
27.04.2026, 6 commentairesCulture Concerts de Fally Ipupa au Stade de France : « Je ne vois aucun musicien français faire la même chose au Stade des Martyrs » (Monsenepwo)
28.04.2026, 6 commentairesPolitique UDPS : forte mobilisation au Palais du Peuple en soutien à Jacquemain Shabani
29.04.2026, 5 commentairesOnt commenté cet article
Ils nous font confiance