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Assassinat de Chérubin Okende : La thèse d’enlèvement devant ou dans l’enceinte de la Cour constitutionnelle de moins en moins plausible !

2023-07-16
16.07.2023
2023-07-16
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Chaque seconde, minute et heure apportent un nouvel élément dans l’analyse sur l’assassinat odieux de député national et ancien ministre des Transports, Chérubin Okende, retrouvé mort dans son véhicule abandonné à Kingabwa sur l’avenue Poids Lourds.

Seulement, la thèse vivement soutenue par Ensemble pour la République, le parti politique dont il était porte-parole, selon laquelle, il a été enlevé devant ou dans l’enceinte de la Cour constitutionnelle où il avait rendez-vous avec le juge Sylvain Lumu, est en train d’être battue en brèche et devient de moins en moins plausible.

Déjà, il a été démontré que le rendez-vous avec le juge Lumu était pour jeudi et non mercredi, le jour du drame, et que correspondance faisant foi, le défunt avait sollicité pour que ce rendez-vous ait lieu ce vendredi 14 juillet 2023 (lire l’article de Scooprdc.net : Assassinat de Chérubin Okende : Le juge Sylvain Lumu avait rendez-vous avec lui ce jeudi 13 et non mercredi 12 juillet (Source judiciaire)).

Un autre élément qui éloigne la piste d’enquête, c’est la configuration, mieux le dispositif sécuritaire autour de la Cour constitutionnelle. Si l’on s’en tient au récit d’Ensemble pour la République selon lequel Chérubin Okende a été enlevé par des personnes en tenues civile et militaire qui l’ont brutalisé dans l’enceinte de la Cour constitutionnelle, ça veut dire qu’il était dans le parking bondé d’autres véhicules, certainement avec leurs chauffeurs dedans ou dehors. Pareil enlèvement devait attirer l’attention des témoins qui auraient, non seulement alerté vite les policiers, plus d’une dizaine qui protègent cette haute cour, mais aussi de prendre des images avec leurs téléphones smartphones. Rien dans ce sens.

Toujours en rapport avec le dispositif sécuritaire, d’autres immeubles autour de la Cour, ont également des policiers armés qui les sécurisent. Donc, si enlèvement il y avait, ces agents de sécurité allaient vite réagir.

Même si l’on reste dans l’hypothèse selon laquelle cet enlèvement a eu lieu dans l’enceinte ou devant la Cour, tout porte à croire que les ravisseurs dans cette fourchette de 16h00 à 18h00, devaient avoir peu de chance de s’en sortir à cause des embouteillages. Non sans raison, car en face d’eux, ils n’avaient que trois issues. Primo, pendre le boulevard du 30 juin. Or, pendant ces heures-là, il est saturé. Secundo, ils pouvaient prendre l’avenue de la Gombe. Là aussi, ils allaient être bloqués dans l’embouteillage. Tertio, même s’ils empruntaient l’avenue Lubefu pour déboucher sur l’avenue Batetela, ils devaient avoir les mêmes difficultés. Et l’on ne voit pas Chérubin Okende, tout muteta qu’il était, se laisser faire comme un agneau, sans crier, sans se bagarrer pour attirer l’attention des passants.

Un tweet de la journaliste Sonia Roley qui cloue Ensemble pour la République

Publiant sur son Twitter la lettre de Chérubin Okende, à travers laquelle il sollicitait le report de son rendez-vous pour vendredi au lieu de jeudi, la journaliste de RFI écrit : « #RDC #Elections : @Ensemble_MK avait dénoncé le “lâche enlèvement” de @OkendeC hier à 15h sur le “parking de la cour constitutionnelle”. Selon une source à la cour, un courrier signé par l’ex-ministre a bien été réceptionné à 16h02. “Aucun incident n’a été enregistré à la cour” »

Questions : comment se fait-il que l’alerte soit faite à 15h00’ et que le courrier de Chérubin Okende soit déposé à 16h02’, soit une heure après ? Par quel mécanisme une personne déjà enlevée pouvait-elle encore aller déposer sa lettre à la Cour ?

Une analyse simple démontre que Chérubin Okende a été piégé. Il se serait rendu à un rendez-vous autre que celui de la Cour constitutionnelle où il est tombé dans les mains de ses ravisseurs-bourreaux qui l’ont finalement achevé. Ensemble son parti qui a mal communiqué, doit en savoir quelque chose. Ce n’est pas une accusation, mais plutôt une piste à ne pas négliger, à explorer.

Appel à une froide et professionnelle enquête

Sur son Twitter, le député national mais aussi professeur d’université et spécialiste en droit, Sam Bokolombe, écrit : « Chérubin Okende est mort assassiné. C’est la seule certitude factuelle qu’il sied de tenir. Tout le reste est sujet à froide et professionnelle enquête. En effet, à tous les égards, un crime c’est toujours un puzzle à démêler, un mystère à dévoiler, des théories à construire et à déconstruire. La superficialité, les raccourcis, les conclusions hâtives, les conjectures et la paresse intellectuelle sont un handicap pour la recherche de la vérité. Il est nécessaire de questionner les faits, rien que les faits, au-delà des conjectures, des préjugés et surtout de l’émotion qui, en l’espèce, est grande, vive et réelle ».

Pour sa part, le député national Claudel-André Lubaya préconise qu’au-delà de l’émotion, il faut éteindre les tensions.

« A qui profite ce crime odieux ? Quelles sont les motivations des bourreaux ? C’est aux enquêteurs et aux enquêteurs seuls qu’incombe la charge de la réponse à toutes ces questions car un homme a péri dans des circonstances qui restent à élucider. Au-delà de l’émotion suscitée par cette tragédie, la Nation doit se rassembler et se lever pour faire barrage aux discours incendiaires et anti républicains qui sapent les fondements de notre cohésion sociale au nom de l’instinct de conservation ou de conquête du pouvoir. Dans ces heures de péril, où l’insécurité se répand dans les quartiers et atteint les milieux les plus protégés, j’en appelle à la responsabilité », écrit Claudel-André Lubaya sur sa page Facebook.

Et d’enchérir : « Nous ne pouvons pas nous résoudre à abandonner le pays, par notre indifférence et nos ambitions personnelles, à la merci des hordes qui prennent le prétexte de la pré campagne, pour jeter le chaos. La gravité de la situation doit inspirer, à tous les responsables à tous les niveaux, une attitude de dignité, et de la mesure à ceux qui portent la lourde tâche d’exercer les fonctions de l’État. Au-delà des luttes politiques et des divergences d’approche, le sens de l’unité nationale et de la mesure doit guider notre comportement ».

Lubaya finit par interpeller le président de la République : « Dans cette pagaille sur fond d’intolérance politique qui s’empare du pays et où personne n’est à l’abri, je fais appel au Président de la République, le seul d’entre nous à qui incombe de par son serment constitutionnel la responsabilité de garantir la cohésion nationale (article 74 de la Constitution), pour qu’il saisisse la portée de sa charge en ces temps troublés et prenne ses responsabilités pour desserrer l’étau du désaccord, éteindre les tensions, rassembler la Nation, dissiper les malentendus et apaiser les doutes. Le contraire serait, sauf meilleur avis de sa part, non-assistance à Nation en danger ».


scooprdc / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 958 jours
Pour tricher il faut être malin, si tshilombo persiste dans cette logique stupide de vouloir protéger les assassins alors lui-même se tire une balle dans la tête, toute la pression de la communauté internationale et nationale le considérera comme le seul commanditaire de la Mort d'Okende

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Il y a 959 jours
seul JKK connait bien jusqu'où le croco de Kashobwe peu aller. comprenait mon regard

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Il y a 960 jours
Même sans microscope l'assassinat de cherubin est visible, et le probleme doit couter cher aux kashobwens risque de compliquer la candidature de katumbi. Fayulu et sesanga doivent faire atention avec les gens de ce coin là, katumbi peut éliminer tout les opposants a fin qu'il soit seul.

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Il y a 960 jours
Félix a perdu le contrôle de toutes ces personnes auxquelles il a donné trop de pouvoir . Je ne peux pas croire qu'il ait donné l'ordre de tuer Cherubin . Mais il est certain qu'il y a un acharnement depuis quelques moi sur les proches de Katumbi avec son accord tacite ,puisqu'il ne l'a jamais condamné . Il ne contrôle plus rien. La Demiap, sa milice,les nzoyis,dont l'un des membres s'est même réjoui sur une vidéo de la mort de Chérubin . Le pouvoir ne sait pas comment répondre à ce décès dont il ne peut qu'être suspecter d'en être l'auteur.

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Il y a 960 jours
@salima s'il y a un GPS comme tu le dis, qu'on fasse des enquêtes sérieuses et pour savoir où la jeep était. Évitons de dire que ce sont les Katangais qui l'ont tué. Un peu de maturité quand même. Demandons des enquêtes sérieuses et tout le monde sera fixé. Faudrait pas aller à des conclusions de façon hâtive.

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Il y a 961 jours
ERRATA: Commenditaires et non commentaires

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Il y a 961 jours
Beaucoup d'amateurisme dans cet article. On se rappelle de Chebeya ou pas ? Où avait-il été enlevé ? En plus, on parle du tweet de Sonia Roley, est-ce qu'elle parle de l'heure de Kinshasa ? GMT+1 ? Et si les juges de la cour constitutionnelle sont eux-mêmes les commentaires ? Voilà pourquoi il faut des enquêtes sérieuses et qu'on n'essaie pas de brouiller les pistes.

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Il y a 961 jours
Mes chers compatriotes, ce régime ne peut pas se discréditer jusqu'à ce niveau. Calmons-nous. La vérité triomphera.

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Il y a 961 jours
Les Katumbistes ont vite accusé le pouvoir sans aucune preuve, sans même attendre la conclusion des enquêteurs. Mais voila que les faits commencent à les contredire, plus personne ne parle. Ils en savent quelque chose. Selon les infos, la jeep de Chérubin Okende Senga a une carte mémoire qui joue le rôle de boîte noire. Les enquêteurs l'ont déjà prise et l'exploitent afin de connaître ce qui s'est passé dans ses dernières 48 heures de vie (le parcours du véhicule, les conversations des personnes à bord, etc). Bientôt la vérité va éclater; et les Katumbistes seront noyé.

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Il y a 961 jours
Le régime se défend en avance,c'est comme si ils connaissent déjà les conclusions de l'enquête .L'enquête est en phase d'instruction ,nul ne peut savoir où ils en sont dans l'enquête . Même quand on dit il a été tu é par balle ,seule une autopsie pourrait le déterminer ,il peut avoir été tué avant et après on lui a tiré dessus pour orienter la nature du crime L'acharnement du pouvoir envers les prôches de Katumbi n'est plus à démontrer, néanmoins il n'est pas forcément coupable pour autant La première fois que Félix Président avait mis en cause le fonctionnement de la justice ,Kamhere a été libéré. Cette fois-ci ,un déjà est libéré,Frank Diongo .Tout ça n'est pas clohérent.

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Il y a 961 jours
Dans le climat sécuritaire actuel, 6 personnes qui embarquent de force une personne, à 16h00 , dans un périmètre très fréquenté et les kinois qui ont pris l’habitude de filmer n’importe quel fait anodin , là rien même pas une photo. On peut se poser des questions mais avec notre cerveau pas avec nos sentiments .

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Article suivant Etat de siège au Nord-Kivu: des voix s’élèvent pour dénoncer son inefficacité et réclamer un retour à la gouvernance civile
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