
Société
Dans un article paru, lundi 17 juillet 2023 dans les colonnes, du tri-hebdomadaire AfricaNews, une salve de questions a été posée à la Cour constitutionnelle. Il s’agit, selon le journal, d’obtenir un éclairage sur la manière dont les enquêtes sur l’assassinat de Chérubin Okende sont menées dès le départ pour ne pas fausser la suite. Mais déjà, le tri-hebdo constate que “la justice semble éviter les pistes les plus sérieuses”.
Le journal souhaite que les enquêteurs ne soient pas amenés vers de fausses pistes ou ne se précipitent à des conclusions hâtives sans se rassurer d’avoir tous les détails possibles. Dans ce procès, la Cour constitutionnelle à qui est destinée ces 30 questions, est appelée, par l’opinion, à laver impérativement l’image négative que se fait le chef de l’État de la justice congolaise.
Voici les trente questions d’AfricaNews à la Cour constitutionnelle :

1) Si, à l’évidence, des ministres du gouvernement Sama Lukonde 1 étaient entrés en conflit avec l’article 99 de la Constitution, pourquoi la Cour constitutionnelle a-t-elle attendu près de 7 mois pour s’intéresser au patrimoine de l’ancien ministre des Transports Chérubin Okende plutôt que de le faire fin janvier 2023 ?
2) La Cour constitutionnelle a-t-elle publié la liste des autres membres du gouvernement Sama Lukonde 1, démissionnaires volontaires en décembre 2022, pour rejoindre Moise Katumbi dans l’opposition, comme Chérubin Okende, Christian Mwando et Véronique Kilumba ou qui ont été purement et simplement remaniés en mars 2023 comme Daniel Aselo, Modero Nsimba, Serge Nkonde, etc., et qui auraient aussi été invités aux mêmes dates à communiquer leurs patrimoines respectifs, assortis des copies des lettres d’invitation et des accusés de réception des intéressés ?
3) En marge de ces invitations éventuelles, si elles existent, des anciens membres du gouvernement Sama Lukonde, autres que le seul Chérubin Okende, quel dispositif d’accueil de ces personnalités la Cour constitutionnelle a-t-elle mis en place ?
4) Quel était l’ordre d’arrivée de ces anciens membres du gouvernement Sama Lukonde invités à la Cour constitutionnelle ?
5) La Cour constitutionnelle peut-elle dire aux enquêteurs, et en même temps à la Nation et au monde, quel autre ancien ministre du gouvernement Sama Lukonde, à part Chérubin Okende, était attendu à la Haute cour dans la semaine du 10 au 16 juillet 2023 ?
6) C’est connu du monde entier aujourd’hui que Chérubin Okende a été enlevé par des supposés criminels dans l’enceinte de la Cour constitutionnelle, en pleine journée, et aux heures de travail. La Cour constitutionnelle a-t-elle déjà ouvert une enquête interne sur ce qui s’est passé de dramatique dans ses propres installations ?
7) Que renseigne le rapport circonstancié des services de la Cour constitutionnelle sur l’enlèvement de cet opposant politique de premier plan, dans les installations de la Cour ?
8) Les éléments de la police nationale commis à la sécurité des installations de la Cour constitutionnelle ont-ils déjà été entendus ?
9) Qu’ont-ils fait au moment où des criminels présumés enlevait Chérubin Okende dans les installations de la Cour constitutionnelle qu’ils sont sensés sécuriser, au vu et au su du public présent sur les lieux des faits ?
10) Le juge Sylvain Lumu de la Cour constitutionnelle, qui a lancé l’invitation à l’origine des circonstances du crime, a-t-il été entendu pour donner sa version des faits ?
11) L’enquête a-t-elle déjà déterminé avec qui Chérubin Okende était en contact à la Cour constitutionnelle ?
12) Quelle est l’identité de l’agent de la Cour constitutionnelle qui a fait parvenir l’invitation à Chérubin Okende, c’était où, et comment ?
13) Cet agent avait été envoyé par qui dans cette tâche ? Qui lui avait payé le transport ?
14) Le député national Chérubin Okende a été enlevé vraisemblablement, selon les médias, le mercredi 12 juillet 2023, dans les installations de la Cour constitutionnelle, en pleine journée, aux heures de service, et sous la clameur publique, devant un public médusé et révolté. L’enquête en cours a-t-elle déjà entendu quelques témoins qui ont assisté et vécu cet événement malheureux de l’enlèvement de cette personnalité, opposant politique ?
15) L’opinion peut-elle savoir, dans les détails, ce qu’ont rapporté les différents témoins de cet enlèvement de mercredi qui a fini par un assassinat odieux le jeudi matin ?
16) La Cour constitutionnelle elle-même a-t-elle recueilli le même jour, à chaud, et sur place, les récits des témoins de ce présumé enlèvement criminel intervenu dans ses propres installations ?
17) Qui détient ces témoignages et qu’en a fait l’enquête en cours, notamment sur la description des criminels venus opérer en pleine journée devant la plus haute juridiction de la République, et leur itinéraire après le forfait, partant de la Cour constitutionnelle ?
18) Selon ces témoignages probables, les présumés criminels ont opéré à pieds, ou étaient-ils véhiculés ?
19) Ces présumés criminels étaient armés ou non ?
20) Selon les témoins, quelle a été la réaction des éléments de la police commis à la sécurité des installations de la Cour constitutionnelle face à cet enlèvement ?
21) La Cour constitutionnelle a-t-elle déjà transmis aux enquêteurs l’ensemble de ce dossier criminel, censé être en sa possession, oui ou non?
22) Si oui, pourquoi personne n’en parle à l’opinion choquée ?
23) Si pas encore, qu’attend la Cour Constitutionnelle pour le faire ?
24) Le juge Sylvain Lumu de la Cour constitutionnelle, auteur de l’invitation adressée au pauvre Chérubin Okende, vient du quota réservé au président de la République. Le jour de son assassinat, Chérubin Okende était député national. Peut-on dire à l’opinion nationale si le Bureau de l’Assemblée nationale a déjà écrit à la Cour constitutionnelle pour obtenir les éléments concordants relatifs à l’invitation et à l’enlèvement présumé, dans les installations de la Cour, de l’honorable député national Chérubin Okende ?
25) Si l’Assemblée nationale a déjà écrit, quelle suite a-t-elle reçue ? Et, pourquoi personne n’en parle ?
26) Si la Cour constitutionnelle a déjà répondu, par écrit, dossier en annexe, qu’à fait l’Assemblée nationale, de ce dossier venu de la Cour constitutionnelle et retraçant tous les éléments nécessaires à la manifestation de la vérité ?
27) Les supposés criminels qui ont enlevé, puis assassiné l’opposant politique Chérubin Okende, un père de famille, ont choisi d’agir en plein jour, dans les installations ou devant une institution de l’État. Comment ces criminels sont-ils arrivés à la Cour constitutionnelle ?
28) Ils ont procédé comment et sont repartis dans quelle direction avec leur victime ?
29) Ces présumés criminels étaient habillés précisément comment, et avaient quel profil ?
30) Le 12 juillet, peu après 20 heures, les médias et Ensemble pour la République ont alerté sur l’enlèvement du député national Chérubin Okende vers 15 h dans le parking de la Cour constitutionnelle. La Haute cour n’a-t-elle pas été saisie de ces alertes ? A-t-elle, à son tour, alerté le ministère de l’Intérieur, la Police et les services de sécurité pour dispositions éventuelles ? Sinon, pourquoi ?
Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.
Les plus commentés
Politique Enjeux : Moïse Katumbi invoque l’article 64 et met en garde contre toute dérive constitutionnelle
27.03.2026, 10 commentairesPolitique Félix Tshisekedi aux chefs coutumiers du Kwilu: "Les américains vont nous aider à construire une Armée pour protéger notre pays et viendront avec leur argent pour investir"
30.03.2026, 8 commentairesPolitique Crise en RDC : « si on ne passe pas par le Pacte social, le pays ne s’en sortira pas » (CENCO)
27.03.2026, 6 commentairesPolitique « Soudanisation » : Lisanga dénonce le désir de Kabila contre la RDC
28.03.2026, 4 commentairesOnt commenté cet article
Ils nous font confiance
Chérubin Okende, le cadre Ensemble assassiné et dont le corps a été retrouvé dans sa jeep sur l’avenue des Poids Louds