
Economie
La BCC, forte d’importantes réserves en devise, est en train d’intervenir sur le marché.
*Désormais, le paiement de l’impôt se fera en franc.
Le Président de la République a présidé hier lundi 17 juillet une réunion de crise mettant autour de la table des responsables du secteur économico-financier. À l’issue de ladite réunion, des mesures urgentes ont été prises pour arrêter la surchauffe observée sur le marché de change et progressivement revenir à la situation antérieure. Il s’agit, entre autres, des interventions de la Banque centrale du Congo (BCC) sur ledit marché, le paiement de l’impôt en franc congolais, éviter, sinon limiter au strict minimum, les paiements en cash aux guichets de la BCC. Le ministre des Finances a communiqué ces différentes mesures au cours du briefing presse qu’il a co-animé hier lundi 17 juillet avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.
Selon le ministre des Finances, cette surchauffe survient à un moment où le pays connait une situation de réserves de change inédites, 4, voire 5 milliards de dollars. « C’est une situation contradictoire » d’après Nicolas Kazadi.
Ce dernier explique qu’en même temps que les réserves de change se sont accrues, grâce au résultat de l’économie, en même temps, on a eu une forte raréfaction de devises sur le marché due à la hausse de la demande et aussi à l’accroissement du franc congolais.
Il fallait donc, du point de vue du gouvernement, trouver très rapidement, dans le cadre de la stabilisation, des mesures pour réguler cette situation. La bonne nouvelle, indique le ministre Kazadi, « les finances de notre pays ne sont pas en situation de dérapage. Nos finances publiques sont couvertes par les recettes publiques. Au-delà des recettes propres, il y a les bons du Trésor couplés aux appuis budgétaires, lesquels, cette année, sont importants, donc toutes les dépenses effectuées par le Trésor ont une couverture saine, pas de recours à la planche à billets ».
Cependant, on constate sur le marché interbancaire, une grande rareté de devises alors que les recettes d’exploitation ont plutôt augmenté. Selon le ministre des Finances, l’année dernière, le pays a produit 2,5 millions de tonnes de cuivre contre 1,800 million l’année précédente, tout cela, indique Nicolas Kazadi, devrait se traduire par une augmentation sensible de taux bancaire. Malheureusement on constate que les dépôts bancaires en devises ne sont pas au même niveau qu’indique l’accroissement des recettes d’exploitation.
C’est ainsi que le gouvernement dit travailler avec la Banque centrale pour creuser et comprendre ce qui se passe.
Selon le ministre des Finances, lorsqu’on fait des paiements en Francs congolais, en dépit de l’équilibre, on signale la dépréciation de taux de change, les gens déplacent leur portefeuille de francs congolais en devise, et cela a pour conséquence d’exercer une pression sur le taux de change.
Paiement de l’impôt en Franc congolais
La Banque centrale du Congo qui, aujourd’hui, dispose de réserves importantes, a commencé à intervenir sur le marché de change. Et selon le ministre des Finances, depuis la fin du week-end, il y a un début de retournement de situation. Ces interventions, assure Nicolas Kazadi, vont se poursuivre dans les jours qui viennent pour d’abord stopper l’hémorragie financière, ensuite revenir vers la situation d’avant cette surchauffe.
La deuxième mesure, c’est le paiement de l’impôt en franc congolais. Pour accroître l’utilité du franc congolais, comparé au dollar américain, le Trésor va privilégier le paiement de l’impôt en monnaie nationale. Ce faisant, affirme le ministre des Finances, on accroît la demande du franc congolais et par ricochet on met sur le marché la devise.
Au-delà de ces mesures, le gouvernement va travailler davantage avec la Banque centrale pour surveiller la qualité des dépenses. D’abord en renforçant le suivi du plan de trésorerie, notamment le contrôle sur l’offre et la demande de devises et l’offre et la demande du franc congolais. « Dans cette trésorerie, nous allons veiller de sorte que les dépenses en cash soient évitées ou limitées au stricts minimum. Nous allons être beaucoup plus strict, nous allons proscrire tous les paiements qui se font au guichet de la Banque ».
Faire confiance au franc congolais
Nicolas Kazadi rappelle l’obligation légale à laquelle la Banque centrale est soumise, la limitation de 10 mille dollars ou l’équivalent pour le retrait en espèce. Nous allons renforcer l’application de cette disposition pour réduire les sorties d’espèces et éviter que celles-ci ne se retrouvent sur le marché de change.
Toutes ces mesures sont de nature à réduire la demande de devise et à accentuer celle du franc congolais.
Par-dessus tout, le ministre des Finances invite les Congolais à faire confiance au franc. « Nous devons avoir le courage d’épargner en franc congolais, parce qu’il est mieux rémunéré. Il faut donc changer la mentalité, voire la culture par rapport à l’utilisation du franc congolais. À long terme, nous devons produire au Congo des produits congolais et le faire en franc congolais », conclut l’argentier national.
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